La tradition aux Etats-Unis

Download PDF

Notre confrère Paix Liturgique, dans sa lettre n°653 du 25 juillet, revient sur le développement de la tradition aux Etats-Unis… et particulièrement à Milwaukee sous l’égide l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre… et d’un prêtre venu de France le chanoine Benoît Jaÿr. Le chanoine Jaÿr, ICRSP, a mis la même énergie qu’il a déployé en France pendant 20 ans pour développer cet apostolat outre Atlantique et faire rayonner la forme extraordinaire du rite romain.

« L’équipe que le chanoine Jayr forme avec l’abbé George est un moteur formidable pour toute la paroisse » nous explique un jeune fidèle à la sortie de la messe. « Qu’il s’agisse des travaux de restauration de l’église, de l’animation de la paroisse et de son rayonnement mais aussi, plus simplement, des relations avec les paroissiens, précise un paroissien plus âgé, l’implication de l’équipe autour du chanoine est totale et fortifie jour après jour les liens qui nous unissent à Saint-Stanislaus ». « En plus, ajoute une catéchiste, la liturgie traditionnelle agit comme un aimant qui attire chaque mois de nouveaux fidèles à Saint-Stanislaus. »
Nous avons passé quatre jours à Saint-Stanislaus début juillet 2018, où nous avons assisté aux messes quotidiennes (jamais moins de 30 fidèles) et aux deux messes dominicales (250 à 300 fidèles à chaque fois, dont une ribambelle d’enfants). « Et encore, explique le chanoine Jayr, vous venez à un mauvais moment puisqu’il s’agit du pont du 4 juillet, la fête nationale, et que de nombreuses familles sont à la campagne. » Soit, mais même en ces jours de vacances, la vitalité de Saint-Stanislaus est ébouriffante. Le chanoine Jayr et l’abbé George Baird, ancien marine et désormais oblat de l’ICRSP, quand ils ne sont pas au pied de l’autel, en visite chez quelque famille de paroissiens pour une bénédiction ou un sacramental, ou en train de superviser les travaux de l’église ou du prieuré, reçoivent : l’équipe des catéchistes pour le dîner de fin d’année, un prêtre diocésain de passage à Milwaukee pour un stage de latin (2), une famille venue du fin fond du diocèse pour accueillir une correspondante française, un autre prêtre de l’ICRSP venu assister à la première messe d’un ami dans une basilique des environs et… Paix Liturgique.
Quand on s’émerveille de cette intense activité et de cette générosité enthousiaste, le chanoine Jayr dit qu’il n’y est pour rien, que c’est la générosité des familles américaines qui appelle la sienne et que c’est Saint-Stanislaus qui demande un tel investissement. Sans doute, mais dans le climat sage, appliqué et respectueux si caractéristique du monde traditionnel américain, il est évident que la fibre missionnaire de notre chanoine s’y trouve à sa place, complétée par le zèle efficace de l’abbé George et le travail dévoué de JoAnn, la secrétaire paroissiale.
Sans l’arrivée de la communauté traditionnelle, Saint-Stanislaus serait aujourd’hui une église en voie d’abandon. La paroisse n’aurait pas survécu à la double crise démographique et ecclésiale. En revanche, aujourd’hui, dans le panorama de l’Église locale, Saint-Stanislaus est une paroisse en plein renouveau. Les travaux de restauration du prieuré et de l’église n’en sont qu’une des manifestations. Le nombre des fidèles en est une autre : à la cinquantaine de paroissiens ordinaires (messe anticipée le samedi, célébrée par un prêtre diocésaine en retraite, orientée avec communion à la table de communion), s’ajoutent les 650 paroissiens de l’oratoire.

2 comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *