Une "année de l'âme" dans le diocèse de Lyon

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C’est ce qui vient apprès “l’année du corps”. Voici un extrait de l’éditorial du cardinal Philippe Barbarin (Eglise à Lyon) :

 

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“Dans le verset de saint Paul qui sert de fil conducteur à notre
triennium : «Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers, et qu’il garde parfaits et sans reproche votre esprit, votre âme et votre corps, pour la venue de Notre Seigneur
Jésus-Christ
» (1 Thes 5, 23), l’âme (en grec psychè), sera le thème central de notre seconde année (2010-11). Ce terme désigne l’ensemble de notre personne et de notre « vie
». Ainsi, lorsqu’on demande à quelqu’un : «Qui es-tu ? Que fais-tu dans l’existence ? », sa réponse évoque le champ de la profession ou des études, sa situation personnelle et familiale,
un engagement social, politique ou ecclésial, ou encore un centre d’intérêt particulier… Utiliser le terme psychologie, parce que le mot âme traduit le grec psychè, viendrait à en restreindre le
champ. Pourtant, il s’agit bien de la psychologie de chacun, mais en un sens très large qui englobe tout le « moi », la personnalité, l’intelligence, le caractère et les qualités de cœur, les
goûts et les dons artistiques, culturels ou autres…

 

Après avoir hésité à choisir comme titre « Année du cœur » ou « de la personnalité », nous avons gardé le mot de Paul, tout simplement. On appellera donc cette seconde étape «
l’Année de l’âme », en expliquant ce que cela signifie. Nous donnerons la priorité à l’éducation, car les enfants et les jeunes ont besoin et ont le droit d’être servis avec la
plus grande attention. Aider leur humanité à se former, leur offrir tout l’héritage culturel et humain auquel ils ont droit, leur indiquer les chemins de la vérité, de la liberté et de la
responsabilité, c’est une aventure qui nous dépasse, mais à laquelle l’Église-servante ne peut pas se dérober. Nous aborderons aussi le monde de l’art et de la culture. Des
initiatives seront prises, certainement, pour que les chrétiens réfléchissent ensemble sur leurs engagements dans la vie sociale et politique, ou sur leur rapport à la profession et à
l’argent
. Tout ce qui touche la façon dont un homme construit et organise sa vie, puis prend sa place dans le monde, entre dans l’orbite de cette « année de l’âme ».”

 

Source : Eglise à Lyon, n°7, juillet-août 2010, p.4-5.