Message du Cardinal Tauran pour la fête du Vesakh

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Le texte, signé par le cardinal Jean-Louis Tauran et par Mgr Miguel-Ángel Ayuso Guixot, respectivement président et secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, évoque la fête du Vesakh, qui commémore les principaux événements de la vie de Bouddha. Elle est célébrée le jour de la pleine lune du 6e mois lunaire, par des cérémonies et des processions autour des temples.

Chers Amis bouddhistes,
1. Au nom du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux, j’ai le plaisir de vous adresser, une fois encore et où que vous soyez de par le monde, mes meilleurs vœux à l’occasion de votre fête du Vesakh.

2. Nos vœux s’inspirent cette année du message de pape François pour la Journée mondiale de la Paix 2014, intitulé : La fraternité, fondement et route pour la paix. En effet, le pape François y observe que « la fraternité est une dimension essentielle de l’homme, qui est un être relationnel. La vive conscience d’être en relation nous amène à voir et à traiter chaque personne comme une vraie sœur et un vrai frère ; sans cela, la construction d’une société juste, d’une paix solide et durable devient impossible » (n ° 1).

3. Chers amis, votre tradition religieuse est marquée par la conviction que les relations amicales, le dialogue, l’échange de dons, le partage harmonieux et respectueux des points de vue conduisent à une attitude de bonté et d’amour qui, à son tour, engendre des relations authentiques et fraternelles. Vous êtes également convaincus que la source de bien des maux est l’ignorance et l’incompréhension qui, fruits de la cupidité et de la haine, conduisent à leur tour à la destruction des liens de fraternité. Malheureusement, « l’égoïsme quotidien qui est à la base de nombreuses guerres et de nombreuses injustices », nous empêche de voir les autres « comme des êtres faits pour la réciprocité, pour la communion et pour le don ». (Message pour la Journée mondiale de la Paix 2014, n. 2). Cet égoïsme conduit inévitablement à percevoir les autres comme une menace.

4. Nous, bouddhistes et chrétiens, nous vivons dans un monde trop souvent déchiré par l’oppression, l’égoïsme, le tribalisme, les rivalités ethniques, le fondamentalisme religieux et la violence. Un monde où « l’autre » est considéré et traité comme un être inférieur, une non-personne ou quelqu’un à craindre et, si possible, à éliminer. Cependant, nous sommes appelés, dans un esprit de coopération avec tous les pèlerins de bonne volonté, à respecter et à défendre notre humanité commune dans la diversité socio-économique, politique et religieuse. Ancrés dans nos croyances religieuses différentes, nous sommes appelés, en particulier, à dénoncer ouvertement tous les maux sociaux qui nuisent à la fraternité ; à guérir les autres de ce qui les empêche de grandir dans la générosité désintéressée, à être les réconciliateurs qui brisent les murs de division dans la société, et à promouvoir une véritable fraternité entre les individus et les groupes.

5. Notre monde d’aujourd’hui est témoin du sentiment croissant de notre humanité commune et de la recherche globale d’un monde plus juste, paisible et convivial. Mais la réalisation de cet espoir dépend de la reconnaissance de valeurs universelles. Nous espérons que le dialogue interreligieux, en reconnaissant les principes fondamentaux de l’éthique universelle, puisse aider à promouvoir un sens renouvelé de la profonde unité et de la fraternité entre tous les membres de la famille humaine. Véritablement, « chacun de nous est appelé à être un artisan de paix, qui unit au lieu de diviser, qui étouffe la haine au lieu de l’entretenir, qui ouvre des chemins de dialogue au lieu d’élever de nouveaux murs ! Dialoguer, se rencontrer pour instaurer la culture du dialogue dans le monde, la culture de la rencontre » (Discours du pape François aux participants à la Rencontre internationale pour la paix organisée par la Communauté de Sant’Egidio, 30 septembre 2013).

6. Chers amis, pour bâtir un monde fraternel, il est essentiel que nous unissions nos forces pour accompagner les personnes, surtout les jeunes, à rechercher toujours davantage la fraternité, ce savoir-vivre ensemble fraternellement, ce courage de construire encore la fraternité. Nous prions pour que la célébration de la fête de Vesakh soit une occasion de redécouvrir et de promouvoir à nouveau, en particulier dans les sociétés divisées, la fraternité.
Permettez-moi de vous renouveler nos cordiales salutations et nos vœux les meilleurs pour une joyeuse fête de Vesakh!

22 comments

  1. Daniel

    “bâtir un monde fraternel”: Désolé, Monsieur le Cardinal, ceci est hors des objectifs de la philosophie bouddhiste qui ne vise qu’à sortir le plus vite possible de l’engluement” dans les apparences de ce monde qui nous font tant souffrir, par une action personnelle et à titre personnel.
    “il est essentiel que nous unissions nos forces pour accompagner les personnes” : Si l’athéisme doctrinal et la concentration de la pensée sur l’extinction personnelle de toutes illusions (c’est à dire du monde tout entier tel que perçu par nos sens et dan lequel nous mettons notre propre imaginaire, et des autres qui l’encombrent de leurs perturbations) est la bonne voie, pourquoi “se fouler la rate” à être catholique ?
    “la recherche globale d’un monde plus juste” : ça c’est hors de question pour un bouddhiste qui a tout juste assez de 24H/j de méditation pour tenter d’arriver à l’extinction.
    “le dialogue Interreligieux”, “votre tradition religieuse”: Notons d’abord qu’il ne dit pas NOTRE dialogue interreligieux car il n’y en a pas et de toutes façons cela aurait autant d’effet que 50 ans de dialogue avec les monothéistes. Et puis il ne sait toujours pas que les bouddhistes réfutent absolument Dieu et que ce ne sont que les croyances syncrétiques asiatiques en des milliers de dieux qui font croire en Occident que le bouddhisme a des dieux.
    “Ancrés dans nos croyances religieuses différentes”: Relativisme et reconnaissance de la stérilité théologique du dialogue interreligieux (Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux) par le mot “ancrés”
    “Un monde où « l’autre » est considéré et traité comme un être inférieur” l’égoïsme quotidien”: Normale, il n’a qu’à s’arrêter et se mettre à méditer, s’il est dans cet état là c’est qu’il purge les maux de sa vie précédente
    “cet espoir dépend de la reconnaissance de valeurs universelles … le dialogue interreligieux, en reconnaissant les principes fondamentaux de l’éthique universelle” : Quelle éthique ? d’un côté l’indifférentisme bouddhiste qui n’aborde les autres que sur le thème de leur prêcher la méditation pour la dissolution personnelle (et à ceux qui ne le feront pas de rester dans leur croyance actuelle, voire de superposer leur religion ou leur athéisme avec le bouddhisme, ce qui est le cas général), et de l’autre les chrétiens qui abordent l’autre pour exercer ici bas la charité et le convertir en vue du salut, de la résurrection et du royaume éternel. D’un côté une représentante de l’Union bouddhiste de France qui trouve très bien les lois “éthiques” de la clique gouvernementale et de l’autre des chrétiens qui s’y opposent en grande majorité, et même certains évêques aussi…
    Quant à parler de fête dans des “temples” comme en Indonésie, il faut savoir que lorsqu’il y a temple ce sont des temples issus de religions hindouiste ou autre, sinon c’est la fête dans la rue avec procession, ou à la maison ou sur une aire sacrée destinée à cette fête. Il n’y a aucun édifice religieux qui soit “la maison de Dieu” comme dans le monothéisme, puisqu’il n’y a pas de dieu(x). Il y a des “monastères” bouddhistes mais ce ne sont que des lieux de vie monastique et de méditation, et on y fait pas ces fêtes.

  2. bbruno

    VIVE LA RELIGION UNIVERSELLE à FACE MULTIPLE, d’après L’INSPIRATION de l’URI: United Religions Initiative, LA RELIGION ONU-fièe!!! Et dimanche prochaine nous célébrerons la canonisation des deux Grand Pontifes de la dite Religion Universelle…Alleluja!

  3. toto

    Pas de “fraternité” sans Vérité, c’est à dire en suivant le Christ, le seul Sauveur. Ne pas le dire aux bouddhistes est un crime. Mais Tauran pense que le dire serait du “fondamentalisme”. Si le Christ revenait aujourd’hui sur terre il serait traité de fondamentaliste et crucifié à nouveau. Tout ce discours pue l’humanisme maçonnique.

  4. eljojo

    Certains commentateurs ici devraient faire une pause avec les théories complotistes en tous genres.

    En effet, le fait religieux se doit d’être analysé sur plusieurs plans.
    Il y a en premier la conscience du caractère spirituel de l’homme : c’est la première étape de la recherche de Dieu.
    Dans un second temps, il y a la foi en un Dieu Unique, Créateur et Maître de tout, c’est le cas des musulmans.
    Dans un troisième temps il y a la rencontre avec LE Dieu Unique, Vivant est Vrai, c’est le cas des juifs.
    Dans un quatrième temps il y a la foi dans le Dieu Trinitaire, et dans le mystère du Christ Rédempteur : ce sont les chrétiens autres que catholiques.
    Dans un cinquième et dernier temps il y a l’appartenance à l’Eglise Catholique, Corps Mystique du Christ.

    Avoir la plénitude de la Révélation (ie appartenir à l’Eglise Catholique) n’interdit nullement de reconnaître ce qu’il peut y avoir de bon dans d’autres spiritualités disons moins “avancées” sur le chemin de la connaissance de Dieu. Reconnaître cela n’implique nullement une forme quelconque de relativisme. Ceux qui prétendent cela sont prisonniers d’un syllogisme vicieux.

    Mais parlons plutôt stratégie, car finalement il s’agit de cela : attirer le plus grand nombre au Christ.
    Eh bien d’une part il n’est pas certain que vouer les non-catholiques aux gémonies soit le meilleur moyen de les convertir. Ce qui les convertira, c’est l’amour du Christ rayonnant à travers nous.
    D’autre part (et surtout), il faut prendre en compte que le premier adversaire de l’Eglise n’est plus l’hérésie ou une quelconque autre religion, mais bien l’athéisme. Pire que l’Islam et l’Hindouisme le plus radicaux, le matérialisme effréné de l’Occident est aujourd’hui notre pire ennemi !

    Alors de grâce, allions-nous, dans la mesure qui est juste, avec les autres religions, pour proclamer que l’homme n’est pas qu’un être de chair, mais qu’il est aussi, et tout autant, un être spirituel.

    • toto

      @eljojo
      Le complot existe depuis le “non serviam” des origines. Croire que la flatterie envers les fausses religions est une preuve d’amour envers ceux qui pratiquent ces fausses religions (sans faute de leur part, puisqu’ils ne connaissent pas le Christ, puisque les catholiques ne leur en parlent plus) est la plus colossale des erreurs. C’est pratique, on parle d’humanisme, ça ne mange pas de pain, c’est du même niveau que l’ONU ou l’UNESCO et en attendant les chrétiens sont massacrés sur tous les continents par les adeptes des fausses religions.
      Vous êtes mûr pour être nommé évêque, eljojo!

    • Cassianus

      L’intention du dialogue inter-religieux n’est sans doute pas de dialoguer avec des fidèles d’autres religions, et encore moins de les convertir. Elle est tout au plus de rendre moins mauvaises les relations de l’Eglise avec les autres organisations religieuses. C’est une bonne idée pour sauver des vies (et des biens…), mais pas pour sauver des âmes, s’il est vrai que la foi catholique est indispensable au salut.

      La foi catholique est-elle, oui ou non, indispensable au salut ? L’Eglise d’avant Vatican II disait oui ; l’Eglise d’après Vatican II dit non. C’est ce changement, cette rupture, et, pour le dire ouvertement, cette trahison qui permet aujourd’hui d’envisager la paix entre les religions. Dans l’enseignement du Christ, il ne peut pas y avoir de paix entre chrétiens et non-chrétiens. On est avec le Christ ou bien avec Satan. C’est que l’Evangile ne s’adresse pas à des gens qui veulent sauver des biens communautaires ou des vies humaines, mais à des hommes perdus qui veulent aller au ciel.

    • Daniel

      Cher El-Jojo :
      Il ne faut pas voir les tenants du complot partout, simplement les athées se retrouvent pour certains en sectes agissantes et forcément s’opposent à ceux qui ne pensent pas comme eux car l’enjeu est d’importance : l’Homme est-il sont propre Dieu ou Dieu est-il son maître. Dans le premier cas on peut faire ce qu’on veut sur Terre pourvu que la loi positive fabriquée par les hommes pour les circonstances y autorise (ce ne sont plus les lois naturelles puisque l’Homme-dieu construit sa nature) et s’il n’y a pas de cohérence dans les lois positives tant pis (par ex: on peut tuer dans certains cas autorisés, mais pas dans d’autres) l’Homme est un animal voire du matériaux de laboratoire; De l’autre côté il y a la dignité absolue de l’être humain, la charité et la Loi Naturelle qui porte en elle la logique de la perfection de la création (car Dieu est infiniment sage). D’un côté l’immoralité se répand insensiblement, provoquant des désastres humains et économiques, de l’autre la moralité exigent des libertins athées qu’ils se résignent. Pour l’instant la balle est dans le camp des libertins.
      .
      Si vos 5 plans étaient mis dans un ordre chronologique (5 étapes de la progression vers Dieu) nous verrions que votre exposé qui insinue une évolution n’est pas du tout conforme à la réalité.
      Admettons toutefois ces 5 plans :
      – Le premier est faux car l’homme est incapable de se reconnaître esprit au sens d’une réalité immatérielle (à moins que par esprit vous ayez la définition franc-maçonne ou gnostique ou bouddhiste du terme) qu’on appelle âme. Si vous pensez par esprit à “intelligence” ou “imagination” ou “pensée” ou capacité chimérique selon la métaphysique de Descartes, etc. vous convenez que seul un tiers extérieur peut affirmer “votre âme existe” cela s’appelle la Révélation, c’est le Christ qui l’a attestée. La première étape de l’intelligence c’est de constater la probable nécessité de Dieu mais certains concluent, sur les mêmes indices, à sa non-existence. Et c’est de cette option d’existence que nous déduisons que, le connaissant, il nous connait, étant ce qu’il doit être il ne peut y avoir d’absurdité ou d’aveuglement, etc. etc.
      – Vous séparez juifs et musulmans sur le critère – vivant et vrai – qui n’est pas le bon différentiateur. Les musulmans rejettent les chrétiens à cause de l’association du Christ à Dieu mais ils rejettent les juifs uniquement par haine historique car ils ne sont ni associateurs ni idolâtres.
      – Pour votre plan n°4, vous essayerez d’explique aux orthodoxes qu’ils ne font pas partie du Corps Mystique du Christ …
      .
      Quand à se couvrir de honte – et à y mêler l’Eglise – en éditant un texte aussi nul théologiquement et aussi étranger de la pensée bouddhiste, je ne vois pas l’efficacité de la méthode.
      Tous les gnostico-chrétiens pensent que la seule voie qui coexiste avec ce “léchage de bottes” et ce syncrétisme de réalpolitique religieuse c’est l’invective, l’injure etc. Nullement, car il existe une autre voie qu’utilisèrent les apôtres et leurs successeurs : la discussion théologique avec les chefs spirituels et les princes temporels.
      “s’allier …” comme vous le préconisez revient à nier toute possibilité de conversion et c’est une nouvelle forme d’hérésie qui tue notre Eglise car elle génère heure après heure des athées, dont vous dites que c’est la premier danger.

      • eljojo

        Daniel, c’est à noter, votre réponse est aussi construite qu’argumentée.
        Cependant, je suis en désaccord avec vous.
        En effet, la conscience religieuse est une réalité anthropologique et historique avant d’être une construction intellectuelle.
        La séparation entre juifs et musulmans tient au fait que le judaïsme a été voulu en tant que tel par Dieu, cette religion est vraie, quoiqu’incomplète, tandis que l’islam est plus une hérésie, et s’est défini contre le christianisme.
        Les orthodoxes sont de fait en rupture avec le Corps Mystique du Christ, du fait même de la rupture de la communion hiérarchique.

        Mais le plus grave dans votre raisonnement, c’est votre conception de la conversion. En effet, le catholicisme se fonde sur une adhésion personnelle à une foi communautaire. En conséquence, le moyen premier de la conversion, c’est le témoignage personnel, et non le dialogue “de haut niveau”. La “discussion avec les chefs spirituels et les princes temporels” ne peut quasiment plus exister de nos jours, du fait d’une part de la disparition des religions d’état, et d’autre part de la disparition des religions organisées. Et même si un tel dialogue existait, il serait inefficace en raison de la démocratisation de la culture et du déploiement des libertés fondamentales qui caractérise notre époque.

        • Cassianus

          A notre époque tout comme aux époques passées, les enfants croient ce que leur enseignent leurs parents et leurs maîtres, et, quand ils ont grandi, ils croient ce que leur enseignent leurs chefs. Même s’il se trouve parfois quelques esprits rebelles qui osent rompre avec leur entourage, il est bien difficile qu’ils s’attachent à une religion qui ferait d’eux des criminels passibles des peines les plus horribles.

          Dans un pays musulman, par exemple, il est presque impossible à un citoyen de se convertir au christianisme. Le danger est trop grand. Et si un sujet de l’Islam voulait tout de même entrer dans l’Eglise, IL N’Y SERAIT PAS REÇU. Et pourquoi cela, direz-vous ? Mais parce que les CHEFS de l’Eglise ne voudraient pas se mettre en problèmes avec les CHEFS des Musulmans !

  5. Maurice

    Serait-ce les frères tablier qui essaient une fois de plus OU persiste dans l’idée de la création d’une religion universelle ? (comme cela a déjà été essayé lors de la révolution avec l’être suprême)
    Mettez-moi tout ça dans un bocal, agitez bien fort et longtemps, car il y a des retissant, versez et consommer bien vite de peur que cela ne s’évente !
    N’est-ce pas ce que beaucoup de nos ennemies souhaitent ?
    Même parmi nous il y a des moutons noirs, voyez les évêques de France, comment se comportent-ils envers nous, tradi, ne serait-ce qu’en nous refusant des lieux de cultes et préfèrent les faire détruire voire les vendent (même à nos détracteurs) ceux-ci plutôt que nous puissions y célébrer des offices ? !
    Où est le sauveur qui chassera les marchands du temple une fois de plus ?
    La remarque :
    France qu’as-tu fait de ton baptême ?
    Est connu, mais :
    Seigneur, pourquoi avez-vous abandonné vos brebis ?
    Se pose !

  6. Philomène

    A force de flatter les autres religions, on dissout la sienne, on perd l’identité chrétienne et catholique ainsi que sa dignité. Ces échanges de politesse ne sont que de l’hypocrisie. il faut essayer de s’entendre avec les autres pour éviter les conflits, surtout la guerre, mais il ne s’agit pas d’être faibles et couards.
    Je suis en grande partie d’accord avec Daniel mais dans le bouddhisme, il y a quand même la notion de compassion et d’amour universel, (Arnaud Desjardin disait qu’il se sentait très aimé par ce qu’il n’appelait pas Dieu mais une sorte de conscience universelle supérieure…) Sinon, les “bouddhistes” français d’origine que je connais, maquillent leur ego enflé et leurs péchés sous un vernis de principes éthiques qu’ils ne suivent pas. En Occident, le bouddhisme est une mode parce qu’il est plus facile de se prétendre bouddhiste que d’être un véritable disciple de Jésus.

  7. frere elie

    D IEU dans son ciel il doit se tirer les cheveux de voir a quelle sauce on le met il y a un seul D IEU un seul chemin une seul vérité .L église dit il y a plusieurs chemins plusieurs petit dieu pour aller au ciel
    revenez a la bible et vous verrez que dit les écritures je suis un D IEU jaloux malheur a vous

    • Cassianus

      Dieu, dans son ciel, qui se tire les cheveux, là, on ne peut pas dire, c’est biblique !
      Mais là, on a un gros, gros problème : c’est que Jésus, qui dit être le chemin et la vérité, N’EST PAS une seule et même personne avec le Dieu d’Israël, qui a un autre nom (YHWH), et qui est, lui, le Dieu jaloux de la Bible… Alors, intolérance pour être dans l’esprit de la Bible, d’accord. Mais quoi faire alors avec l’Evangile ?

      J’ai l’impression que votre orthographe du mot Dieu (vous écrivez D IEU) répond déjà à ma question…
      La consternation que nous ressentons aujourd’hui devant le délayage de l’enseignement traditionnel, c’était, je le crains, celui des Juifs devant un christianisme qui non seulement abandonnait la circoncision, le sabbat, et presque toute la Torah, mais osait aussi demander l’adoration pour un Fils de Dieu distinct du Père céleste. Cette nouvelle mouture du judaïsme était censée, comme le dialogue inter-religieux, réconcilier entre eux les hommes : Juifs et Grecs se retrouvaient frères dans l’Eglise. Mais dans ce nouveau judaïsme accessible aux non-Juifs, que restait-il des exigences spécifiques du Dieu d’Israël ?

      Jusqu’où peut aller le rabotage de notre identité pour pouvoir fraterniser avec des ennemis ? Qu’est-ce qu’on ne peut pas relativiser sans, du même coup, perdre son âme ?

  8. Pingback: Le Vesakh ? Kesako ?… Pour le savoir il suffit de le demander à Rome ! … « Le fou du Roi Louis XVII

  9. Nul doute que la joie fraternelle et apostolique ne soit complète en Inde dimanche prochain, chez les minorités chrétiennes et en particulier chez celles qui doivent être chères au coeur si catholique de ce grand Cardinal si français … Pondichéry, Karikal etYanaon sur la côte de Coromandel, Mahé sur la côte de Malabar et Chandernagor au Bengale ! …

    http://cril17.fr/

  10. jejomau

    le cardinal est hérétique :

    http://www.dailymotion.com/video/xjyhgs_sagesses-bouddhistes-vesak-2011_webcam?start=148

    Comme une partie de l’Eglise qui n’est plus catholique.

    – Ils adorent les reliques d’un homme : idolatrie
    – ils refusent la souffrance, ce qui est le contraire de l’enseignement même du Christ, SEUL VRAI DIEU : écouter à partir de 2’42
    – ils idolâtrent la lune
    – ils idolâtrent la “PAIX” devenu l’absolu à atteindre… à tous prix : aux prix du massacre des chrétiens d’Orient crucifiés , au prix de du déshonneur,, au prix de la perte de l’apostasie, etc…

  11. bbruno

    mais que se la tienne (je ne sais pas si l’expression est correcte en français…) cette -nouvelle- réligion catholique ce cardinal Tauran: moi je ne veux rien à faire avec elle (et avec lui) . Pas de problème…Plutot, très mieux se faire bouddhiste…

  12. Emmanuel

    Que je sache, je n’ai jamais entendu ni lu que les Chefs religieux bouddhistes nous envoient un message de paix a l’occasion de quelques fêtes Chrétiennes que ce soit. Par contre il est un fait avéré que les chrétiens de certaines régions d’Asie subissent de la par de leur “frères bouddhistes” subissent moult persécutions et discriminations en tous genre.
    Et bien sur le cardinal Tauran de ce courber alors que personne ne lui a demande quoi que ce soit…..
    Encore un trublion mitre………

  13. Melmiesse

    Depuis juillet 2012, les bouddhistes attaquent les chrétiens du Sri Lanka; le gouvernement de Colombo refuse tout contrôle de l’ONU qui proteste ; ces chrétiens semblent les grands oubliés de cette fête, c’était l’occasion pour le Cardinal de dire un mot en leur faveur

  14. Pierre

    “Vous ne croyez pas en Dieu ? Nous n’avons rien à nous dire !!!”
    C’est aussi simple que ça.
    Par contre, si vous voulez m’écouter, j’ai à vous proposer la vérité évangélique.
    “Malheur à moi, si je n’annonce pas l’Evangile” dit saint Paul.
    Oui, comme la TSVM le dit à la Salette: “Rome perdra la foi.”
    Rassurez-vous évêques et cardinaux F.M., non seulement nous ne vous suivrons pas
    avec la grâce de Dieu, mais nous pourrons sauver quelques-uns d’entre vous.
    “Ne pas croire, c’est ne pas choisir.” (son éternité) et là, Jésus et Marie versent
    en de multiples endroits dans le monde, des larmes de sang.
    Il y aura toujours un petit reste, biblique, évangélique et actuel….
    Dans les troupeaux de mouton de Panurge, il y a des Soljénitsines, toujours
    et partout quand il faut! Dieu a tout prévu mais est d’une fermeté totale quant à
    la liberté qui est laissée à chacun.
    Combien ne s’en prendront qu’à eux-mêmes durant toute l’é-ter-ni-té?

    • Cassianus

      @Pierre

      Qu’est-ce que l’Evangile ?
      Les pasteurs catholiques qui refusent de prêcher l’Evangile ont cependant la conviction d’être fidèles à l’Evangile. Incohérence? Non, mais différentes opinions de ce qu’est l’Evangile. Ils refusent de prêcher un évangile qui n’est pas , selon eux, le vrai message de Jésus parce qu’ils le jugent absurde et indigne de Dieu. Et s’ils refusent de prêcher cet évangile qu’ils pensent être une contrefaçon du véritable Evangile, c’est afin de propager des idées qui, toutes ensemble, constituent l’authentique message de salut que Dieu a fait connaître au monde par Jésus-Christ.
      La compréhension littérale des textes sacrés, celle qui, par exemple, vous fait croire qu’il est nécessaire de croire en Dieu pour être sauvé, leurs théologiens leur enseignent qu’elle est superficielle et fondamentaliste. Ce sont des gens très doctes et pénétrants, qui savent reconnaître que le blanc est très souvent l’apparence première et trompeuse de ce qui est noir, et vice versa. Ainsi, sans rien renier de la lettre des Ecritures et des déclarations dogmatiques du Magistère de l’Eglise, ils prêchent une nouvelle religion qu’ils croient être le pur Evangile de Jésus-Christ, dégagé de toutes les inventions humaines qui l’avaient défiguré au cours des siècles.

      Eux, ils sont les initiés. Et il leur faut subir les attaques injustes des petits chrétiens fanatiques, qui voudraient revenir à la religion terrifiante de l’obscurantisme préconciliaire. Si vous aviez étudié, vous sauriez qu’il n’y a pas d’Enfer, mais au contraire un Dieu infiniment tendre à qui tous finiront un jour par se rendre, croyants, athées et adorateurs de Satan. Vous sauriez que les hommes ne sont méchants que parce qu’ils ignorent qu’ils sont déjà sauvés et que rien jamais ne les séparera de l’amour inconditionnel de Dieu, etc.

      Au lieu d’agiter les épouvantails d’apparitions mariales grondantes de sinistres menaces, faites confiance à vos évêques, qui sont des hommes très intelligents et très saints, et à qui, d’ailleurs, votre religion passéiste vous commande d’obéir comme à Dieu. Là où est l’évêque, là se trouve l’Eglise.

  15. toto

    @Cassianus
    Et si vous étudiez encore plus les trouvailles géniales de ces “initiés” très saints et très intelligents, vous y trouverez quasiment toutes les vieilles hérésies exhumées de l’oubli comme par exemple le pardon final de Dieu à Lucifer et à tous les Démons. A condition d’avoir étudié auparavant les vieilles hérésies et à condition de croire que ce sont des hérésies. A condition de croire que Dieu, par son Verbe et l’action du Saint Esprit nous a fait une Révélation dont pas un iota ne passera quelles que soient les trouvailles et les discours des loups déguisés en bergers ou en brebis

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