L'Affaire de Notre-Dame de Paris (vidéo) et le Concile, un débat à ouvrir (V)

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Je n’ai pas évoqué ici la scandaleuse tentative qui fut faite à Notre-Dame de Paris de laisser prêcher un rabbin lors des Conférences de Carême.  On pourra en
lire davantage ICI. Et voir la vidéo ci-dessous :

 

 

 

 

 

Le scandale n’est pas du côté du rabbin qui a obéi certainement à sa conscience, en répondant à l’invitation du cardinal de Paris et qui n’a pas caché le fond de sa
pensée, à propos de Benoît XVI.

Le scandale n’est pas du côté des jeunes traditionalistes qui ont prié pour interrompre cette tentative de prise de parole. Ils ont lutté pour les droits de
Notre-Seigneur Jésus-Christ. Pacifiquement ! Avec les armes de la prière !

Le scandale est du côté du cardinal de Paris qui a invité, non seulement un rabbin, mais des personnalités qui sont loin de concourir à l’édification spirituelle
qu’implique le temps de Carême et singulièrement les conférences de cette période.

Mais d’où vient l’aveuglement du cardinal de Paris ?

D’une malice personnelle ? Je ne pense pas.

D’un manque de foi ? Je ne le crois pas. Le cardinal sait témoigner de sa foi quand cela est nécessaire.

De mauvais conseillers ? Non plus. Le cardinal de Paris est un homme d’autorité. Il prend ses décisions et les assume, et ce sur point, honneur à lui.

Alors ?

Dans Le Concile Œcuménique Vatican II, un débat à ouvrir, Mgr Gherardini écrit ceci qui est à la racine du problème
:

« Renversant la pensée de saint Thomas d’Aquin, selon laquelle Dieu ne peut créer en vue de fin étrangères à sa propre réalité, Vatican II fit de l’homme
la “seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même
(GS 24) ». (p. 192).

Comme l’écrit ailleurs Mgr Gherardini, l’esprit du Concile, qui dépend pour beaucoup du Concile lui-même, a introduit dans l’Église, dans les personnes et leurs
actes, mais aussi et surtout dans la théologie, la « tyrannie du relatif ». Cette tyrannie conduit elle-même à « l’apostasie
silencieuse 
» pour reprendre le terme de Jean-Paul II que Mgr Gherardini cite à ce sujet.

« Pourtant, remarque Mgr Gheridini (p. 95), il ne devrait pas être difficile à un observateur attentif
(et surtout à un catholique cohérent) de prendre acte du désastre et de le reconnaître dans ce relativisme que je compare au déferlement d’un tsunami fangeux et
irrésistible 
». Ce qu’ayant dit, Mgr Gherardini fait suivre son propos d’une liste de scandale dont :

« déclaration officielles sur l’efficacité salvifique des confessions non catholiques et du judaïsme même ».

Ce n’est pas tant le cardinal Ving-Trois que le Concile Vatican II qui est à interroger au regard de la tentative finalement logique de laisser prêcher un rabbin en
la cathédrale de Paris. Les prières sont nécessaires et sont un bien.

Il serait aussi nécessaire et bien que l’autorité légitime – le Pape – ouvre encore davantage le débat sur le concile.