Mgr Ulrich montre en exemple Philippe Auguste

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Dimanche 27 juillet, la commune de Bouvines (59) fêtait le 800ème anniversaire de la bataille du même nom. Lors de la messe commémorant l’événement, Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, a souligné l’exemple du roi de France Philippe Auguste lors de la bataille dans sa recherche de sagesse pour diriger son peuple avec prudence. Dans son homélie, Mgr Ulrich rappelle qu’il

« s’agit de bien identifier l’essentiel de la vie. Pour un croyant c’est ce qu’il appelle le Royaume de Dieu. Pour celui qui ne sait pas s’il est croyant, […] ce peut être l’intérêt général, voire le bien de l’humanité toute entière ».

A l’exemple de la sagesse dont à fait preuve le souverain du royaume de France lors de la bataille de Bouvines, la recherche de la sagesse doit se présenter comme un idéal pour chaque homme. La bataille qu’il a menée ne saurait pour autant être bonne. La guerre n’est jamais le bon moyen de résoudre un conflit. Cette année est aussi l’année anniversaire de l’entrée dans la Seconde Guerre mondiale, une guerre bien plus meurtrière que Bouvines.

En mémoire de ces événements passés, et en union de prière avec toutes les régions du monde touchées par l’horreur des conflits, Mgr Ulrich a lancé un appel :

« La paix est le résultat d’un combat intérieur et d’un désir fort qui se nourrit de la prière : voulons-nous le croire ? ».

 

3 comments

  1. Cassianus

    “La guerre n’est jamais le bon moyen de résoudre un conflit.” : allons bon ! Pas toujours, d’accord ; mais jamais ? Si c’était jamais, Dieu n’aurait jamais commandé de guerres à Israël. Dieu aurait-il commandé d’user d’un mauvais moyen ? Les prophètes dont les paroles sont rapportées dans la Bible auraient-ils mentis ou se seraient-ils trompés ?

    Le bon sens à lui seul suffit pour comprendre qu’aucun droit ne pourrait jamais être défendu s’il n’était pas moralement possible de repousser par la force une injuste agression. Le dialogue entre belligérants peut éviter l’usage des armes. Mais encore faut-il que l’on ait, de part et d’autre, des armes et l’intention de les utiliser ! C’est seulement une trop grande incertitude d’avoir l’avantage sur l’ennemi qui peut dissuader de recourir immédiatement aux armes et de chercher plutôt des conditions de paix. “Quel roi, s’il va faire la guerre à un autre roi, ne s’assied d’abord pour examiner s’ il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l’attaquer avec vingt mille? S’il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.” Luc 14, 31-32.

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