Avoir des filles accroît-il le risque de divorcer ? C’est le contraire, assure une étude

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On a longtemps cru que le risque de divorce était plus grand chez les couples avec des filles parce que l’arrivée d’une fille met davantage de pression sur la relation et que les hommes préfèrent avoir des garçons. D’où un taux de divorce plus important dans cette catégorie de foyers. Une étude menée à Duke University (Caroline du Nord) vient de montrer que cette analyse ne tient pas compte d’un facteur intéressant : les filles résistent mieux au stress que les garçons, et ce dès le stade embryonnaire.

Contredisant une nouvelle fois les lois sur les « stéréotypes de genre », les enfants conçus de sexe féminin sont d’emblée plus robustes et ont donc plus de chances de survivre à la pression créée in utero par la souffrance d’une femme dont la relation avec le père est en crise. « Il se peut bien que les filles survivent à des grossesses sujettes au stress là où les garçons n’y parviennent pas », assure le Dr Amar Hamoudi, professeur assistant d’études politiques et d’économie, auteur de l’étude. Et elles se trouveraient donc plus nombreuses que les garçons à naître le cadre de mariages qui sont déjà en difficulté, et qui risquent d’échouer dans le divorce à plus ou moins long terme. »

Il ajoute : « On suggère souvent que les filles ont une influence néfaste sur la stabilité de l’union de leurs parents. Nous disons : “N’allez pas si vite. ” »

L’étude s’est portée sur les données relatives à un échantillon de personnes vivant aux Etats-Unis entre 1979 et 2010 qui montre que les femmes se disant dans un mariage conflictuel avaient donné naissance par la suite à plus de filles que de garçons.

Notez bien cette phrase du Pr Hamoudi : « De manière habituelle, les études de population commencent à la naissance. Mais si les démographes et autres sociologues veulent comprendre pleinement la manière dont la dynamique familiale affecte les populations, ils doivent également considérer les mois précédant la naissance. Il est temps que les études de populations s’intéressent à la période de la grossesse. L’horloge ne commence pas à la naissance. » 

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 © leblogdejeannesmits

 Réseau Riposte catholique

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