Mgr Benoit-Gonnin invite ses fidèles à se former sur les questions de la Famille

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Message de Mgr Jacques Benoit-Gonnin aux fidèles de son diocèse à l’occasion de l’ouverture du synode pour la famille :

“Chers Frères prêtres et diacres,
Chers frères et Sœurs en Christ,

Dans quelques jours s’ouvrira le Synode pour la Famille convoqué par le pape François.

Nous nous rappelons l’intérêt que sa convocation a aussitôt provoqué, en raison de l’importance des questions posées et de l’enquête lancée auprès des Communautés et des fidèles du monde entier.

Après la diffusion de l’instrument de travail, les Pères synodaux vont commencer leurs travaux d’assemblée. La presse s’est déjà faite l’écho de diverses positions exprimées par plusieurs cardinaux. Nous portons sûrement tous des espoirs ou quelques appréhensions sur les résultats du Synode. Nous savons déjà qu’il n’y aura pas de conclusions globales avant octobre 2015, quand se sera tenue la 2nde assemblée synodale voulue par le pape.

Dans le prolongement de l’invitation à prier, le 28 septembre, je voudrais solliciter votre attention et votre engagement.

Les enjeux de ce Synode sont tels, qu’il convient d’en accompagner les travaux jusqu’à leur terme, par une prière instante et persévérante. C’est pourquoi, j’invite tous les pasteurs et toutes les Communautés à poursuivre la démarche de prière engagée le 28 septembre, jusqu’au 25 octobre 2015 (fin du 2ème Synode pour la famille), au moins. Chaque Communauté saura trouver les modalités de sa prière (heures régulières d’adoration ; chapelets réguliers ; prière lors de la messe dominicale…)

Attention ! Notre prière ne visera pas d’abord à obtenir du Seigneur qu’Il fasse aboutir nos souhaits ! Elle lui demandera que l’Esprit Saint travaille les échanges des Pères synodaux, et que ce même Esprit Saint éclaire nos cœurs et les prépare à « recevoir » leurs réflexions, et les décisions du Pape. Pour l’Église, la diversité des « sensibilités », des réflexions, des attentes, est la matière à travers laquelle Dieu fait avancer les croyants, dans un consensus où il n’y a aucun vaincu, ni aucun vainqueur, sinon Dieu dans son dessein de sauver tous les hommes !

Sur les questions de la famille, et notamment celles concernant les personnes mariées et réengagées comme sur l’accessibilité à la communion eucharistique, les questions pourraient bien être celles de savoir comment l’appel à la sainteté retentit dans les situations humaines actuelles ; et comment il peut être (encore) entendu et vécu dans des situations diverses, voire apparemment contradictoires. Dans le cas des personnes mariées, il pourrait bien s’agir, non pas d’adapter la pratique de l’Église Catholique à une situation sociologique, statistiquement décrite et source de souffrances, mais, à la fois, celle d’une meilleure compréhension du lien conjugal contracté en Église, (à la lumière de la Révélation et la Tradition), et celle des manières de continuer à vivre sur un tel chemin de sainteté quand des épreuves sont venues faire échec à un premier engagement et qu’un autre lien a été contracté. En d’autres termes, il s’agira toujours de resituer les questions autour du mariage et des sacrements dans leur perspective fondamentale de « chemin de sanctification et de salut ».

C’est pourquoi, je nous invite également tous à nous former (encore) sur les questions de la Famille et des « pastorales » que l’Église diocésaine propose pour soutenir chacun dans sa vie, son témoignage et ses services.

Je veux le redire, il n’y aurait rien de plus contraire à l’esprit d’un tel Synode, parce qu’il nous concerne tous de près, que celle d’adopter la posture du « pronostiqueur », ou celle du simple spectateur qui « compte les points » au fur et à mesure que la partie avance, ou encore celle du Chrétien passif et indifférent ! Pour nous tous, il s’agit de recevoir comment nous pourrons être témoins de l’Alliance de Dieu avec les êtres humains, en Jésus-Christ, ET serviteurs d’une espérance pour tous, y compris ceux que les épreuves et les échecs ont tendance à marginaliser, voire exclure.

Je vous assure tous, de ma prière et de mon dévouement.

+ Jacques Benoit-Gonnin
Evêque de Beauvais, Noyon et Senlis

2 comments

  1. Patrick Gourand

    Chers frères et soeurs en Christ. On peut s’étonner d’une telle expression d’origine protestante dans la bouche d’un évêque catholique. S’agit-il, comme on le constate souvent hélas, d’une méconnaissance du vocabulaire catholique de la part du webmaster. La forme convenable est évidemment : chers frères et soeurs dans le Christ !

    • rocheteau

      parce que c’est la mode….. les cathos évolués doivent parler comme les protestants…. c’est pénible !
      saint Paul nous disait de nous méfier des modes … ça n’est jamais durable !

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