Paix liturgique enquête sur la Pologne

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Messe de l’Institut du Bon Pasteur en Pologne



Continuant un travail de fond sur l’application du Motu proprio Sumorum Pontificum, l’association Paix
liturgique
, qui démontre ainsi qu’elle ne se contente pas seulement de coups médiatiques ou d’actions de revendication sur le terrain, publie dans sa dernière lettre une étude sur la
situation en Pologne.

Un sujet intéressant car la Pologne, pays catholique, fortement marqué par le souvenir récent et toujours présent du pape Jean-Paul II, a longtemps montré une unité
religieuse importante qui se traduisait notamment au plan liturgique. La Pologne est un pays qui, globalement, ne connaît pas la messe selon la forme traditionnelle. C’est aussi, globalement, un
pays dans lequel la réforme liturgique s’est déroulée sans difficulté et sans les excès que les pays latins ont connus. Pour être allé pendant deux ans à la messe dans une ville polonaise, je
puis témoigner que même après la chute du Mur de Berlin les églises étaient pleines, les confessionnaux aussi et que la piété populaire s’y exprimait, que les prêtres étaient en soutane. Pour
autant, j’ai vu aussi des prêtres, théologiquement et politiquement conservateurs, n’avoir aucun sens de la liturgie, même nouvelle.

C’est donc tout l’intérêt de l’enquête de Paix liturgique concernant la Pologne. Il ne s’agit pas d’un pays « évident », acquis à la cause ni d’un pays
d’abord favorable à Benoît XVI. Selon cette enquête donc, « Avec un nombre de fidèles situés entre 5000 et 10 000, ce qui est
bien faible dans un pays de 40 millions d’habitants où plus de 90% de la population se déclare catholique, on pourrait dire de prime abord que la forme extraordinaire ne fait pas recette en
Pologne. Cependant, entre septembre 2008 et août 2009, la possibilité de participer à la Sainte Messe selon la forme extraordinaire du rite romain a augmenté de façon significative : le nombre de
lieux dans lesquels le rite ancien est célébré s’est accru de 15 chapelles ou églises. On compte ainsi aujourd’hui une cinquantaine de lieux de messe pour une cinquantaine de prêtres la
célébrant. Le nombre de messes dominicales régulières semble toutefois ne pas excéder la trentaine.
 »

Et du côté des évêques ? « Pour beaucoup d’évêques polonais, le texte pontifical ne concerne en effet qu’un
groupe, actif mais limité, de fidèles et est donc sans influence sur la vie paroissiale quotidienne. En conséquence de quoi, les prêtres intéressés par la forme extraordinaire doivent faire
preuve d’une grande détermination lorsqu’il s’agit de la célébrer librement. Cependant, s’ils sont suffisamment volontaires et entreprenants, les évêques finissent par laisser faire. Seuls,
peut-être, les évêques de Łomża (Mgr Stefanek) et Pelplin (Mgr Szlaga) témoignent d’une hostilité feutrée aux dispositions voulues par le Pape dans son Motu Proprio.
 »

Conclusion : « Reste, signe de la lente ouverture de l’Église de Pologne au renouveau liturgique voulu par Benoît
XVI, que l’an dernier quatre évêques ont célébré la Sainte Messe dans la forme extraordinaire du rite romain :Waclaw Depo, évêque de Zamosc-Lubaczów, Tadeusz Pieronek, évêque de Cracovie,
Grzegorz Balcerek – évêque auxiliaire de Poznań – et Artur Miziński, évêque auxiliaire de Lublin. »

Le reste est à lire sur le site de Paix Liturgique ICI