Querelle de l’offertoire : ni vainqueur ni vaincu

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castetL’ICES – Institut Catholique d’Etudes Supérieures – est un établissement d’enseignement supérieur privé à La Roche-sur-Yon. Dans le n°2 des annales de l’ICES (de juin 2012, 300 pages), on trouve une intéressante étude de Mgr Alain Castet, évêque de Luçon, sur l’Offertoire. Mgr Castet, après avoir rappelé l’état de cette question liturgique disputée, entre l’offertoire de la forme ordinaire et celui de la forme extraordinaire, rappelle l’histoire de cette partie de la messe qui précède le canon. Puis il compare les offertoires selon les deux formes du rite, celui de 1962 étant clairement axé sur le Sacrifice, tandis que celui de 1969 est plus linéaire, orienté de façon chronologique, l’auteur parle de “rationalisation du temps liturgique”, vers le Sacrifice du canon.

Refusant d’opposer les deux offertoires, Mgr Castet estime qu’ils ont chacun leur place légitime et il est stérile de vouloir les opposer. Voici un extrait de la conclusion :

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6 comments

  1. Rémi

    Tout sera essayé, même l’injustifiable, pour porter atteinte à l’intégrité de la messe dite de St Pie V, qui n’a pourtant nul besoin d’être “enrichie” ou “améliorée” dans aucune de ses parties et qui doit redevenir au plus vite pour la gloire de Dieu et le bien des âmes, la forme ordinaire et nécéssaire du culte catholique. C’est notre prière de chaque jour, jusqu’à ce que le Pape nous rende la vraie messe, le vrai catéchisme, la vrai tradition apostolique et romaine. Seigneur, ayez pitié de nous!

  2. Garmon

    La référence mamnque.
    C’est de la grande encyclique liturgique de Pie XII, Mediator Dei du 20 novembre 1947

    IV. PROGRÈS ET DÉVELOPPEMENT DE LA LITURGIE

    De tout temps, la hiérarchie ecclésiastique a usé de ce droit sur les choses de la liturgie ; elle a organisé et réglé le culte divin, rehaussant son éclat de dignité et de splendeurs nouvelles, pour la gloire de Dieu et le profit spirituel des chrétiens. Et, de plus, elle n’a pas hésité – tout en sauvegardant l’intégrité substantielle du sacrifice eucharistique et des sacrements – à modifier ce qu’elle jugeait n’être pas parfaitement convenable et à ajouter ce qui lui paraissait plus apte à accroître l’honneur rendu à Jésus-Christ et à l’auguste Trinité, et à instruire et stimuler le peuple chrétien de façon plus bienfaisante. (cf. Const. Divini cultus, du 20 décembre 1928.)

  3. Emmanuel gauquelin

    J’ai pensant trente ans assisté au messe dans lesquel ont utilisé l’offertoire selon le rite “Buniniesque”, et maintenant depuis 1996, le rite tridentin.
    Et bien je suis désolé pour Mgr Castet mais si pour lui les deux offertoires ne s’opposent pas, beaucoup de Catholique préfèrent la Canon de la messe de St Pie V.
    Se dernier étant nettement plus complet et répondant parfaitement au “mysterium fideï” et au sacrifice de la croix.

  4. Jean Paul MESTRALLET

    Si vraiment “les deux formes de l’unique rite romain” étaient plus complémentaires que divergentes, je suggère que Rome nous en donne la preuve, en autorisant tout célébrant du Novus Ordo de prononcer de vive voix la version française du Vetus Ordo de 1962, par exemple dans la traduction de Dom Lefebvre: “Recevez, Ö Père Saint…”, AVANT le texte français du Novus Ordo de 1979.
    Ce qui permettrait à bien des célébrants de ne plus le faire en secret comme protestation théologique préalble de foi aux quatre fins du Sacrifice Eucharistique.

  5. Olivier 33

    Mais de qui se moque-t-on?
    Ce galimatia fumeux et embrouillé n’apporte que la preuve que les modernistes ne savent pas comment faire pour masquer la vacuité de la nouvelle messe.”Le soi-disant “offertoire” de la nouvelle messe est tout simplement l’absence d’offertoire, et cela change tout dans la messe qui dès lors n’a pas la même vocation!
    Mgr Castet, encore un evêque qui fait mine de n’avoir rien compris…

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