Le rite ambrosien

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L’un des grands mérites du Motu Proprio Summorum Pontificum est d’avoir offert un grand bol d’air frais – si l’on me passe l’expression – dans le monde de la liturgie où l’on assistait à ce fait paradoxal que toutes les pratiques déviantes mais qui se réclamaient du missel de Paul VI étaient autorisées alors que de vénérables liturgies anciennes auxquelles saint Pie V n’avait pas touchées étaient plus ou moins interdites ou laissaient à l’abandon.

Le cardinal Joseph Ratzinger s’était prononcé à plusieurs reprises en faveur de la pluralité liturgique, estimant nécessaire non seulement le retour de la messe dite de saints Pie V à côté du missel de Paul VI, mais aussi de ces anciennes liturgies liées à des ordres monastiques ou à des diocèses.

Le site Collegium Liturgicum Sancti Ambrosii Episcopi permet de mieux découvrir et connaître le rite ambrosien. Attesté depuis le IXe siècle, ce rite est principalement célébré dans le diocèse de Milan. Il a également subi la réforme liturgique, notamment avec l’emploi du vernaculaire et la réforme des rites d’ouverture et d’offertoire. Le Collegium Liturgicum Sancti Ambrosii Episcopi promeut donc l’étude et la célébration de la liturgie ambrosienne. Chaque dimanche et fête, la forme antique de ce rite est ainsi célébrée à 17h30 en l’église de Sant’Ambrogio à Legnano. Le 17 octobre dernier, la messe a été célébrée par Mgr Attilio Cavalli. On trouve sur le site en question des photographies magnifiques de cette célébration. En voici quelques unes.

On trouvera également à cette adresse l’ordo missæ de l’usus antiquior du rite ambrosien.

2 comments

  1. Luc Warnotte

    Merci pour ce bel article.

    C’est vrai, on ne dira jamais assez combien l’aggiornamento de Paul VI-Bugnini a laminé ce qui restait de la diversité liturgique de l’Eglise d’Occident. Cela au moment même où l’on imposait ce non-rite en forme de rite, en l’opposant au rite “tridentin”, supposé rigide et uniforme.

    Il y a d’autres exemples de “résurrection” de vieux rites latins particuliers, à la faveur de la renaissance de la liturgie “tridentine”. A Lyon, à l’église Saint-Georges, le rite lyonnais est pratiqué certains jours. Et vous avez consacré récemment sur ce blogue un article au rite de Braga http://www.summorum-pontificum.fr/informations/les-chanoines-reguliers-de-saint-jean-de-kenty-a-fatima

    Au sujet de ce dernier, je voudrais pointer au passage une erreur matérielle dans le dernier livre de l’abbé Barthe (“La messe à l’endroit”). P. 33, il écrit que l’aggiornamento a touché “tous les rits latins sans exception”. Navré, celui de Braga a été conservé intact, par décret bugninien, comme signalé sur Osservatore Vaticano http://www.osservatore-vaticano.org/episcopats-locaux/precisionsurunritetraditionnelspecifiqueauportugalleritedebrague

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