Mgr Bagnard brise le religieusement correct sur l'islam

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Mgr Bagnard, évêque de Belley-Ars, écrit :

il est de première urgence que le dialogue entre croyants soit mené avec toutes les exigences qu’appelle la vérité ! De fait, il y a des points qui troublent profondément la conscience des chrétiens… et même de ceux qui ne le sont pas !

Ainsi, par exemple, dernièrement, Mgr Bishoy, secrétaire du Saint Synode de l’Eglise copte, en Egypte, a émis l’hypothèse que certains versets anti-chrétiens du Coran auraient pu être ajoutés après la mort de Mahomet, par l’un de ses successeurs. La raison d’une telle hypothèse est facile à comprendre : l’existence des chrétiens est affrontée quotidiennement à toute sorte de difficultés qui vont des vexations liées à l’état de dhimmitude jusqu’à la menace de leur propre vie. Or, bien des croyants de l’islam s’appuient sur la lecture du Coran pour justifier leur comportement vis à vis des chrétiens. On s’interroge : le texte fondateur de l’Islam peut-il être la source qui inspire de tels gestes ? Pour l’Islam, l’hypothèse de l’évêque est un véritable blasphème, car tout le Coran est parole incréée de Dieu.

La suggestion de l’évêque a suscité une polémique si vive que le Gouvernement s’en est mêlé, par la voix du vice-ministre des biens religieux qui a déclaré dans un communiqué : «La foi des musulmans constitue une ligne rouge qui, en aucun cas, ne peut être discutée par un non musulman.» On voit sur ce fait d’actualité combien, dans l’Islam, «la nation» et «la religion» forment un tout indissociable et comment «le dialogue» peut être brutalement et unilatéralement interrompu sans explication !

Le sort réservé aux musulmans convertis au christianisme renforce ce malaise. Le cas tout récent de Joseph Fadelle – rapporté dans son livre : “Le prix à payer” – est exemplaire. Impossible pour lui et sa femme de demeurer dans leur pays, l’Irak, après leur conversion. Et ce n’est pas seulement le converti qui craint pour sa vie, mais aussi le «baptiseur» qui craint pour la sienne. En effet, personne, en Irak, n’a voulu prendre la responsabilité de les baptiser. Pourquoi ? Parce que la peur s’est installée ; elle oriente tout le comportement. Comme un vêtement, elle enveloppe toute la vie en société, ne laissant aucune liberté ! (…)

Où trouver le véritable Islam ? A cette interrogation, qui pourra répondre, car la question de l’autorité de celui qui peut donner une authentique lecture du Coran n’obtient pas de réponse claire ? Alors, à quel magistère se confier ?

Nous devons donc continuer de rappeler les points névralgiques : nécessité de ne pas se servir du nom de Dieu pour se livrer à la violence, reconnaissance de la parité entre hommes et femmes, égalités des droits pour les non musulmans vivant en terre d’Islam, liberté religieuse, droit de changer de religion…