Le dernier sondage de Paix liturgique sur l'application du Motu Proprio en Grande-Bretagne

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Les résultats du sondage sur l'application du Motu Proprio Summorum Pontificum ont été présentés dans ce numéro du Catholic Herald

À l’occasion de la visite du Pape Benoît XVI en Grande-Bretagne du 16 au 19 septembre prochain, voyage pendant lequel il béatifiera le cardinal John Henry Newman, l’association Paix liturgique a commandé un nouveau sondage sur le Motu proprio Summorum Pontificum. Très justement, Paix liturgique souligne que l’Angleterre connut, après l’entrée en vigueur de la nouvelle messe, une « parenthèse miséricordieuse » en obtenant un indult qui prévoyait pour certains groupes de fidèles de bénéficier de messes selon le missel de 1965. Cet indult faisait suite à la pétition lançait en 1971 et qui fut signée par des dizaines de personnalités, catholiques ou non.

On trouvera sur le site de Paix liturgique les résultats précis de ce sondage. Voici, à titre d’information, quelques éléments du commentaire de l’association :

« En Grande-Bretagne aussi, comme partout ailleurs, une partie substantielle des catholiques assisterait volontiers à la célébration de la forme extraordinaire du rite romain si elle avait lieu au sein même de LEUR paroisse. (…)

En Angleterre, c’est 43% des pratiquants réguliers qui assisteraient à la messe traditionnelle tous les dimanches, si elle était célébrée dans leur paroisse (l’Angleterre dépasse l’Italie, où l’on avait pour l’instant la proportion record de 40 % des pratiquants réguliers répondant qu’ils assisteraient à la messe traditionnelle toutes les semaines si elle leur était offerte).

Et même, parmi les pratiquants britanniques (hebdomadaires et mensuels cumulés), ce ne sont pas loin de 66,4 % (2 pratiquants sur 3) – en Italie, ils sont 63% – qui aimeraient bénéficier des bienfaits du Motu Proprio.

Quand on s’aperçoit (question 2) que 60 % des catholiques ne sont pas au courant de l’existence du Motu Proprio, on imagine aisément que les 66,4 % de pratiquants ci-dessus verraient leur proportion augmenter encore…

2/ Le deuxième enseignement de cette étude est la confirmation de ce qu’en Grande-Bretagne aussi, l’écrasante majorité des fidèles trouvent absolument normale la coexistence pacifique des deux formes du rite romain dans le cadre paroissial. »

Parmi les enseignements tirés par Paix liturgique, il y a également celui-ci :

« 4/ Un clin d’œil à propos de « l’indult Agatha Christie » ; celui-ci a permis dès 1971, la célébration du missel de 1965 avec ses modifications de 1967 (et non de 1962 comme c’est le cas dans Summorum Pontificum et préalablement dans Ecclesia Dei). On aurait pu penser que cette forme édulcorée, modernisée du missel du Bienheureux Jean XXIII de 1962 aurait été plus facilement acceptée par les évêques britanniques et par la suite, aurait pu favoriser un certain rayonnement d’une liturgie plus classique dans un contexte postconciliaire…Or, il n’en fut rien, les évêques britanniques ne voyant guère de différence substantielle entre la liturgie de 65 et celle de 62. Point besoin d’insister lourdement auprès de ceux qui estiment naïvement que célébrer selon 1965 plutôt que selon 1962 serait plus facilement accepté dans les diocèses. »

C’est bien le cas aujourd’hui de certains de ceux qui préconisent des changements dans la liturgie traditionnelle à peine trois ans après l’entrée en vigueur du Motu Proprio et des décennies d’interdiction de fait, sans même aucune considération pour les souffrances accumulées, et en s’érigeant en interprète authentique des décisions romaines.

1 comment

  1. Luc Warnotte

    Une question: s’agit-il de la Grande-Bretagne ou de la seule Angleterre? Le texte de Paix Liturgique parle une fois de l’une, une fois de l’autre. Or c’est largement différent. On voudrait se ridiculiser en faussant les résultats de ce sondage, on ne s’y prendrait pas autrement qu’en confondant l’Angleterre et la Grande-Bretagne (laquelle comprend aussi le Pays de Galles et l’Ecosse). A moins que le sondage n’ait carrément porté sur le Royaume-Uni (c’est-à-dire avec l’Irlande du Nord en sus)? Bref, on est en pleine confusion et ça fait du tort à ce sondage, qui a pourtant été mené par un institut professionnel, comme tous ceux de Paix Liturgique.

    La distinction entre Angleterre, Grande-Bretagne et Royaume-Uni est d’autant plus importante en matière religieuse, puisqu’il existe 3 conférences épiscopales distinctes: 1° Angleterre-Pays de Galles; 2° Ecosse; 3° l’Irlande du Nord est unie avec l’Irlande/Eire, dans une même conférence épiscopale.

    Alors, qui nous dire sur quel territoire exactement portait ce sondage?

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