Vers des paroisses sans curé mais “éapisées”

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En l’an 1000, le monde s’était revêtu « d’un blanc manteau d’églises » (Raoul Glaber). Vers l’an 2000, l’Église de France s’est revêtue d’un noir nuage d’Équipes d’Animation Pastorale (ÉAP). Chaque époque à sa poésie… Ces ÉAP préparent la prise en charge progressive des paroisses par des groupes de laïcs, dans un contexte d’extinction du clergé. Or voici qu’une « charte », récemment octroyée par l’évêque de Cahors, vient de poser un nouveau jalon dans ce processus de sécularisation.

Les ÉAP et l’exercice de la charge curiale

Le Code de Droit canonique traite seulement du « conseil pastoral » de la paroisse, éventuellement prévu par l’évêque mais purement consultatif (canon 536), et du « conseil pour les affaires économiques », obligatoire mais qui dépend largement de l’administration diocésaine (canon 537). Mais, depuis au moins une trentaine d’années, ont pointé en France des groupes de laïcs plus actifs dans la direction de la paroisse. Leur existence prenait théoriquement appui sur le canon 519, qui dit de manière très vague que le curé exerce sa charge « avec l’aide apportée par des laïcs », operam conferentibus laicis. En réalité, les ÉAP ont émergé du canon 517 § 2, innovation explosive du Code 1983, qui a toujours beaucoup inquiété les canonistes les plus sérieux, et qui prévoit qu’en raison de la pénurie de prêtres, l’évêque peut confier « une participation à l’exercice la charge pastorale d’une paroisse », participationem in exercitio curæ pastoralis, à un diacre, à une autre personne non prêtre, ou à une communauté de personnes, cependant qu’un prêtre – résidant généralement non loin de la paroisse – est nommé modérateur de la paroisse avec pouvoirs et facultés de curé. Une communauté de laïcs peut donc ainsi avoir une participation à l’exercice de la charge pastorale d’une paroisse, communauté qu’on a pris l’habitude de qualifier d’Équipe d’Animation Pastorale.

Nous avions lancé une alerte, comme on dit, le 9 juillet 2015, à propos d’une application maximale du canon 517 § 2, dans le diocèse d’Agen, par Mgr Herbreteau, stylé par son très actif chancelier, le diacre Morin : était créée une ÉAP, dirigée par un laïc « responsable de la paroisse », le prêtre voisin n’étant plus qu’« accompagnateur ».

Vers des paroisses sans prêtre

Mais voilà que cette création institutionnelle du canon 517 § 2, de fait hautement idéologique – visant le brouillage des frontières entre prêtres et laïcs – a commencé à s’étendre aussi aux paroisses ou aux ensembles paroissiaux encore pourvus d’un curé. En 1996, à la fin de l’épiscopat de Mgr Colini, à Toulouse, on discuta âprement d’un projet de mise en ÉAP de toutes les paroisses du diocèse. Et de diocèse en diocèse, l’éapisme a gagné du terrain. Il s’est consolidé, contre toute légalité. Symptomatiquement, le site de la Conférence des évêques a définit l’ÉAP comme « une équipe de chrétiens qui collaborent à l’exercice de la charge pastorale du curé ou d’un prêtre modérateur ». La collaboration vague et générale du canon 519 se mariait ainsi directement avec l’exercice de la charge pastorale du canon 517 § 2. Du coup, les ÉAP, toutes les ÉAP, avec ou sans curé de paroisse, acquéraient ni plus ni moins qu’une participation au pouvoir décisionnel du curé, une quasi-juridiction.

Dans le diocèse de Sens-Auxerre, le modéré Mgr Giraud, ayant réduit à 32 le nombre de ses paroisses, a décrété, le 1er mai 2016, que chacune devait être dotée d’un ÉAP, dont les membres seraient nommés par le curé pour un mandat de 3 ans, renouvelable deux fois. Les éapistes (souvent choisis dans le troisième âge) devaient « normalement avoir moins de 75 ans », âge de la retraite des prêtres. La définition de l’ÉAP sénonaise reste cependant modérée, comme l’évêque, légèrement en-deçà de la définition de la CEF : « Elle collabore avec le pasteur propre ».

En revanche, dans le diocèse de Cahors, le classique Mgr Camiade (note 1) qui, le 9 décembre 2017, a octroyé une « Charte des paroisses » amplifiant la force de cette institution qu’il faut bien qualifier de révolutionnaire. Toute ÉAP « participe à l’exercice de la charge pastorale dont le curé (ou le “prêtre modérateur”) est le pasteur propre ». Ainsi, dans le diocèse de Cahors, c’est désormais à toutes les paroisses, avec ou sans curé, que peut s’appliquer, s’il y a une ÉAP, la grille du canon 517 § 2. Coup de force canonique, que l’évêque souligne : « s’il y a une ÉAP, le conseil pastoral n’a pas besoin de se réunir souvent » ; « en cas de changement de curé, il est souhaitable que l’ÉAP prolonge au moins d’une année sa mission ». Et surtout : « l’ÉAP est un exécutif ». Certes, quand il y a un curé, il la préside, mais on espère qu’en cas de partage égal, il aura voix prépondérante…

En annexe de la Charte, est institué un rituel d’envoi en mission de l’ÉAP. Le curé remet à chaque éapiste un cierge allumé au cierge pascal. La matière de l’intronisation est une imposition générale des mains par le curé sur les éapistes, cependant qu’il prononce une sorte de prière consécratoire au sein de laquelle les théologiens distingueront sans doute la forme dans ces mots : « Répands en leurs cœurs ton Esprit Saint pour qu’ils animent la vie des communautés qui constituent la paroisse » (note 2).

*

Il ne paraît pas exagéré de prédire que bien des évêques français auront bientôt à leur disposition si peu de prêtres qu’ils règneront sur des diocèses divisés en une vingtaine de paroisses éapisées et sans curés. Un reste de vie sacramentelle – mariages, enterrements, ADAP – sera pris en charge par des laïcs, des diacres mariés baptiseront et une poignée de prêtres modérateurs sillonneront les routes du diocèse pour consacrer des hosties et présider quelques assemblées pénitentielles.

Le drame, plus encore que dans la disparition annoncée du sacerdoce sur la terre de France, se situe dans le fait que bien des épiscopes, en soi non progressistes, considèrent cette situation comme inéluctable et qu’ils ont une vocation de syndics de faillite. On peut d’ailleurs se demander si, dans une population catholique vieillissante et régressante, il restera bientôt assez de laïcs aptes à devenir éapistes. Malgré tout, on rêve, ou plutôt on espère, qu’un certain nombre de pasteurs auront l’intelligence, le courage et le véritable sens missionnaire de rechercher des solutions de relèvement de l’Église et de reviviscence des vocations sacerdotales et religieuses, comme le firent jadis les évêques de la Contre-Réforme, tels saint Charles Borromée en Italie, saint François de Sales en Savoie, Alexandre Sauli en Corse, et le bienheureux Alain de Solminihac en France… à Cahors…

*

1. Classique, classique…  Nous avons évoqué, le 18 mai dernier, son message sur les migrants, de genre littéraire irresponsable ou prophétique, comme on voudra, en tout cas sans nuance. Plus vulgairement, on ironisait, dans les instances de l’Église de France, sur le « fayotage » de cette démarche franciscaine …
2. On peut comparer avec la forme de la consécration des évêques : « Répands sur celui que tu as choisi la force qui vient de toi, l’Esprit, etc. »

78 comments

  1. fr jean guy vergracht

    enfin , le rêve de toutes vieilles femmes se réalisent : être prêtre à la place du prêtre ! Plus de religieux , de religieuses dans ces groupuscules (j’en ai fait par moi même et un autre frère l’expérience ) et un curé référent courant d’air qui laisse tout faire car entièrement entre les mains de ces curettes !

  2. hermeneias

    Des paroisses sans prêtres et une Eglise sans Foi ……? On y est !

    “L’abomination de la désolation” ……Qu’est ce que cela annonce ?

  3. yr

    Inquiétant……
    Il n’y aura plus de sacrifice offert à Dieu dans ces paroisses désertées et les laïcs deviennent déjà les “maîtres” des lieux.
    Malheureusement nos paroisses ne seront plus qu’un lieu où l’on se réunit pour prier. Petit à petit on apprend à se passer du prêtre. On change de religion sans s’en apercevoir, on s’achemine vers la “protestantisation” de nos communautés.
    Dans certains endroits, lorsqu’un prêtre exerce encore un peu son ministère, il n’a plus la
    liberté de décider, les laïcs lui dictent ce qu’ils veulent et ce qu’ils ne veulent plus.
    Tout cela arrive parce que depuis que l’on a “imposé” le nouveau rite après Vatican II, les pasteurs qui ont chargent d’âme, préfèrent fermer les églises (ou les confier à des laïcs) que faire appel aux prêtres des fraternités qui gardent l’ancien rite en offrant la messe catholique de toujours.

    S’il n’y a plus de vocations dans l’Eglise moderniste, elles sont florissantes dans les fraternités, donc l’Eglise ne
    manque pas de prêtres !!!

    • Xavier S.

      Vous avez tout-à-fait raison.
      C’est le signe que nous avançons peut-être, si Dieu le veut, vers la fin inexorable de l’épisode “Vatican II” dans l’histoire de l’Eglise. Souvenez-vous que jusqu’à l’été de 1989, personne ne s’attendait à la chute du mur de Berlin, à l’effondrement rapide des régimes communistes d’Europe de l’Est et à la disparition de l’URSS.
      A quand le tour de l’Eglise conciliaire ? Car visiblement, Dieu n’exauce pas le Concile. Après 50 ans, d’efforts de modernisation, d’oecuménisme et d’ouverture au monde, on peut le constater clairement : Dieu ne soutient pas l’édification de l’Eglise conciliaire. Il n’y a pas et il n’y aura pas de miracle conciliaire. On lit dans dans le psaume 126: “Si Dieu ne bâtit pas la maison, les ouvriers travaillent en vain.”
      Et s’il n’y a plus assez de vocations dans l’Eglise conciliaire en Europe, c’est en grande partie à cause de la suppression des catéchismes et des cours de religion (complets, bien structurés et conformes à la doctrine romaine), et de leur remplacement immédiatement après le Concile, par des catéchèses-débats sur une infinité de thèmes d’actualité et de la vie concrète en regard de textes bibliques choisis. Du bla-bla sans fin.
      Cette nouvelle méthode d’enseigner la religion, introduite juste après Vatican II, n’était pas si nouvelle que ça: elle s’inspire en fait de la catéchèse dite “existentielle” ou “biblico-existentielle” protestante !
      Ces méthodes non dogmatiques et stériles d’enseigner la religion sont vraiment l’ivraie évoquée par le Christ. On juge l’arbre à ses fruits: en 50 ans, deux générations très peu ou pas du tout catéchisées, et donc très peu pratiquantes, ont déjà grandi depuis le Concile. Deux générations incultes dans le domaine religieux, faute de transmission correcte. Et les pauvres enfants qui naissent aujourd’hui dans nos pays recevront encore moins d’instruction religieuse vraiment “catholique” que leurs parents actuels catéchisés dans “l’esprit du Concile”.
      En conséquence, pas étonnant qu’une extinction des formes de religiosité issues du concile Vatican II se profile déjà en Belgique (pays où je vis) pour à partir de 2025-2030. C’est aussi le cas en Hollande, au Québec (les pires),… qui comme la Belgique, étaient pourtant avant 1965, des pays catholiques fervents, avec des églises très fréquentées et de nombreuses vocations.
      En conséquence, ce n’est pas l’Eglise de Vatican II qu’il faut sauver, mais bien la présence de la Tradition catholique dans nos pays.

      • Ce qui m’a choquée en arrivant dans le Gers, moi qui vient d’une ville des Alpes Maritimes, c’est de voir toutes les églises des villages fermées. On ne peut même pas entrer prier quand on le désire. J’avais une église dans mon quartier, juste en bas de chez moi, ouverte toute la journée, et j’aimais y passer et m’imprégner de la Paix et du silence qui y regnaient à l’intérieur.

    • Elles sont peut-être “florissantes” ( très peu, a vrai dire) dans les fraternités : ce n’est qu’ un simple déplacement des lieux de vocation et de formation. Cela n’augmente en rien le nombre d’ordinations en France de prêtres séculiers, autour d’une centaine chaque année.

    • lnoelle

      mais oui, vous avez raison, pourquoi ne pas faire appel à toutes ces fraternités où fleurissent les vocations….
      la laïcisation des paroisses n’est pas une bonne chose , même le pape françois nous y a mis en garde au début de son pontificat- et les prêtres “modérateurs” ou autres feraient mieux de consacrer leur temps à leur paroisse, dire des messes ou donner les sacrements qu’à passer leur temps en réunionite à droite ou à gauche! ( quand j’étais enfant, alors qu’il y avait beaucoup de pretres, à la campagne, un même pretre disait une messe chaque jour et souvent 2 ou 3 le dimanche-la messe basse au petit matin et la grand messe et parfois une messe dans une autre chapelle – maintenant alors qu’ils sont peux nombreux, ils concélèbrent…)
      lorsque l’on fait remarquer qu’ils pourraient dire une messe dans un autre village que ce soit en semaine ou le dimanche on vous répond, mais”il n’y a personne ou juste une ou deux vieilles”……c’est sur que ce n’est pas comme cela qu’on remplira les églises (mais est ce le but de certains de nos pasteurs? à commencer par les éveques!)-il est vrai que le sens du sacré et de la belle liturgie est parfois tellement éloigné de leurs préoccupations que beaucoup de fidèles sont parfois découragés….
      enfin ces équipes pastorales ne comportent elles pas un certain nombre de laïcs salariés ? lorsqu’on observe le budget de certains doicèses -lorsqu’on peut y avoir accès- je suis effarée par les sommes consacrées à rémunérer des laïcs_ n’y a-t-il pas assez de retraités pour faire le travail dans les paroisses et les diocèses?

      • Au risque de me répéter, je rappelle que les nouvelles fraternités captent les rares vocations mais n’en augmentent pas le nombre. Inutile donc de compter sur elles . Certaines (St Jean, Point-Coeur…) sont même en délicatesse avec l’Eglise pour “manque de sens ecclésial” : entendez par là qu’elles souhaitent vivre leur charisme propre.

        • hermeneias.

          Vous vous répétez peut être mais ça n’est pas tout à fait exact ….pour le moins

          Les vocations ont beaucoup diminué à St Jean , par exemple , depuis que cette communauté a été mise complètement sous la coupe épiscopale en même temps que l’on discréditait “vicieusement” post mortem un fondateur qui avait été un reproche vivant à l’épiscopat français avec ses séminaires vides en plein marasme idéologique et théologique …..

          Et ça n’est pas le seul exemple loin de là

          Bref , tout cela mis bout à bout laisse extrêmement songeur

          • Oui. Cela n’empêche pas le nombre d’ordinations de rester globalement stable : entre 110 et 130 chaque année en comptant les religieux.

  4. hermeneias

    La question qui se joue est celle de l’Incarnation , bref de la FOI chrétienne et de l’Eglise du Christ , Une Sainte Catholique et APOSTOLIQUE fondée sur les Apotres et la Tradition ( transmission ) Apostolique .

    Désormais , en même temps , on assiste à une rupture de transmission , de plus en plus évidente avec pour parachever le processus , une destruction , DELIBEREE , du sacerdoce

  5. Courbet Marie-Ange

    Frère (?) Jean, je tombe par hasard sur ce site et je découvre vos propos particulièrement insultants pour les femmes. Qu’elles quittent rapidement une telle Eglise qui, sans elles auraient déjà périclitée depuis longtemps. La misogynie, les moqueries, les humiliations venant de personnes du même genre que vous, ont été leur lot bien souvent de la part de certains clercs. Nous devrions quitté nos paroisses. Mais l’Amour du Christ nous fait tenir malgré tout. Il a eu du respect pour nous, ce qui vous manque à vous qui osez vous dénommer “frère”.
    Malgré tout, recevez mes salutations. Marie-Ange Courbet

    • emilie

      Il a raison, les femmes n’ont rien à faire dans l’exercice du culte.
      Cela est dévolu au prêtre depuis que Jésus a institué l’Eucharistie et le Sacrement de l’Ordre.
      Jésus a t-il invité des femmes à la Cène ? Même Sa Mère était en retrait.
      Le prêtre devenant un autre Christ, son ministère doit rester du genre masculin comme était Jésus !
      Les fidèles doivent être pleins de respect pour lui.
      Il faut aussi que les prêtres apprennent à se FAIRE RESPECTER, ne pas accepter qu’on les nomme par leur prénom par exemple !

      Les femmes ont un autre rôle dans l’Eglise, le même que celui que la Sainte Vierge tenait avec les Saintes Femmes auprès de Son Fils et des Apôtres.
      Elles viennent en “complément” pour aider le prêtre.
      A Bétannie où Jésus aimait prendre du repos. Les soeurs de Lazare étaient et agissaient comme de parfaites maîtresses de maison servant leurs invités.
      Elles ne prenaient, en aucun cas, la place des apôtres ni celle de Jésus !

      Mais à notre époque qui aime SERVIR et rester à sa place en toute modestie ?
      Jésus n’ a t-il pas dit qu’il fallait se faire serviteur de ses frères pour qui voulait devenir grand ?

      Il n’y a rien de plus agaçant que ces femmes qui se mettent en avant à l’église, souvent en pantalon moulant ou en mini-jupe, prenant le micro et étourdissant l’assemblée de chants rythmés aigus, prenant la place du prêtre pour commenter ou méditer, se précipiter pour donner la communion, etc…
      Le prêtre ne peut même plus donner un avis, il n’a plus qu’à “obéir” à ce que souhaitent ces dames.
      Dans certaines paroisses, c’est insupportable !

    • fg

      Vous avez le droit de vous sentir offensée car frère Jean n’est pas tendre dans ses qualificatifs.
      Mais, dans de nombreuses paroisses, l’ingérence des dames patronnesses, catéchistes et autres responsables pastorales en tout, voulant tout régenter est un FAIT, et c’est normal que la patience des curés en soit mise à l’épreuve au-delà du supportable.
      Surtout quand les dames du catéchisme feraient mieux d’y retourner elles-mêmes avant d’enseigner.

    • magali gosti

      Tout à fait d’accord avec vous, sans les femmes bénévoles dans les églises, qui doivent s’occuper de tout y compris du ménage, repassage, repas…de leur curé (même intégriste voir surtout!!), il y a longtemps que les églises seraient fermées. Ce que les paroissiens demandent ce n’est pas plus de curés mais des prêtres véritablement convertis et non pas de jeunes tradis perdus dans leur vie, comme ceux qui s’engagent à daesh
      Nous voulons des prêtres/curés de qualités et si cela n’est pas possible, nous allons nous en passer et nous organiserons en conséquence…Oui, c’est possible…Si tous, y compris les curés sommes vraiment dans l’Amour du Christ…Et le ménage n’est pas que dans un sens, Vatican II, intégristes ou engagés laïcs.

      • hermeneias.

        magali gosti
        “nous voulons…..” ceci ou cela…. Mais pour qui parlez vous ? Qui représentez vous ? Que ce soit plus clair ….ou bien parlez , s’il vous plait , plus humblement , à la première personne du singulier en votre nom propre.

        De quel droit voulez vous ceci ou cela , exigez vous ? Beaucoup de familles ou individus qui parlent de l’extérieur ne se mettent pas en cause et ne savent pas de quoi ils parlent , ne sont pas prêts , eux mêmes , à s’engager dans la vie sacerdotale ou religieuse ou à permettre à leurs enfants d’envisager cette voie .

        Et puis dans les églises , les paroisses , il y a aussi des sacristains …..toutes sortes de services .

        Quant à avoir des prêtres “de qualité” , je ne vois pas bien ce que vous entendez par là et comment vous en jugez , il faut d’abord des familles “de qualité” ( des familles tout court ) et une “hiérarchie” des évêques qui appellent , qui ne bradent pas les bijoux …., le sacerdoce , pour en venir à une église ONG “humanitaire” protestantisée / sécularisée

        Les femmes , les saintes femmes , depuis le Christ ont toute leur place , une place éminente dans l’Eglise , encore faut-il qu’elles le comprennent elles-mêmes , HORS de la hiérarchie , dans l’ordre contemplatif et caritatif de la sainteté qui prime largement sur l’ordre hiérarchique et sa perpétuelle tentation du pouvoir !
        Elles ont , de fait , depuis Marie mère du Christ , Marie Madeleine la 1ère au Sépulcre et Marie de Béthanie , la première place , la “meilleure part” .
        L’Eglise actuelle , politique , et , comme par hasard , de plus en plus autoritaire et bureaucratique en même temps …..ferait bien dans s’en rappeler plutôt que de céder aux sirènes d’un égalitarisme froid et totalitaire

      • Deo Gratias

        Mais faites, Madame, faites votre petite organisation, on s’en balance de chez balance… Edapisees, c’était très drôle. Moi, j’aurai écrit edapis.e.e.s

        Nous n’avons plus aucune difficulté à vivre en France aujourd’hui notre foi catholique grâce aux prêtres et aux communautés traditionalistes. Et, selon des calculs savants lus sur internet et tenant compte de la courbe actuelle des ordinations sacerdotales, en 2038, il y aura plus d’ordinations en forme extraordinaire qu’en forme ordinaire. Pourquoi voulez-vous que l’on soit inquiet ? En plus, je serai à la retraite. Tiens, j’irai bien m’engager dans l’Eglise ou dans la paroisse de mon curé tradi…

      • Jean-Jacques

        Que voilà un langage que je reconnais . C’est celui que tenaient l’an dernier les membres de l’EAP de ma paroisse (désolé en majorité des femmes) qui ont fait partir notre jeune curé “intégriste” qui était en clergyman qui célébrait la messe en français face aux gens mais qui y croyait quand même et voulait faire les choses sérieusement et bien ça ne passait pas il a été qualifié de dangereux intégriste…Les lettres de dénonciations ont facilement trouvé le chemin de l’évêché et on a entretenu un profond malaise qui a fait fuir les quelques jeunes couples qui restaient ( le précédant curé de 77 ans soufflant sur les fraises tant qu’il pouvait…) . Et vous voudriez encore que des jeunes engagent leur vie dans ce cloaque ! ( pour rester poli)

        • hermeneias.

          Oui , je crois que l’on peut encore engager sa vie dans le sacerdoce ou la vie religieuse si on a une foi à déplacer les montagnes ….Mais il faut être très sérieusement averti et savoir mener sa barque , aller vers des congrégations ou fraternités dans certains diocèses y compris à l’étranger ….

          C’est un parcours du combattant !

          Sinon on va au “casse-pipe” et on perd des plumes

  6. Et que voulez-vous donc faire quand le prêtre le plus proche ne se trouve plus à 10, mais à 30 ou 40km, et qu’il a déjà plusieurs dizaines de clochers dans sa grande paroisse ??? Est-ce une raison pour ne plus ouvrir les églises, faire le catéchisme, visiter les malades, secourir les pauvres ? Les laïcs ne sont pas responsables du manque de prêtres .Certains (j’en suis) ont des enfants prêtres…ailleurs ! Sous prétexte de honnir les “éapistes” (quel manque de charité envers des chrétiens dévoués !), vous conseillez donc de laisser des doyennés entiers sans église ouverte ? Que proposez-vous donc, lecteurs et rédacteurs de RC, pour que l’Eglise vive encore dans 10 ans, quand certains diocèses n’auront plus qu’une dizaine de prêtres actifs ? Les solutions type prêtres africains, St Martin et autres touchent déjà leurs limites. Que cela plaise ou non, des chrétiens continueront de se retrouver dans leurs églises et frapperont à la porte du tabernacle comme St Thomas d’Aquin pour qui “la puissance de Dieu n’est pas limitée par les sacrements “. Au moins reste-t-il la Parole : personne ne pourra nous l’enlever .

    • hermeneias

      Oui d’accord mais ce faisant , au lieu de redresser les choses , de remettre l’Eglise du Christ sur ses pieds pour sa mission , on l’installe ( délibérément ? ) dans la pénurie et …..la sécularisation et destruction du sacerdoce ….

      Le “grapin” , comme disait le curé d’Ars , doit se réjouir

    • Votre énergie est admirable.

      Vous êtes de toutes les polémiques et présentez toujours des paroles visant à défendre votre point de vue comme seule lumière.

      Il faut juger un arbre ses fruits et au cléricalisme à succéder la situation actuelle ouvertement catastrophique.

      Je citerai Péguy, de gauche donc fréquentable:

      “Il faut toujours dire ce que l’on voit. Surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit.”

      • hermeneias.

        Antoine de …..

        “au cléricalisme a succédé….” . Ah bon ? Il y aurait donc eu des siècles , ô horreur , de “cléricalisme” avant la catastrophe actuel !
        Nous voilà rassuré ! C’est donc logique et mécanique …. un peu trop , un peu court !
        Et la floraison des congrégations , mouvements laics et religieux de toutes sortes , oeuvres en tous genres , Hotels Dieu , Universités , arts magnifiques produits par des artistes inspirés ….cela vous aurait-il échappé ?

        C’est d’un simplisme digne de l’idéologie ou de l’herméneutique de rupture , de la table rase , promue par certains depuis Vatican 2

  7. Optique 46

    Merci Père Camiade sur vous repose tout l’espoir de la grande espérance conciliaire aujourd’hui en France.
    Nous n’avions pas compris que vous étiez bien le fils spirituel de Monseigneur Noyer et de Monseigneur Rouet!! Le peuple de Dieu vous remercie

    • Deo Gratias

      Ah, bon ! Il y a encore une grande espérance conciliaire en paroisse !? C’est pas ce que dit un homme très informé, très, très conciliaire, un ancien journaliste du Monde spécialiste des questions religieuses, Henri Tincq, qui, dans son dernier opus, est carrément désespéré par la situation de l’Eglise actuelle aux antipodes de son idéologie post-concilaire ! Moi, il m’a donné envie de rendre grâce à Dieu… Bien le bonjour dans votre paroisse édapisé.e.s.

      • RIEUX

        Je pense qu’il s’agissait de second degré de la part de Optique 46.
        En tout cas ceux qui connaissent Monseigneur Camiade ne peuvent pas comprendre cette évolution déjà amorcée comme vicaire général a Agen
        Ne serait-il pas l’objet d’un chantage, de pression…? la franc-maçonnerie et ses méthodes ne sont pas des mythes, ce sont bien ses manières de faire

    • Eugène

      Monseigneur Camiade déçoit tous ceux qui le connaissent à la mesure de l’attente qu’ils avaient mise en lui.
      C’est absolument déprimant

  8. Arome

    Bonjour Yr,

    la période est amère pour ceux qui aiment l’Eglise, c’est certain.
    – dans beaucoup de paroisses (rurales au moins), ce sont déjà des EAP officieuses qui gouvernent
    – parmi eux, beaucoup d’idéologues et très souvent des sorciers. Nos curés sous-estiment cette dimension : ils devraient systématiquement exorciser leurs paroisses en arrivant. Cela se faisait au XIXe siècle dans les missions, non sans raison.
    – les évêques et les prêtres, même de bonne volonté, ont beaucoup de mal à gouverner, quand ils en ont la volonté et quand ils n’en sont pas complices. Soyons justes : la tendance de ce côté-là est à la nomination d’évêques classiques.
    – une loi constante : ce qui doit tomber finira inéluctablement par tomber. La sélection (sur)naturelle clarifiera le paysage. Ne soyons pas naïfs : les attaques se concentreront sur les ilôts de résistance. A ce titre, le combat en paroisse peut permettre à retarder, voire inverser la tendance.

    De grâce lisez attentivement : oui au nom du Concile beaucoup de mal a été fait. Maintenant ne confondez pas une cause et un effet, sinon vous vous tromperez de remède.

    Je témoigne que j’ai vu des paroisses renaître le jour où le curé a remis l’adoration du Seigneur en vigueur. Ne vous laissez pas abattre : les bons n’ont pas disparu, ils observent et ils attendent. Qu’un prêtre remette en place une chapelle d’adoration et tout repart. En général, il remet aussi le tabernacle au centre, les confessions, les servants d’autel et la messe en forme extraordinaire…

    Un catholique (traditionaliste ou pas) qui n’adore pas devient sec et stérile. Un catholique qui adore devient un ambassadeur du Ciel, et les fruits sont étonnants, même via un laïc.

    Adorez, et la mauvaise doctrine disparaîtra. La rapidité du recouvrement a d’ailleurs quelque chose de proprement surnaturel.

    Bien à vous,

    PS : soyons rigoureux dans nos raisonnements, la situation est trop grave pour nous permettre l’approximation. Il n’existe pas d’Eglise moderniste, personne ne se revendique de cette appellation. Il y a des hérétiques dans l’Eglise catholique. C’est un problème. Il sera réglé, d’une façon ou d’une autre : les portes de l’Enfer ne l’emporteront pas contre l’Eglise.

  9. Arome

    2e PS : ce qu’on appelle aujourd’hui “adoration eucharistique” et “vivre vraiment sa foi” s’appelait au temps jadis “se consacrer au Sacré-Coeur”. J’ai vu le mal reculer devant le Rosaire, et pourtant il était puissant. Pas de défaitisme, et PAS DE DIVISIONS ENTRE FORCES DE RECONQUETE ! Pas maintenant (et d’ailleurs : jamais).

  10. Joel

    Les EAP ne sont en effet pas viables sur le long termes.
    La plupart des gens qui la compose sont, comme le dit l’article, des personnes d’un age avancé.
    Leur enfants ne sont pas mariés religieusement et leur petits enfants ne sont pas baptisés .
    Les campagnes se désertifiants, il n’y aura personne pour prendre leur relève.
    La majorité des jeunes vivant encore en campagne sont loin , très loin, des questions religieuses.
    Quand on sait , aussi combien déjà dans les paroisses citadines il est difficile de trouver des personnes pouvant rendre certains services paroissiaux ( sacristie, secrétariat, ménage, fleurs… par ex), on peut vraiment dire que ces EAP seront infécondes!

  11. FIDANZA

    A lire certains commentaires, je me questionne si par manque de prêtres on veut la fermeture des Eglises
    si des baptisés font vivre l’Eglise , je pense que c’est aussi notre vocation, sans rien s’approprier.
    Mais quel sentiment anime vos commentaires incendiaires vis-à- vis des femmes !
    “AIMEZ VOUS LES UNS LES AUTRES Comme JE VOUS AI AIME” nous en sommes loin !!

    • hermeneias

      Vous comprenez visiblement de travers .
      Le point est que l’on ne fait RIEN pour qu’il y ait des prêtres , on en décourage même un grand nombre……( cf entre autres la Fraternité des saints Apotres )
      C’est à croire que l’on fait TOUT pour en arriver à des paroisses sans prêtres

      • Ce qui était autrefois le vivier des vocations, les paroisses rurales et les familles nombreuses, n’existe plus. Qui donc est ce “on” qui ne veut plus des vocations ? Vous et moi ? Inutile d’accuser les autres.

        • hermeneias.

          Non Rascol

          Vous peut être mais pas moi . Je connais de près des prêtres et j’ai moi même payé cher “l’incurie” et le cynisme froid d’un certain clergé y compris évêque qui laisse très songeur ….

          Vous vous cachez derrière votre petit doigt en feignant de ne pas voir pour pouvoir vous endormir avec bonne conscience ?

          L’histoire de la Fratternité de Sts Apotres , des Franciscains de l’immaculée , de St Jean ( frères et soeurs ) ….entre AUTRES en dit long ( sans parler de certains séminaires diocésains bon teint qui n’étaient pas réputés pour leur progressisme échevelé …) .
          Mais certains préfèrent se boucher les yeux et les oreilles en s’abimant / s’évadant dans un piétisme sentimental .
          La vraie mystique , elle , est très , éminemment , REALISTE . Cf The d’Avila ou …. Marthe Robin

  12. rocheteau

    on espère, qu’un certain nombre de pasteurs auront l’intelligence, le courage et le véritable sens missionnaire de rechercher des solutions de relèvement de l’Église et de reviviscence des vocations sacerdotales et religieuses, comme le firent jadis les évêques de la Contre-Réforme, tels saint Charles Borromée en Italie, saint François de Sales en Savoie, Alexandre Sauli en Corse, et le bienheureux Alain de Solminihac en France… à Cahors…

    et on prie pour cela ! que Notre Dame protège nos paroisses, nos diocèses, notre Eglise, la France !

    • Sur ce point il s’est partiellement trompé . Tout comme les abbés Godin et Daniel qui faisaient le même constat en 1943 . Les hommes et les femmes des déserts écclésiaux n’adorent pas le veau d’or. Bien sur ils consomment s’ils le peuvent et ont une vision à court terme du bonheur. Mais ils viennent en aide à leurs voisins quand les eaux montent et éduquent leurs enfants. Dieu a laissé en eux son amour comme une marque de fabrique.

      • hermeneias

        Ce n’est pas la modestie qui vous étouffe Rascol .

        J’ai pu constater , de mon côté , que le St curé d’Ars avait largement raison .

        Le veau d’or , la fascination de l’argent et du pouvoir , c’est une pente glissante très facile à descendre dès que se perd le contact avec l’Eglise fondée sur les Apotres choisis par le Christ lui-même .
        La foi se transforme en moraline humanitaire et se ramène à…….” aider son voisin” c’est à dire à une morale utilitaire .

        La réduction de la foi à une morale commune dont l’horizon ne dépasse pas celui de la vie en société , la réduction au civisme , est une forme d’idolatrie .

        Enfin l’écologisme et le syncrétisme qui déifient l’univers et la planète reviennent aussi à adorer le veau d’or

        • La pratique religieuse ordinaire n’est nullement incompatible avec le culte de Mammon. Quand la France avait 60 000 prêtres avant la Révolution, quand elle en avait 40 000 en 1960, cela n’a nullement empêché la déchristianisation. Sans prêtre on adore sans doute quelques idoles de plus, mais fait-on tellement mieux quand on a des prêtres ? “Les paysans de l’Ouest qui émigraient à Paris cessaient de pratiquer quand ils avaient franchi la gare Montparnasse” faute de retrouver leurs repères paroissiaux habituels, dit l’historien Gabriel Le Bras. Qu’a fait l’Eglise pour les accueillir ?

          • hermeneias

            Faux Bruno et pour preuve votre discours à très gros traits ou à la louche est contradictoire et très grossier dans l’analyse .
            L’analyse qui n’en est pas une est très peu circonstanciée ne tenant compte ni des temps ni des lieux ni du contexte politique comme s’il y avait eu et s’il y avait une évolution naturelle , une marche inéluctable et préécrite de “l’Histoire” .
            Vous vous contentez , de peu , en citant Le Bras comme un “pape” ou un gourou , un argument “ultime” d’autorité .
            Pour faire court c’est pathétique de soumission et d’abdication de l’intelligence .

            Ce brave homme est tout imprégné , pour faire court ici , de la doxa ou vulgate marxiste d’un sens inexorable de l’histoire c’est à dire d’une vision profondément athée ( sans providence ni liberté humaine )

  13. professeur Tournesol

    Je ne suis pas canoniste, mais dans le diocèse de Poitiers, l’ex-archevêque mgr Rouet voulant donner trop de pouvoirs aux laïcs dans les paroisses, son décret a été cassé par Rome. Dans le même diocèse, qui se porte fort mal, il y a d’immenses paroisses, divisées en “relais”, on n’a même pas un “relais” dans chacune des anciennes paroisses. Comme le dit la conclusion, vu la moyenne d’âge des “laïcs engagés”, il va être difficile de maintenir partout des EAP, quand madame Michu sera décédée et soeur Thérèse atteinte d’Alzheimer.
    On peut certes critiquer, mais si quelqu’un a une crosse magique pour trouver des futurs prêtres, qu’il la donne a mgr Camiade. Il est vrai que la perspective de n’être qu’un desservant sous la coupe d’un quarteron de bigotes en retraite risque de refroidir certaines vocations.
    L’article distingue paroisses avec et sans curé. Il y a certes des paroisses sans curé résident, mais toutes les paroisses ont un curé, qui n’est pas seulement curé de la localité où il habite.

    • hermeneias

      Les vocations non ecclésialement correctes , conforme au nouveau dogme syncrétiste “humanitariste” , sont systématiquement cassées avec un cynisme épais …..

      Quand Paul VI parlait des fumées de satan sur le tard , il n’avait pas tord et savait de quoi il parlait

      • Jean-Jacques

        Connaissez vous des vocations qui proviennent d ‘institut “tradi” et qui soient correctement utilisées ? Moi je n’en connais pas. Tous les prêtres provenant de ces instituts doivent se contenter de célébrer la messe le dimanche ( parfois en semaine ) dans des chapelles excentrées ou cachées entre les immeubles . Souvent une concession attribuée de fort mauvaise grâce . C’est là le très grand péché de l’Eglise de France et la conséquence en est qu’elle n ‘aura pas de vocations tant qu’elle méprisera a ce point les dons du Seigneur. C’est valable pour les responsables comme pour les fidèles qui ne veulent pas de prêtres en soutane chez eux et encore moins de messes ” intégristes” , je l’ai entendu dire souvent par certains paroissiens dont beaucoup aspiraient à devenir membre d’EAP… Les EAP sont un emplâtre sur une jambe de bois et pire que cela c’est un refus de la grâce…

  14. Rosme

    Il est normal que l’Eglise “conciliaire” ne porte pas de fruits puisqu’elle a trahi la mission que Jésus Christ a confiée a Son Eglise. Quand la malorité de ses prétres seront morts, les pauvres fidèles seront livrés à la pauvreté des Eapistes. Belle perspective !
    Heureusement que l’Eglise Traditionnelle n’a pas suivi cette voie mais malgré elle, que de dégâts

  15. Lecteurs et rédacteurs de ce forum, je me répète : que proposez-vous donc ? Les “fraternités” nouvelles n’ont pas augmenté le nombre d’ordinations, elle les ont seulement déplacées. Allons-nous renoncer à prier et à vivre de l’évangile parce que nous n’avons plus de prêtres ? Pour ma part je réponds non.

        • hermeneias.

          Cela c’est de la petite comptabilité à la petite semaine qui plairait bien au banquier moyen qui regarde ses 2 colonnes de chiffres .
          Aucun critère qualitatif n’entre en ligne de “compte”

          • hermeneias.

            Je n’ai pas bien compris la remarque d’Antoine de Lisbonne et de Padoue ni si elle s’adressait à moi……..

            Dans ce cas , et pour faire court ici , on sait bien ou on devrait savoir qu’en bonne arythmétique , on n’additionne pas des poireaux et des navets ….ou bien il faut les distinguer ce qui implique déjà une certaine appréhension de la QUALITE dans le réel qui permet d’opérer des distinctions ….
            Quand la quantité écrase la qualité et aplatit tout en une masse informe , que tout est chiffré , on est dans le totalitarisme …..

            Bref pour les vocations ….elle ne sont pas interchangeables et ce qui est “pris” par une communauté n’est pas simplement et platement retiré aux diocèses et aux paroisses ….
            Mais nous vivons dans une époque de totalitarisme global …..même dans l’Eglise , l’Eglise mondaine , passée au “monde”

          • Cher hermenias.

            De Lisbonne même si cela vous chagrine, il est né à Lisbonne.

            Du reste je partage votre analyse mais pas votre mépris.

            Cher Bruno, vous allez un peu vite en besogne et me jugez plus vite encore.

            Malheureusement, les églises se fermeront par le simple jeu arithmétique et comptable.

            Si nous revenions à leur fonction première, adorer Dieu, la situation deviendrait bien différente…

  16. Rosme

    Il est normal que l’Eglise “conciliaire” ne porte pas de fruits puisqu’elle a trahi la mission que Jésus Christ a confiée a Son Eglise.  Quand la malorité de ses prétres seront morts, les pauvres fidèles seront livrés à la pauvreté des Eapistes. Belle perspective ! 

    Heureusement que l’Eglise Traditionnelle n’a pas suivi cette voie mais malgré elle, que de dégâts!

    • En Pologne, en Italie, au Vietnam, les vocations sont toujours nombreuses. La baisse des ordinations en France avait commencé avant le concile. Deux viviers de vocations, le monde rural et les familles nombreuses sont par contre en voie de disparition.

  17. Pas de panique! Le Christianisme a commencé sans prêtre (Actes des Apôtres 2,42-46), et le christianisme finira sans prêtre. Soyons lucides : La prêtrise juive a définitivement disparu car les prêtres avaient excellé dans la désobéissance à la Parole de Dieu, mais le judaïsme continue. L’Esprit Saint est à l’œuvre.

    • hermeneias.

      Jean

      un peu court comme théologie . Dans certains cas il vaut mieux s’abstenir cela évite le ridicule . Ou bien il faut être moins péremptoire .

      Ne paniquez donc pas sur la supposée “panique” de ceux qui sont , comme moi , affligés par ce qui se passe mais non désespérés . Saisissez vous la nuance ?

      • hermeneias.

        “L’Eglise a commencé sans prêtre” ?

        Le Christ et les Apotres ….excusez du peu ! L’enseignement n’est plus fait dans l’Eglise / ONG protestante …..
        Il y avait , parait-il , m’a t-on dit , des “diacres” ….tel Etienne …..

        Tout cela laisse songeur

    • Les chrétiens du Japon ont survécu pendant deux siècles sans prêtres. J’ignore s’ils avaient des EAP mais ils baptisaient les enfants, mariaient les couples et ensevelissaient chrétiennement les morts. Quand des missionnaires de MEP ont débarqué à Nagasaki au XIXe siècle, des chrétiens sont venus à eux et leur ont dit :”Votre cœur est notre cœur”. Tachons donc d’en faire autant.

      • hermeneias.

        Vous confirmez , sans le savoir …. , la nécessité des prêtres en prenant en exemple une situation limite qui a nécessité le martyr de religieux prêtres jésuites .
        Serions nous dans la situation du Japon de l’époque ? Nos évêques actuels sont-ils des martyrs de la Foi ?

        Allez jusqu’au bout ! Courage !

  18. Agenor

    Tous ces nouveaux évêques dits classiques ….
    C’est un peu comme la politique dans notre pays: les ” réformes sociétales ” que le Parti socialiste n’arrive pas à imposer c’est la droite ( la fausse droite RPR UMP LR) qui le fait ….
    Là c’est pareil : les évêques des années 70, Bardone, Gilson, Rouet, Noyer et consorts finalement, ça ne les intéressait pas de s’occuper de la structure de l’Église.
    Et bien ce sont les jeunes évêques
    ” classiques” qui veulent faire carrière avec Bergoglio qui se sont attelés à l’ouvrage.
    Et comme Monseigneur Camiade est très très très ambitieux…
    Il est permis d’avoir peur…..

  19. Fr Didier Marie

    Là où il n’y a plus de prêtres alors les hommes honorent les bêtes et s’abaissent à des sacrilèges et des hérésies et salissent les lieux saints tandis que les anges et les saints se voilent la face pour ne pas voir ces abominations perpétuées par ceux qui se disent être membres du peuple de Dieu…

    • Ce n’est pas la faute des baptisés si l’Eglise impose des formations de 8 ans aux séminaristes et décourage ainsi bon nombre de jeunes d’envisager le sacerdoce. La qualité des “prestations” des prêtres ne justifie pas ces bac +8 . Un jeune qui renonce à l’ordination parce qu’il n’est pas sur de lui après 8 ans de séminaire a perdu contact avec la vie professionnelle et se retrouve à 30 ans sans rien.

      • LUCAS

        Je partage totalement votre avis ….
        Il faut qu’il y ait des prêtres intellectuels évidemment mais il y a actuellement un intellectualisme et un “bourgeoisme” effarant et obligatoire ..
        À la parisienne quoi….

      • fg

        Le séminaire dure 6 ans et 6 ans de formation théologique, morale et humaine, c’est tout sauf rien, sauf aux yeux des incroyants ou des cathos mous, ce qui est encore pire.
        Je connais plus d’un ex-séminariste et aucun d’eux (ils ont tous un emploi) ne regrette sa formation spirituelle

        • hermeneias.

          Ce qui est moins normal c’est que certains responsables diocésains et évêques se moquent pas mal , apparemment , du devenir de certains qui ont été écartés pour des motifs souvent peu clairs , non dits ( inavouables ? ) et sans dialogue .

          Pour ceux qui sont ordonnés la formation humaine et …..intellectuelle et spirituelle est souvent défaillante mais ces 6 ou 8 ans sont plutôt , souvent , des années de formatage idéologique dans l’église actuelle .
          A la grande époque d’Albert le grand , de St Bernard , de Thomas d’Aquin , les disputatio , les controverses philosophiques et théologiques étaient courantes ….et donc la liberté plus grande .

          C’est là qu’est surtout le problème

        • La formation est cinq ans : deux de philosophie et trois de théologie. Mais on la rallonge avec des années de propédeutique et de stages, histoire de voir si la vocation est solide. Mais la durée ne prouve pas grand chose : c’est l’étape du diaconat avec vœu de célibat qui est décisive.

          • hermeneias.

            Bruno
            Oui d’accord pour les “rallonges” , délayages inutiles de formations qui ressemblent , avec leur côté filière obligatoire et unique , de plus en plus à des moules de formatage …..dans une époque relativiste .
            Sous le pontificat de J.Paul 2 il y avait une très grande variété de parcours et de formations . Certains plus agés , ayant une expérience humaine et professionnelle et des formations théoriques ou techniques , prenaient des raccourcis et c’était heureux . C’était une richesse .

            Actuellement certains prêtres de haute valeur spirituelle et humaine mais dont le parcours a été atypique ( ordonnés il y a 20 ans ou plus ) sont placardisés car ils “dérangent” .
            L’un deux m’a fait cette réflexion saisissante de justesse , “le relativisme c’est l’arbitraire et l’arbitraire c’est la tyrannie” …..dans la société comme dans l’Eglise .

            Nous en avons l’illustration abondamment

  20. On tire beaucoup à boulets rouge sur ce site : sur l’Eglise, sur le Concile, sur les évêques,sur l’ “autre” en général coupable de tous les maux.. On y trouve beaucoup de solutions verbales sans grand rapport avec la réalité : si on avait fait ceci, si on avait empêché cela, etc. Et nous, chacun de nous ? Ce seul pays de mission sur lequel nous avons quelque pouvoir : est-ce que nous nous convertissons ? Le Seigneur ne nous jugera pas sur nos lamentations.

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