Le monde catholique n’est pas dupe du discours de Macron

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Samuel Pruvot, journaliste à Famille chrétienne, a recueilli quelques réactions suite au discours du président aux Bernardins.

Un évêque anonyme :

« Je ne suis plus impressionné par ce genre de discours. Si tout était si simple, il ne faudrait pas une heure pour le dire. »

Mgr Pierre-Marie Carré, vice-président de la conférence épiscopale et archevêque de Montpellier, juste avant le discours présidentiel :

« C’était une occasion de dialoguer devant témoins et pas uniquement dans l’intimité d’une réunion à huis-clos.  Je ne sais pas ce qu’il en sortira mais c’est une manière de prendre date. Nous allons le prendre au mot ! »

Le père Stalla-Bourdillon, aumônier des parlementaires via le Service pastoral d’études politiques (SPEP) :

« On a tendu au Président une perche… et il nous en a tendu beaucoup d’autres ! Il a mis la barre assez haut, à nous d’être à son niveau. Il a appelé les catholiques à réveiller la conscience du politique. Ce n’est pas, je crois, un discours politicien. Il en va de notre rôle dans l’édification de notre corps social. Bref, ce discours est inspirant. » « Une question essentielle, c’est la capacité du Président à faire évoluer le cadre législatif tout en respectant les convictions des uns et des autres. Il a raison de rappeler que nos convictions ne peuvent s’imposer à l’ordre politique. Le discours de l’Eglise ne peut être injonctif. Cela dit, le discours du Président légitime aussi notre capacité à ne pas être toujours d’accord avec lui. Lors du quinquennat précédent, c’était autre chose… Le politique faisait et on était prié de suivre… Désormais, nous avons le droit de ne pas être d’accord et on nous demande de le dire avec des arguments en raison. Autrement dit, Emmanuel Macron assume que certaines choses puissent évoluer sur le plan législatif et que les catholiques en soient insatisfaits. Dans les relations entre l’Eglise et l’Etat, il y a un inconfort pour les deux parties. Le jour où nous serons tous confortablement installés, il y aura un problème ! »

Joseph Thouvenel vice-président de la CFTC :

« Son discours est intéressant. Mais ce qui m’irrite, c’est de voir la non-conformité entre les paroles et les actes ! Emmanuel Macron vient de faire la critique du matérialisme mais comment cela se traduit-il dans ses valeurs ? Ne fait-il pas passer le matérialisme avant la transcendance quand il fait ouvrir les grandes surfaces le dimanche ? On ne peut pas faire l’éloge des bénévoles et interdire en même temps la capacité du bénévolat !? C’est la même chose avec la bioéthique. Il a parlé de la dignité de la personne humaine mais il entend porter une législation sur le droit de donner la mort avec l’euthanasie. »

Philippe de Roux, du mouvement Refondation :

« Emmanuel Macron a été gentil avec les catholiques. Mais il ne suffit pas d’être gentil, il faut être vrai. Sur certains sujets je demeure forcément insatisfait. Il ne suffit pas de citer Mounier pour défendre la notion de personne. En politique, il y a toujours l’épreuve des faits. C’est vrai que le réel est complexe mais la question centrale reste celle de la vérité. Une injection létale de chlorure de potassium qui provoque un arrêt cardiaque, c’est une vérité concrète… Macron doit choisir : il ne peut être en permanence sur le mode du ‘en même temps’. A la fois personnaliste et individualiste. Il y a chez lui une jonction entre son libéralisme économique et son libéralisme culturel que nous devons interroger. »

Quant à l’abbé Grosjean, comme à son habitude, il appelle à la bienveillance, alors que nous sommes en plein rapport de force sur les questions cruciales de l’euthanasie et de la bioéthique :

Le discours est-il exempt de toute critique? Bien sûr que non! Plusieurs affirmations nécessiteraient d’être précisées ou discutées. Il y aurait même des objections à faire. La principale à mes yeux concerne l’affirmation selon laquelle – sur les questions éthiques – la parole de l’Église devrait être «questionnante» et non «injonctive». Bien sûr, nos prises de parole ne doivent pas empêcher le dialogue et les questions. Mais c’est aussi la mission de l’Église et des catholiques de rappeler qu’il y a des «lignes rouges» en éthique, des repères éthiques fondamentaux qui ne se questionnent pas, qui ne se négocient pas, sous peine de fragiliser ces «digues d’humanité». Quand le président du Conseil Consultatif National d’Éthique explique «qu’il ne sait pas ce qu’est le bien ou le mal» ou que «tout est relatif», c’est notre devoir d’affirmer et de défendre clairement ces repères qui protègent les plus fragiles ou les plus petits. On pourrait d’ailleurs faire remarquer à Emmanuel Macron que la France fait de même quand elle défend les droits de l’homme dans le monde. Il y a des droits qui ne se questionnent pas! La parole de la France n’est alors pas «questionnante» mais bien «injonctive». C’est sa force et son devoir. Ce sera aussi celui de l’Église.

Tout cela suffit-il à lever le doute et le soupçon? Ce discours est-il une habileté politique de plus, une stratégie d’un Président qui serait très fort pour dire à chacun ce qu’il a envie d’entendre? Ou est-ce un discours fondateur qui marque une nouvelle étape dans les relations entre l’Église et l’État, dans la reconnaissance et la prise en compte de la réflexion des catholiques et de leur engagement nécessaire comme citoyens? Cela dépend de lui et de nous. Il faut maintenant que les actes suivent: ce discours nous engage, lui et nous.

À nous, catholiques, d’être au rendez-vous de l’engagement, de façon «libre» et «intempestive» comme nous y sommes invités. À nous de ne pas rester sur le banc des remplaçants, comme le dit le Pape François, pour ne pas laisser la partie se jouer sans nous! Il se peut que nous ayons des doutes sur l’état du terrain ou le respect des règles du jeu, mais le pire serait de rester hors de ce terrain qui nous est pourtant confié. Il nous faut y être, sans complexe, humblement mais solidement, chacun selon sa vocation, ses talents, son discernement sur les moyens à prendre et la place à tenir dans le jeu.

Au Président, à son gouvernement et à sa majorité de prouver que tout cela n’était pas qu’une façon de nous faire habilement accepter de nouvelles transgressions éthiques dans quelques mois… L’attente qui peut naître d’un tel discours est forte. La déception qui pourrait en résulter serait immense et sans doute bien difficile à réparer. Les catholiques sont bienveillants et ils veulent construire, mais ils savent aussi se souvenir. En tout cas, ils partagent la certitude avec le Président que l’Église doit rester «un de ces points fixes dont notre humanité a besoin au creux de ce monde devenu oscillant, un de ces repères qui ne cèdent pas à l’humeur des temps.» Et pour cela, on pourra compter sur eux.

28 comments

  1. dudesert

    Macron est un séducteur qui a l’arrogance de son maître satan. Il est sûr de lui car son maître lui a promis la gloire et qu ‘il l’a effectivement. Même les catholiques se laissent envoûter par ses discours ( invalides , Bernardin, éducation nationale , etc ).

  2. dudesert

    Et non , monsieur l’abbé grosjean, , un catholique n’est pas bienveillant avec le diable .vous ne tiendriez pas le même discours à une jeune fille séduite par un beau parleur que vous savez faux et qui voudrait l’epouser .

  3. bla bla bla bla …

    république, laïcité,franc-maçonnerie = pléonasme -puissance 3-

    l’Eglise a mis 5 siècles pour reconnaître la sainteté de Jeanne d’Arc et simultanément “l’erreur” de l’évêque de Rouen Cauchon qui l’a condammée.
    l’Eglise ne devra pas attendre 5 siècles pour se défaire de ses “Ralliements” à la république qui l’ont conduit dans l’impasse de l’apostasie, sinon la parousie surviendra et ce jour-là ” combien auront encore la Foi sur la terre ? “.

    • hermeneias

      Merci allegrovivace de nous ramener sur du REEL historique SOLIDE loin de la jactance et des phrases des phraseurs et des “faiseurs” qui , justement , disent et ne font pas ou font ….autre chose .

      Le Christ , LUI , est Vrai

      • Mais, la VERITE n’est souvent pas aimée, donc peu ou pas transmise, et encore moins en ce qui concerne la VERITE politique institutionnelle…
        Sans la préparation au devoir temporel du “fidèle laïc”, catholique du porche, j’ai glané mes connaissances et une formation au service de la VERITE en politique via le site bibliothèque http://www.viveleroy.fr et un cercle de formation existant suggéré par http://www.uclf.org
        Pour les jeunes, surtout, il faut être sans illusion, hélas, sur l’ambition des évêques de proposer une VERITE en politique.

  4. hermeneias

    Le père Stalla-Bourdillon se berce et nous berce d’illusions avec une obséquiosité qui cherche à se justifier par quelques arguments intellectualisants

  5. Rébécca

    Nous savons ce qui se passe après les Rameaux … et pourtant Jésus a accepté d’être honoré ce jour là !
    L’Eglise de France a raison d’accepter les honneurs . Sans être naïfs, savourons, le temps de notre Pâque approche .

    • Antoine de Lisbonne

      Je crains que vos propos ne soient vérifiés très prochainement…Il faudra bien vivre notre “good friday”…

      PS: Vendredi Saint en anglais. Une heureuse expression, pour une fois !

  6. André

    Stupéfiant

    Macron se montre d’une goujaterie sans nom, en opposant notamment à une prise de position évidente de l’Eglise, pour une fois exprimée clairement, sur la PMA sans père une fin de non recevoir fondée sur des sophismes, et tous ces milieux d’Eglise sont enchantés et en redemandent !!!!!

    Tous les enfants qui vont naitre sans père sous ces beaux auspices pourront les en remercier.

    C’est une honte, une honte absolue, une indignité odieuse.

  7. Michel

    De la part de nos dignitaires ecclésiaux, c’est un coup de poignard dans le dos de la cause de la défense des faibles, en l’occurrence les enfants.

    Car pour lâcher en rase campagne le combat contre la PMA sans père, il n’y a pas mieux. Voici:

    acte 1, on invite Macron à un diner
    acte 2: dans le climat de bienveillance mutuelle ainsi créé, le monseigneur dit avec netteté que la PMA sans père pose le problème de la privation du père, en même temps que de pousser à l’eugénisme
    acte 3, Macron répond qu’il a bien écouté, et sans hausser les épaules, que c’est bien que les représentants de l’Eglise s’expriment, mais que pour autant il n’est en aucune manière ébranlé par les arguments présentés auxquels il oppose de purs sophismes, et enjoint aux catholiques de demeurer humbles et de se garder de toute certitude. Autrement dit, ce serait de leur part de l’outrecuidance que de nourrir et d’exprimer ici une certitude alors que , pourtant, c’est une certitude que le fait de priver des enfants de père est un mal et une indignité.
    acte 4: nos hiérarques ecclésiaux applaudissent à tout rompre.

    Ainsi, l’affaire est pliée. Car nos gens d’Eglise l’auront dit, qu’ils voient un problème sérieux dans le fait de priver des enfants de père, ils n’auront rien à se reprocher!!!. Et Macron, qui, ne l’oublions pas, détient le pouvoir, leur a dit n’être nullement ébranlé et leur fait comprendre qu’il compte bien aller au bout, lui aussi l’aura dit !!!. Et on se quitte bons amis, en se congratulant de part et d’autre. Ite missa est.

    C’est bien fait, de part et d’autre. Nos hiérarques ecclésiaux échappent à la critique de n’avoir rien dit. Et Macron a pu leur dire que son intention est d’y aller, mais il l’aura fait pour autant prétend-il, sans les humilier , à la différence sur ce point de son méchant et malhabile prédécesseur. (Sur l’humiliation, on notera qu’en réalité, c’est par Macron que l’Eglise est la plus humiliée, car elle connaît l’abaissement de la compromission sur le dos des plus faibles, combinée avec l’hypocrisie)

    Et les futurs enfants privés de père n’auront que leurs yeux pour pleurer. Et la machine infernale de l’eugénisme sera promue.

    C’est une honte. A moins que nos hiérarques ecclésiaux ne changent radicalement d’attitude, dans les deux mois qui nous restent, pour rectifier le tir, ils porteront la responsabilité directe et personnelle des grands malheurs qui s’ensuivront. C’est absolument indéniable.

    C’est absolument indéniable, car on sait que Macron a le souci de faire passer la PMA sans père mais à condition que cela puisse se faire dans un climat de consensus minimal dans l’opinion. Or, si l’Eglise avec un grand E, qui conserve quand même une certaine influence, et dont Macron ne peut qu’elle ait une certaine expertise en humanité, faisait bien comprendre qu’elle sait bien, certes, qu’elle n’a pas le pouvoir, – cela est une évidence qu’il n’y a pas à discuter car c’est un fait – mais que pour elle, priver volontairement des enfants de père est d’une infinie gravité, que c’est pour elle une évidence, une certitude, et pas seulement un questionnement, Macron n’oserait pas y aller. Or, par leurs applaudissements nourris et prolongés après que Macron leur ait fait comprendre qu’il n’était nullement ébranlé par leur propos à ce sujet et qu’il se réservait tout à fait d’y aller, ils ont signifié que pour eux, ce n’était en réalité pas si grave. Macron est tranquille et peut y aller sans autre drame que celui des enfants à venir.

  8. Henri

    Macron a le toupet de contrer cette évidence selon laquelle il est inacceptable de priver délibérément des enfants de père, en recourant à trois sophismes .
    PrMIER SOPHISME. Macron dit à son auditoire : “Tous les jours, les mêmes associations catholiques et les prêtres accompagnent des familles monoparentales, des familles divorcées, des familles homosexuelles, des familles recourant à l’avortement, à la fécondation in vitro, à la PMA , des familles confrontées à l’état végétatif d’un des leurs, des familles où l’un croit et l’autre non, apportant dans la famille la déchirure des choix spirituels et moraux, et cela je le sais, c’est votre quotidien aussi.
    L’Eglise accompagne inlassablement ces situations délicates et tente de concilier ces principes et le réel.”

    Mais que veut-on prouver par là? Ce n’est pas parce que l’on rencontre dans la vie beaucoup de situations pénibles, et parce que l’Eglise, et les associations, se consacrent largement à les accompagner et à les aider pour atténuer leurs difficultés, qu’il faut s’empresser d’en ajouter d’autres, en permettant par la loi l’advenue au monde d’enfants conçus pour être sans père. C’est absurde!.

    – DEUXIEME SOPHISME. Macron dit aussi: ”Et les solutions ne viennent pas d’elles-mêmes. Elles naissent de l’articulation entre ce réel et une pensée, un système de valeur, une conception du monde. Elles sont bien souvent le choix du moindre mal, toujours précaire et cela aussi est exigeant et difficile.”

    Mais sur la question de la PMA sans père, les choses sont toutes simples. Il n’y a pas de choix délicat du moindre mal à peser: il suffit de ne pas faire le choix indigne de priver délibérément des enfants de père.

    -TROISIEME SOPHISME. Macron dit encore: ”Mais cette voix de l’Eglise, nous savons au fond, vous et moi, qu’ elle ne peut être injonctive. Parce qu’elle est faite de l’humilité de ceux qui pétrissent le temporel. Elle ne peut dès lors être que questionnante.”

    Ainsi donc, Macron enjoint à l’Eglise de se tenir, y compris lorsque donc il s’agit de savoir si on va priver des enfants de père, dans l’humilité et dans le questionnement, autrement dit de se garder de toute certitude. Mais quelle honte car justement, il y a là une certitude, c’est qu’on ne peut honnêtement priver délibérément un enfant de père sans tomber dans l’indignité! Cela devient fou, ce monde où il n’y aurait plus de place pour les certitudes. Il y a dans cette condamnation des certitudes une tricherie. Dire qu’on est sûr de quelque chose ne veut pas dire qu’on prétend pouvoir l’imposer aux autres. Ce n’est pas parce qu’on ne peut imposer aux autres d’avoir la même certitude que soi que l’on ne peut faire état de sa propre certitude!

    Une remarque pour finir, qui n’est pas pour nous rassurer. C’est que les baratins bourrés de sophismes du Président de la République actuel ressemblent malheureusement beaucoup aux baratins bourrés de sophismes de nombre de nos gens d’Eglise d’ aujourd’hui, et particulièrement du pape actuel. En lisant le discours de Macron aux Bernardins, on se croirait bien, souvent, dans la lecture du chapitre huit d’Amoris laetitia !! (a noter que, par contre, le discours de Monseigneur Pontier avait beaucoup de tenue, il faut le reconnaître). C’est pour ça que le discours de Macron a réussi à être tant applaudi alors qu’il nous conduit tout droit à la PMA sans père, de même qu’Amoris laetitia nous conduit tout droit aux hérésies à juste titre dénoncées par les quatre valeureux cardinaux auteurs des dubia. C’est dans les deux cas la même dynamique du mensonge.

    Nouvelle, et bien triste, est la situation que nous observons aujourd’hui selon laquelle le sophisme ambiant a atteint jusqu’aux responsables ultimes, dans le champ temporel comme dans le champ religieux.
    On peut avoir des réserves sur tel ou tel de leurs prédécsseurs, mais aucun n’était encore atteint par ce chancre là. On y est. Cela va être chouette, la venue du pape dans notre pays, préparée avec zèle et une efficacité redoutable, par les communicants des deux bords. Pauvre France, pauvre Eglise.

    Il y a de quoi pleurer. On voudrait se révolter, mais le tsunami est d’une telle puissance, et si peu nombreux sont ceux qui mesurent ce qui se passe, que l’on est poussé au découragement et simplement à tout envoyer balader. Prions Dieu pour nous donner le courage de dénoncer et de résister.

  9. Pietro

    De fait, chacun a joué sa partition!
    Macron, sous des dehors aimables a présenté le Mal en Bien, ce qui est la marque de Satan.
    Les évêques, ralliés au monde et à son maître, ont montré, par leurs applaudissements, leur soumission en occultant qu’on ne peut servir deux maîtres.

    St Pie X, priez pour nous! Ils sont tous possédés.

  10. BMN

    Étienne Gilson toujours d’actualité:
    ”Qu’est-ce qu’un ministère d’union nationale ? C’est un ministère d’anticléricaux qui fait appel au dévouement des catholiques pour l’aider à tirer la France du péril où l’anticléricalisme l’a mise et, l’en ayant tiré, continuer de la persécuter.”

  11. Hervé Soulié

    Macron a fait aux évêques un discours de séduction, selon son habitude.
    Le lendemain se présente pour lui une occasion rêvée de donner corps à ses compliments de la veille.
    En effet, ce lendemain, la hiérarchie médicale de l’hôpital qui le retient prisonnier décide d’euthanasier Vincent Lambert.
    Un geste, un geste tout simple émanant du président, aurait été de donner pour instruction de laisser partir Vincent Lambert vers un des établissements de soins qui se sont proposés de l’accueillir.
    Il aurait donné ainsi un signe tangible de son empathie pour le christianisme.
    Il n’en a rien fait.
    Son discours de la veille était donc de l’enfumage.
    CQFD

  12. betsynette

    Macron a trahi hollande, et qui a trahi , trahira encore, et c’est ce que prépare cet homme sans parole pour les Chrétiens, voila comment ce menteur veut faire passer la PMA et la GPA?rien n’arrête la pourriture qui devient plus grave chaque année, et je voudrai que nos Evéques restent conscients, car de cela ils seront responsables., Dieu n’a pas demandé à nos représentants de se modernisés.

  13. hermeneias

    Un beau de discours digne du jésuitisme dégénéré en vogue actuellement dans l’ordre de Si Ignace à la dérive ….et jusqu’au Vatican .

    Entendu que Mr Macron comme Me Trongneux étaient passés chez les jésuites …..Y ont -ils appris l’art de la contorsion et de la duplicité ?

  14. On ne dîne pas avec le diable, même avec une très longue cuillère.

    Et la griffe de Satan, on la perçoit très clairement dans le discours d’Emmanuel Macron, qui va même jusqu’à citer Georges Bataille et la « part maudite ».

    http://www.elysee.fr/declarations/article/transcription-du-discours-du-president-de-la-republique-devant-les-eveques-de-france/

    « C’est dans ce contexte de décrue des solidarités et de l’espoir que les catholiques se sont massivement tournés vers l’action associative, vers l’engagement. Vous êtes aujourd’hui une composante majeure de cette partie de la Nation qui a décidé de s’occuper de l’autre partie – nous en avons vu des témoignages très émouvants tout à l’heure – celle des malades, des isolés, des déclassés, des vulnérables, des abandonnés, des handicapés, des prisonniers, quelle que soit leur appartenance ethnique ou religieuse. BATAILLE appelait ça « la part maudite » dans un terme qui a parfois été dénaturé mais qui est la part essentielle d’une société parce que c’est à cela qu’une société, qu’une famille, qu’une vie se juge… à sa capacité à reconnaître celle ou celui qui a eu un parcours différent, un destin différent et à s’engager pour lui. »

    Pour en savoir plus sur cet écrivain qui s’est proposé de créer une société secrète exaltant le sacrifice humain, toutes les sources sont disponibles

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Georges_Bataille

    Sous le nom d’Acéphale, Georges Bataille a constitué et dirigé entre 1936 et 1939 une revue publique, qui ne connut que cinq numéros, ainsi qu’une société secrète, dont l’histoire demeure entourée de mystère.
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Ac%C3%A9phale_(revue)

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/La_Part_maudite

  15. Pingback: Le monde catholique n’est pas dupe du discours de Macron | "La voix de Dieu" Magazine

  16. joëlle

    pourtant beaucoup de catholiques on voter en mai 2017 pour ce macron le diable en personne , une catholique ma dit j’ai voter pour lui car il est beau , il est évident que le diable attire avec ses séductions , il ne fallait écouter bêtement les évêques et prêtres dire qu’il faillais voter pour ce macron que connaisse les évêques et prêtres de la vie des gens modeste eux qui suivent les riches et les bourgeois avec leur séductions et hommes politiques telle qu’un maire etc…. . les évêques n’avais pas à invité le macron ( le diable ) !!! c’est vider encore un peu plus les églises de faire cela !!!

  17. Charles

    L’attitude de nos responsables ecclésiaux vis-à-vis du discours de Macron, bien illustrée par la réaction du père Stalla-Bourguignon, aumônier des hommes politiques, est absolument aberrante, et, si l’on y réfléchit, odieuse et porteuse de malheur. Mais en sont-ils conscients ? Essayons de leur expliquer pourquoi. Nous avons peu de chances d’être entendu, car leur aveuglement est tel qu’ils n’entendent guère ce qu’on leur dit. Essayons quand même.

    Ecoutons le père Stalla –Bourguignon :

    « (…) Bref, ce discours est inspirant (…) Une question essentielle, c’est la capacité du Président à faire évoluer le cadre législatif tout en respectant les convictions des uns et des autres. Il a raison de rappeler que nos convictions ne peuvent s’imposer à l’ordre politique. Le discours de l’Eglise ne peut être injonctif. Cela dit, le discours du Président légitime aussi notre capacité à ne pas être toujours d’accord avec lui. Lors du quinquennat précédent, c’était autre chose… Le politique faisait et on était prié de suivre… Désormais, nous avons le droit de ne pas être d’accord et on nous demande de le dire avec des arguments en raison. Autrement dit, Emmanuel Macron assume que certaines choses puissent évoluer sur le plan législatif et que les catholiques en soient insatisfaits. Dans les relations entre l’Eglise et l’Etat, il y a un inconfort pour les deux parties. Le jour où nous serons tous confortablement installés, il y aura un problème ! »
    C’est énorme.

    Rien ne convient dans ce qu’il dit, et tout est inapproprié, déplacé, et même inconvenant face à la gravité des enjeux en cause. Prenons en effet l’un après l’autre chacun de ses dires.

    « BREF, CE DISCOURS (il s’agit de celui de Macron) EST INSPIRANT ». Est qualifié d’inspirant un discours où le Président n’a pas arrêté de faire la leçon à l’Eglise, et qui plus est avec des propos qui alternent voire cumulent, selon les passages, la confusion et le manque de tenue, l’inanité de l’enfoncement de portes ouvertes, l’insolence et l’impudence. C’est d’ailleurs ce que les points suivants vont montrer. Ne pas l’avoir perçu, de la part du père Stalla-Bourguignon, dénote un manque de clairvoyance, ou de courage, nous ne le savons et nous n’avons pas à en juger, stupéfiant.

    UNE QUESTION ESSENTIELLE, C’EST LA CAPACITE DU PRESIDENT A FAIRE EVOLUER LE CADRE LEGISLATIF TOUT EN RESPECTANT LES CONVICTIONS DES UNS ET DES AUTRES. C’est glaçant d’entendre ce prêtre nous parler ainsi, tout bonnement, froidement, de cadre législatif qu’il faut avoir la capacité de faire évoluer, quand on sait que l’évolution dont il s’agit a pour objet de rendre possible désormais de priver délibérément des enfants de père !!!!. Ce qui apparait dans ce propos scandaleux, c’est que le seul et unique objectif de ces gens d’Eglise est que cette évolution législative, même si elle est pourvoyeuse de malheur, se fasse sans afficher de mépris vis-à-vis de ce que dit l’Eglise. C’est cela seul qui compte, c’est « la question essentielle », comme le dit monsieur l’aumônier, et tant pis pour les malheurs qui vont advenir !!!! Vraiment, le comble de l’irresponsabilité et de l’égoïsme ecclésiaux sont atteints. On ne peut que rester ébahi face à un tel constat.

    «IL A RAISON DE RAPPELER QUE NOS CONVICTIONS NE PEUVENT S’IMPOSER A L’ORDRE POLITIQUE. LE DISCOURS DE L’EGLISE NE PEUT ETRE INJONCTIF ». Non, mon père ! Le président n’a pas lieu de rappeler cela. Car qui dit le contraire ? C’est une évidence pure et simple, tout simplement car nous n’avons pas le pouvoir, c’est un fait, et nous ne prétendons pas l’avoir (nous sommes les premiers à dire : rendons à César ce qui est à César), et n’ayant pas le pouvoir, nous sommes dans l’incapacité, quand bien même nous le voudrions, d’enjoindre ( ce qui signifie « ordonner expressément », « intimer l’ordre », « prescrire », « sommer »…) quoi que ce soit à l’Etat.

    Ce rappel est incongru, car il nous prend pour des imbéciles. Mais il est aussi malsain. Car si l’Eglise se plaçait vraiment en position de protection des plus faibles, ces pauvres enfants que l’on va délibérément priver de père, en attitude de partage de leur souffrance à venir et de leur malheur, l’Eglise devrait se ressentir elle-même, par solidarité, en position de victime. Et voilà que cette victime se voit enjoindre par son bourreau (lui il peut enjoindre, car il a le pouvoir) de ne pas lui enjoindre de s’arrêter de frapper. C’est vraiment énorme. Il y a là quelque chose d’ignoble. Dans ce rappel plus qu’inconvenant, il y a en fait une forme d’intimidation, de prise en main, pour placer l’autre en position d’accusé et de faiblesse, d’une insolence insupportable et manipulatoire.

    Et ça marche, c’est cela le pire ! Quelle épaisseur d’esprit, quel manque de sensibilité et de finesse, de ne pas percevoir tout cela !!!!

    « CELA DIT, LE DISCOURS DU PRESIDENT LEGITIME AUSSI NOTRE CAPACITE A NE PAS ËTRE TOUJOURS D’ACCORD AVEC LUI LORS DU QUINQUENNAT PRECEDANT, C’ETAIT AUTRE CHOSE…LE POLITIQUE FAISAIT, ET ON ETAIT PRIE DE SUIVRE… ».Courageux mais pas téméraire, notre aumônier ! Du temps du précédent quinquennat, on ne l’avait pas beaucoup entendu s’exprimer de manière aussi crue sur la tyrannie du régime d’alors. Maintenant que ce dernier est déchu, on peut tirer sans risque sur le corbillard. D’autant que tirer sur ce corbillard-là, c’est en même temps faire allégeance au pouvoir en place, car justement, c’est exactement le discours du nouveau président : critiquer le prédécesseur (celui, au passage, qui lui a mis le pied à l’étrier) qui avait promu des réformes contraires aux points de vue de l’Eglise en humiliant celle-ci, alors que lui compte bien se permettre aussi faire passer des réformes contraires aux points de vue de l’Eglise… mais sans l’humilier !!! En saluant cela, la connivence ainsi affichée avec le pouvoir, et sur un terrain proprement politique, pour ne pas dire politicien pour ce qui est de la critique du prédécesseur, est profondément choquante. D’autant plus choquante que la connivence s’exprime alors que le pouvoir dont il s’agit s’apprête à priver délibérément de père des enfants ! Le pouvoir précédent avait finalement hésité et provisoirement au moins abandonné. Celui-là va mettre son habileté à ne pas humilier l’adversaire (en apparence, car l’humiliation, en réalité est plus grande à collaborer avec un pouvoir qui promeut une mesure inique qu’à subir des attaques en y résistant) au service de faire aboutir cette fois pour de bon le projet inique.

    « DESORMAIS, NOUS AVONS LE DROIT DE NE PAS ETRE D’ACCORD ET ON NOUS DEMANDE DE LE DIRE AVEC DES ARGUMENTS DE RAISON. AUTREMENT DIT, EMMANUEL MACRON ASSUME QUE CERTAINES CHOSES PUISSENT EVOLUER SUR LE PLAN LEGISLATIF ET QUE LES CATHOLIQUES EN SOIENT INSATISFAITS » Encore heureux qu’on ait le droit de ne pas être d’accord. Il ne manquerait plus que cela. Bel objet de gratitude envers le pouvoir, surtout quand le droit à ne pas être d’accord qu’on nous concède avec les remerciements enthousiastes de notre aumônier porte sur le fait de priver délibérément des enfants de père.

    « DANS LES RELATIONS ENTRE L’EGLISE ET L’ETAT, IL Y A UN INCONFORT POUR LES DEUX PARTIES. LE JOUR OU NOUS SERONS TOUS CONFORTABLEMENT INSTALLES ? IL Y AURA UN PROBLEME» . Mais aujourd’hui même, monsieur l’aumônier des hommes politiques, il n’y en a pas, pour vous, de problème , avec ce qui se prépare de si malheureux contre des enfants sans défense, et dont, par votre attitude, vous rendez l’advenue possible ? Quel mépris des victimes !!! Quel égoïsme, quel cléricalisme !

    De l’advenue de ce malheur, vous portez avec vos collègues la responsabilité. En effet, le Président Macron a prévenu, avant même son élection, qu’il souhaitait, à titre personnel, instituer la PMA sans père, mais qu’il le ferait seulement s’il réussissait à le faire sans provoquer dans le pays de division trop profonde. Or, selon que vous vous plierez, ou non, à l’injonction du Président Macron de limiter votre réaction à celle d’un pur questionnement, au lieu de faire connaître votre certitude sur le malheur qui va être causé par l’advenue de la PMA sans père, la condition qu’il s’est fixée pour faire la PMA, celle de l’absence de division trop profonde qui en résulterait dans le pays, sera satisfaite ou non, et donc il la fera ou non. Si donc il la fait, ce sera bel et bien grâce à vous.

    Les enfants privés de père vous en remercieront… Et le monde vous remerciera de l’impulsion donnée à l’eugénisme…

    Dans quel aveuglement êtes-vous tombé ? Est-ce par égoïsme et par manque de courage, ou est-ce par déraison et par manque de jugement ? Nous ne pouvons le savoir, et nous n’avons d’ailleurs pas à en juger. Mais nous avons à appeler au sursaut pour tenter de contribuer à écarter le malheur qui se profile.

  18. Henri

    La jouissance des ors des palais ecclésiaux, le contact avec les ors des palais de la République, le cumul du pouvoir temporel et spirituel, les honneurs, l’argent (ils en ont trop), la lèche des bien-pensants qui espèrent gagner leur ciel en se mettant en bons termes avec leur évêque et leur curé, tout cela leur tourne la tête à nos gens d’Eglise… Ils sont devenus fous.

  19. Michel

    Quel égoïsme, quel égocentrisme, de la part de ces gens d’Eglise. Leur comportement a pour conséquence que des enfants, indignement, vont être privés de père alors qu’il leur suffisait d’exprimer avec fermeté leur certitude que permettre cela par la loi était porter atteinte à la protection due aux plus faibles et agir contre le bien commun. Cette certitude, ils ne l’ont pas affirmée, se pliant à l’exigence tyrannique du président qu’ils se limitent au questionnement.

    Quel égoïsme, quel égocentrisme! Ils vont pouvoir continuer à se prélasser dans les ors des palais ecclésiaux et tout près des ors des palais du pouvoir.

    Leurs réactions de satisfaction à la suite du discours du président Macron, alors que l’on va tout droit à l’infamie de priver délibérément des enfants de père, sont indignes et ignobles. Et quand on pense qu’en plus, on est en train de priver d’eau et de nourriture un homme!!!! C’est à hurler.Pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.

  20. Elizabeth

    L’hypocrisie est à son comble. Nos prélats ont exprimé leur réserve par rapport à la PMA sans père, mais en faisant bien comprendre que ce n’était pour eux pas si grave (comment auraient-ils pu applaudir le discours de Macron leur disant qu’il les aimait bien mais que cela ne l’arrêterait pas, si vraiment ils tenaient la chose pour gravissime et étaient prêts à le faire savoir). Ainsi, ils se couvrent des deux côtés: qu’on ne puisse pas dire qu’ils n’ont rien dit, mais ne pas se mettre mal, et même au contraire puisqu’ils applaudissent, avec le pouvoir.

    Soulignons que pour la fin de vie, là, ils se sont exprimés avec netteté et unanimité par le texte cosigné par la totalité des évêques. Ils n’ont pas fait de même pour la PMA sans père. A contrario, le message est clair: ils ne font pas un fromage de la question de la PMA sans père. Le sort des enfants qui subiront cette privation est scellé. Observons qui plus est que cette gradation de leur opposition entre les deux sujets tombe bien pour préserver leur bonne relation avec le pouvoir, car ils savent très bien que le président est hésitant sur l’euthanasie, et décidé à y aller sur la PMA sans père sauf si apparaissait -mais ce qui ne sera pas vue l’attitude conciliante des évêques sur ce second sujet – une trop forte résistance dans l’opinion.

    Comme hypocrisie, cela se pose là. En fait, c’est la même hypocrisie que celle des grands prêtres et les sribes de l’Evangile. On n’en est pas sorti. La hiérarchie ecclésiale est une structure de péché, il faut peut-être faire avec..

    Oui, mais quand le malheur des faibles en découle, alors qu’on pouvait parfaitement l’empêcher, cela devient proprement ignoble.

  21. Marc

    C’est hallucinant, cette Eglise qui est en train d’aider Macron à atteindre son but de faire passer la PMA sans père, ce projet absolument indigne, dans un climat apaisé !!!!!!!!!!l

    Honte, trois fois honte, mille fois honte.

  22. Michel

    Les propos tenus par le président de la République sont d’une efficacité maximale pour atteindre son objectif, à savoir limiter les réactions des catholiques face à la PMA sans père, et ainsi faire passer cette réforme ignoble tout en satisfaisant à la condition qu’il s’était assignée de le faire sans diviser trop profondément le pays.

    Voici en effet son discours : « Mais cette voix de l’Eglise, nous savons au fond vous et moi qu’elle ne peut être injonctive. Parce qu’elle est faite de l’humilité de ceux qui pétrissent le temporel. Elle ne peut dès lors être que questionnante. Et sur tous ces sujets et en particulier sur ces deux sujets que je viens d’évoquer, parce qu’ils se construisent en profondeur dans ces tensions éthiques entre nos principes, parfois nos idéaux, et le réel, nous sommes ramenés à l’humilité profonde de notre condition».

    Par la dernière phrase de ce développement, le président prétend pouvoir trouver le fondement de l’attitude de simple questionnement, éloignée de toute certitude, qu’il attend des catholiques par rapport aux choix sociétaux. Mais le propos est fallacieux..

    Pourquoi en effet faudrait-il qu’il y ait, comme il est dit, une « tension éthique » entre nos principes et le réel ?

    Cela n’a aucun sens. On est là dans une pensée confuse au service du mensonge, c’est-à-dire dans le sophisme.e réel et les principes éthiques ne peuvent s’opposer puisqu’ils ne se situent pas sur le même plan : le réel est le réel, avec sa part de bien et de mal ; les principes éthiques sont les principes éthiques, par nature exclusivement tournés vers la recherche du bien. Entre le premier et les seconds, il n’y a place pour aucune tension. Sans doute peut-il y avoir parfois une tension dans les choix éthiques, mais elle n’est pas alors entre le réel et des principes éthiques, elle est entre principes éthiques eux-mêmes, entre lesquels on peut être contraint de choisir ou entre lesquels on peut devoir faire des choix de pondération lorsque la situation réelle à laquelle on est confronté ne permet pas de faire droit simultanément à deux voire plusieurs d’entre eux. Mais ceci, de toute façon, ne vaut pas, loin s’en faut, dans tous les cas, ce qui fait que le thème des tensions pouvant exister dans les choix éthiques ne peut être invoqué pour requérir toujours la reconnaissance d’une incertitude.

    Ainsi on peut être sûr qu’il est inacceptable de priver un enfant de père par le recours à la PMA sans père. A cette certitude, fondée sur la reconnaissance du droit de l’enfant à avoir un père sauf impossibilité, on ne peut objecter un conflit avec un autre principe qui serait celui de l’égalité entre adultes par rapport au fait d’avoir un enfant, car cette objection ne tient pas dès lors qu’il n’y a pas de droit à l’enfant.

    Voyons encore les tentatives d’intimidation apparaissant dans les phrases précédentes.

    « Mais cette voix de l’Eglise, nous savons au fond vous et moi qu’elle ne peut être injonctive ». Mais qui prétend qu’elle pourrait être injonctive ? Même si sa portée est dans la forme atténuée par le « nous savons au fond vous et moi… », cette évocation est mal venue, car c’est d’une parfaite évidence que nous ne pouvons ici rien enjoindre (autrement dit ordonner expressément, intimer, prescrire…), tout simplement parce que, c’est un fait, nous n’avons pas le pouvoir. Il y a quelque chose de malsain dans le rappel de cette évidence au moment où le pouvoir s’apprête à promouvoir cette indignité de priver des enfants de père et en sachant très bien que cela heurte profondément, ou en tout cas devrait heurter profondément les convictions de tout catholique qui se respecte.. Je ferai cela si je le veux, leur dit-il, et vous ne pouvez prétendre m’en empêcher, car c’est moi qui ai le pouvoir et pas vous.

    « Parce qu’elle est faite de l’humilité de ceux qui pétrissent le temporel ». Le voilà qui fait la morale à l’Eglise. Mais surtout, quel rapport entre l’humilité, et le fait de laisser prospérer l’indignité sans la dénoncer. Est-ce de l’orgueil que de tenter de protéger les faibles en disant clairement la vérité ? Là encore, le propos est mal venu, et il est manipulatoire.

    Au vu de tout cela, la question qui vient immédiatement à l’esprit est la suivante: comment nos prélats qui ont entendu tout cela ont-ils pu s’en trouver enchantés et applaudir à tout rompre ? Cela en dit long sur leur manque de clairvoyance et de finesse, et/ou de courage (entre les deux, nous n’avons pas les éléments pour nous permettre de départager, ce qui ne nous permet pas de juger , ce que d’ailleurs nous n’avons évidemment pas le droit de faire). Mais cela invite à faire une observation supplémentaire sur l’habileté inouïe du président. S’il a pu déclencher l’enthousiasme malgré la tromperie et les goujateries, c’est qu’en même temps il a su se rapprocher de leurs mots et de leur monde !

    Qu’ils n’aient pas à formuler des injonctions au pouvoir rejoint chez eux l’évidence du « rendez à César ce qui est à César ». Et comment pourraient-ils ne pas acquiescer à l’exigence de l’humilité ? Mais il faut encore ajouter, malheureusement, que le sophisme auquel a recouru le président n’est pas pour les choquer, y compris comme moyen de tromperie, puisque le modèle leur en est offert par leur propre chef dans Amoris laetitia.

    L’Eglise est tombée bien bas.

  23. Schmitt

    Les flagorneries de l’aumônier du SPEP, le Père Stalla-Bourdillon, sont sidérantes. Il avalise le “cause toujours tu m’intéresse” du Président. La raison pour laquelle il vient d’être débarqué de Ste Clotilde et du SPEP ? En tout cas, avec un représentant aussi ambigu, les catholiques n’ont rien à espérer dans le combat contre les dérives bioéthiques, dont les promoteurs ne s’embarrassent pas des mêmes minauderies.

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