Aperçu du diocèse de Cambrai

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St Vaast
, premier évêque de Cambrai, était un contemporain de St Rémy et de Clovis. Il
aurait rencontré ce dernier au retour de la bataille de Tolbiac, et aurait été le guide du Roi dans sa préparation au baptême. Clovis demanda à St Rémy d’admettre ce prêtre dans les rangs de son
clergé, et on peut penser qu’il intervint pour que lui soit confié, au tout début du VIe siècle, le premier diocèse d’Arras et Cambrai, détaché de celui de Reims, avec résidence à Arras. Vers
540, année présumée de sa mort, le nouvel évêque fut remplacé par St Dominique, puis celui-ci le fut ensuite par St Wédulphe, et c’est ce dernier qui transféra la résidence épiscopale à Cambrai,
afin de faciliter les liaisons avec le reste du diocèse.

Mgr Emile Guérry (1891-1969), archevêque de Cambrai nommé en 1952, participa au Concile Vatican II, au cours duquel il fut notamment l’initiateur de la fixation à 75 ans de la limite d’âge du
plein exercice des évêques
. En 1980 lorsque Mgr Delaporte s’installa, le diocèse se composait de 459 paroisses, avec un effectif actif total de 465 prêtres. Un synode diocésain fut convoqué
en mai 1998. Mgr François Garnier (aujourd’hui âgé de 65 ans), nommé le 7 décembre 2000, a organisé son diocèse en 51 paroisses, avec 12 doyennés. On y compte une trentaine de
communautés religieuses (344 religieuses et 14 religieux). Il n’y a pas de messe selon la forme extraordinaire.

Les vocations sacerdotales ont baissé, et c’est ainsi que le nombre de prêtres, qui était en 2003 de 282, dont 100 âgés de plus de 75 ans, est passé à 277 au 30 novembre 2004, dont 109 âgés de
plus de 75 ans. Aujourd’hui, on en compte 158 en activité pour plus d’un million d’habitants. On a compté en 2009 1 ordination sacerdotale et 1 ordination diaconale. Le diocèse
compte actuellement 8 séminaristes. En mars 2008, le Siège métropolitain a été transféré au diocèse de Lille, de telle
sorte que ce dernier a été promu au rang et à la dignité d’Église métropolitaine. Le diocèse de Cambrai compte 2 vicaires généraux.


L’une des spécificités de ce diocèse est le pélerinage du Saint-Cordon. En l’an 1008, une terrible peste vint éprouver Valenciennes. Nuit et jour, les églises  regorgeaient de suppliants qui
entouraient, avec des larmes, les autels de la Mère de Dieu. Cependant, non loin de Valenciennes, vivait en ce temps là un saint ermite, Bertholin. Un jour, sa cabane s’illumine soudain par
l’éclat d’une lumière inconnue. Une femme toute rayonnante de gloire se présente à ses yeux : “Va trouver mon peuple de Valenciennes : annonce lui que j’ai désarmé mon fils. La nuit qui
précédera la fête de ma nativité, mon peuple saura que ses vœux sont montés jusqu’à moi et que j’ai écouté le cri de sa détresse. Que mes serviteurs se rendent alors sur les murailles de la
ville, là ils y verront des merveilles”
. Bertholin parcourt, la croix à la main, les rues où se traînent, au milieu des morts, les malades chancelants et livides, il prêche la pénitence, et
ramène dans tous les coeurs l’espoir avec le repentir. Le 7 du mois de septembre, à la tombée de la nuit, le comte, le magistrat et une foule considérable se pressent sur les remparts. Les yeux
sont fixés vers le ciel.


Soudain les ténèbres s’écoulent pour faire place à un jour resplendissant ; et, à la vue
de plus de quinze mille témoins, apparaît au-dessus de l’antique oratoire bâti par Charlemagne, une Reine entourée d’une auréole étincelante, mais si douce qu’elle fortifie le regard sans
l’éblouir. Elle tenait à la main un immense cordon écarlate. Un ange en prit une extrémité, et d’un vol rapide en fit le tour de la ville dans la circonférence de deux lieues, en laissant
tomber sur son passage le précieux cordon qui bientôt environna la cité comme une ceinture protectrice. Le céleste messager rejoignit alors le cortège de la mère de Dieu, et la vision s’évanouit.
Le bon ermite fut honoré d’une seconde visite de Notre Dame. Elle le chargea de dire aux habitants de Valenciennes que, chaque année, au jour de sa Nativité, ils devaient faire une procession
solennelle, en suivant la trace du filet descendu des cieux
, qu’il fallait commencer dès le lendemain, et qu’au retour la peste cesserait de sévir.