Mgr Dubost ne nous aide pas à voter

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Dans son billet du lundi, Mgr Dubost, évêque d’Evry, aborde le sujet des prochaines élections cantonales qui auront lieu les 20 et 27 mars. Il écrit :

Des élections se profilent à l’horizon.  Elles sont cantonales.  Traditionnellement, les chrétiens votent  et ils ont raison.  Les prêtres (et les évêques) ne donnent pas de consigne de vote  et c’est bien.  Les sondages montrent le déclin de la confiance dans les élus :  dans notre société de défiance,  chacun semble trouver que l’autre fait mal son travail.  Cela peut être vrai, mais c’est globalement faux.  En Essonne, ils sont nombreux, les maires et les conseillers généraux qui travaillent beaucoup et avec beaucoup de générosité.  J’en suis le témoin.  Le vote est une manière de dire aussi que nous savons apprécier.

A vrai dire, les chrétiens ne sont pas des citoyens faciles.  Ils croient que le but de la politique est de permettre le vivre-ensemble  et leur modèle du vivre-ensemble est le Paradis. L’au-delà.  En fonction de ce modèle, ils demandent toujours plus de justice et de fraternité.  Pour autant, ils savent que ce modèle ne peut se réaliser sur terre. Ils osent même regarder les limites humaines en face.  Sans s’en offusquer. Elles leur rappellent seulement la nécessité de s’engager et de prier pour ceux qui s’engagent.

Voilà un billet étonnamment pauvre que l’on peut résumer ainsi : voter c’est bien, critiquer les élus, c’est pas bien.

Bon, et après ? Quoi d’autre ? Faut-il voter pour voter ? Et selon quels critères ? Les chrétiens savent bien que les élus ne vont pas instaurer le paradis terrestre. Mais ils attendent de leurs élus qu’ils défendent ce que Benoît XVI a appelé les principes non-négociables :

  • le respect de la vie
  • la défense de la famille
  • la liberté des parents dans l’éducation de leurs enfants

Les conseillers généraux ont un rôle à jouer sur ces différents plans, pour aider les familles. Que font-ils ? Comment ont-ils utilisé l’argent des contribuables ? Ont-ils financé l’avortement et la contraception ? Ont-ils aidé les familles dans l’éducation de leurs enfants ? etc.

Voilà des critères de vote que nos évêques pourraient rappeler, sans tomber dans la consigne de vote.