Combien de prêtres en 2020 ?

Download PDF

Encore un article de Louis-Benoît Greffe, à lire donc avec des pincettes au vu des erreurs de son dernier article sur les finances des diocèses. En voici un extrait :

“Ils étaient encore 50.000 en 1970. En 2020 ils ne seront plus que 6.000 prêtres incardinés (dépendants d’un diocèse) dont moins de 2.000 prêtres actifs, c’est-à-dire âgés de 75 ans ou moins. Ces seuls chiffres illustrent l’étendue du déclin de l’Eglise en France, brisée dans son élan par des évolutions sociales qu’elle n’a pas su anticiper et par un concile Vatican II très mal digéré. Parmi ces 2000 prêtres, la Tradition – respect de la liturgie tridentine, port de la soutane et messe en latin – aura une place croissante puisque une part prépondérante des nouveaux prêtres sont issus d’une formation traditionaliste (comme la communauté Saint-Martin). Outre les apparences, ce seront aussi des prêtres pour lesquels le mode de vie catholique, la théologie et la défense des valeurs aura plus d’importance. L’Eglise de demain sera probablement moins forte en nombre, mais plus prompte à se défendre et à faire vivre ses valeurs. […] Dans certains diocèses cependant la situation devrait devenir critique. Aujourd’hui, en Lozère, il y a 35 prêtres en activité dont 5 de moins de 60 ans pour cinq paroisses très étendues. En Creuse (diocèse de Limoges), c’est encore pire : 7 prêtres actifs (11 en tout) pour 6 paroisses. En 2020, ce seront probablement des déserts religieux.”

15 comments

    • Marguerite-Marie

      Les paroissiens secondent leurs prêtres depuis longtemps et souvent très efficacement mais ils ne peuvent ni pardonner les péchés (confession), ni donner le sacrement des malades ni célébrer la messe (pour la gloire de Dieu et le salut du monde)!
      Les prêtres sont donc irremplacables et votre commentaire discutable.

      • Shimon

        Les prêtres ont évidemment un rôle absolument irremplaçable, unique, mais cela ne dispense pas les “laïcs” de prendre leur part de l’évangélisation et de l’exercice de la charité.
        Relisez la deuxième partie de “deus caritas est”.

    • Bottet

      N’importe quoi : la messe n’est pas un spectacle où n’importe qui peut interpréter le rôle du prêtre. La messe est le renouvellement du Saint sacrifice de la croix que seul un prêtre peut réaliser.
      Mais le problème n’est pas là.
      Il faut s’attaquer aux causes du problème :
      – Pourquoi les gens ne vont pas à la “nouvelle messe” ?
      – Pourquoi la FSSPX donne tant de fruits sacerdotaux ?

  1. CICERON

    L’Eglise est déjà devenue un désert religieux (nul besoin de statistiques pour le voir) pour ne pas dire en voie de disparition “programmée”. Elle persiste dans ses absurdités et tout ce qu’elle engendre de mauvais en matière liturgique. Elle est en état de “décomposition avancée”.

  2. Vendome

    La France de 1789 (25 millions d’habitants) avait 110.000 prêtres. La messe dominicale était suivie par 95% des Français,il n’en restait plus que 50% après le concordat de 1801 et toujours 50% en 1914 (chiffres donnés par M.Jean de Viguerie). Aujourd’hui, ce n’est plus que 3 à 4%: quel désastre!
    La faute à qui?
    Au laïcisme envahissant par les médiats, au déclin et à la décadence de la France, tout cela aggravé par Vatican II avec un clergé qui renonce à convertir, qui a adopté une liturgie “normale” au sens hollandesque du mot.
    ITE MISSA EST !

      • 50 1

        Faux, la preuve c’est que c’est ce qu’ils font de s’adapter aux ‘évolution de la société’ : “la messe est un repas” mais il y a de meilleurs restaurants, les concerts mais la sono dans les locaux (églises) alloués ne rendent pas un bon son, …

        D’ailleurs s’adapter au détriment des principes catholiques c’est ne plus être catholique …

  3. de la Croix Guy

    Suivant les informations que je tiens (Mgr Brunero Gerardini in” Le concile Vatican 2 un débat à ouvrir ” ancien prélat prestigieux dirigeant la chaire de théologie de l’université Pontificale du Latran) :

    il y’a en France 12 000 prêtres dont 8 000 disent encore la messe dans des paroisses.

    Chaque année 800 prêtres meurent ou partent à la retraite ….

    Chaque année il y a 100 nouveaux prêtres ordonnés ( y compris ceux de la fraternité St Pie X… )

    Faites le calcul … en 2014 …8 000 – ( 800 + 100 ) = 7300 …
    en 2015… 7 300 – 700 = 6 600 …

    En 2020… Il faudra en France en tous cas pour avoir une messe le dimanche pour les provinciaux faire plusieurs centaine de km…
    De grâce pas de diaconesses…

  4. joseph2

    D’accord avec Shinon. Pourquoi dire qu’il y aura un désert religieux, s’il y a peu de prêtres, Des petits groupes doivent naître propulsés par l’évêque, les membres se réunissant une fois par semaines, recevant les hosties consacrées par Lui, reprenant des sermons du dimanche qu’il dirait où qu’on trouverait sur internet. La vérité ne meurt pas.

  5. Une Église sans prêtre avec des paroisses animées par les laïcs ? Même Luther n’y avait pas pensé …
    Et si ces laïcs font dire des prières en latin ?
    Bon soyons sérieux et cherchons plutôt à cueillir les fruits du concile Vatican II , cette seconde Pentecôte, en en faisant une lecture sincère et sans œillères ….c’est à dire sans chercher constamment à prendre le contrepied de la Tradition bimillénaire de l’Eglise !

  6. Jehan

    Pourquoi s’étonner de l’ extinction de l’église en France, pourtant en béton armé.
    Est-ce un lieu de vie ou de mort, l’église ? très simplement.
    Je dirais un lieu(x) de mal, de mort: c’est affligeant comme révélateur.
    Le faux-témoignage bi-millénaire des chrétiens endurci(e)s mène évidement au dépôt de bilan.

    Le concile v2 est mort & enterré avec Jean-Paul 2, c’est clair: plus loin que les apparences, ce n’est que du papier, & non du Paraclet .
    L ‘ église(s) se complut trop dans ses auto-glorifications soit-disant saintes.
    La tradition est indispensable mais ne sauvera pas l’église en elle-même, car hélas restera du “clubbing bcbg” isolé.
    C’est pourquoi “une nouvelle-pentecote” est vain-espoir, car ya continuité, ou plus rien quoi.
    Attention la tradition, la continuité, c’est pas du tout la “reproduction” mais “édification”…

    Là où il n’y a pas, ou plus de foi droite, yapa de miracles à attendre, le Christ-évangile est clair sur ça.
    Reste le “Salut antique des justes parmi les nations” … chacun(e) responsable de son âme.
    la conversion des pécheurs ne se renouvellera plus, faute de “continuité”, de tradition vivante=édifiante quoi.

    Je ne crois pas aux automatismes, aux schémas et idées froides arbitraires épiscopaux, cléricaux-sales & laics abruti(e)s.

    La Vérité ne meurt pas , mais ses ennemis ou faux-témoins, eux , elles, si.

  7. Maxime Lyon

    Un bel exemple de ce que dit Jehan :

    A Lyon un prêtre portant dentelle, côtoyant particule et finance et priant pour la mémoire bourbonienne vient d’être arrêté pour conduite déviante vis à vis d’un mineur… Pastorale des vocations tradi ?

    La Tradition est belle, nous devons nous y plonger… Les petites traditions conjoncturelles sont enfermantes même si elles ont été parlantes à une époque.

    Il faut accepter de se laisser bousculer (même violemment) par le souffle de l’Esprit !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *