L’Eglise possède-t-elle la plénitude la vérité ?

Download PDF

Mgr Jean-Michel Di Falco a signé la tribune de Jacques Attali, dans laquelle il est affirmé :

“Nulle doctrine, nulle religion, nulle idéologie, nulle science, nulle culture ne peut revendiquer pour elle seule la propriété de la vérité. Nul peuple, nulle religion, nulle doctrine, nulle science, nulle culture ne peut survivre sans respecter, écouter, partager, échanger, apprendre des autres.”

Cette phrase a fait polémique par son caractère relativiste, notamment sur Perepiscopus.

Lisant ces réactions, Mgr Di Falco précise que cette phrase

“ne remet pas en cause la vérité en laquelle nous croyons mais reconnaît la part de vérité présente dans les autres religions.”

Et à l’appui, il cite un extrait de Nostra Ætate, la Déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes, du Concile Vatican II, un extrait du discours du Pape Jean-Paul II lors de la rencontre avec les jeunes musulmans à Casablanca le 19 août 1985, puis un texte du Pape Benoît XVI, dans l’exhortation apostolique post-synodale Ecclesia In Medio Oriente [l’Église au Moyen-Orient] du 14 septembre 2012. Mais ces textes ne valident pas l’assertion contenue dans le texte de Jacques Attali. Ces textes disent que personne, ni vous ni moi, ni Mgr Di Falco, ne possède la vérité, car la vérité ne se possède pas, elle est un don, etc.

Nous croyons que la Vérité est une Personne, Jésus-Christ, Dieu fait homme. Cette Vérité est venue dans le monde pour se révéler aux hommes. Et nous croyons aussi que l’Eglise, épouse du Christ, possède, comme le disait Jeanne d’Arc, la vérité, car « m’est avis que Jésus et l’Église c’est tout un ». Or le texte d’Attali nie le fait que la religion catholique puisse revendiquer détenir seule la vérité. Car la plénitude la vérité a été confiée à l’Eglise catholique, comme le disait le cardinal Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dans une note de 2007 approuvée par le pape Benoît XVI. Dans le décret du Concile Vatican II sur l’oecuménisme, Unitatis Redintegratio, il est précisé:

“la plénitude de grâce et de vérité […] a été confiée à l’Église catholique”

Mgr Di Falco doit distinguer l’Eglise catholique, religion a qui a été confiée la plénitude de la Vérité et nos petites personnes.

29 comments

  1. jejomau

    Nostra aetate est un document plein d’erreurs qui ne vaut pas un clou en matière doctrinal Mgr … Si, si… Je vous conseille en revanche la lecture de Dominus Jesus dont la sûreté doctrinale est sûre , confirmée par la Congrégation de la Foi et dont la portée Magistérielle est infiniment supérieure à votre texte bidon Nostra Aetate !

    http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=dominus_jesus

    EXTRAITS :

    “On doit en effet croire fermement que la révélation de la plénitude de la vérité divine est réalisée dans le mystère de Jésus-Christ, Fils de Dieu incarné, qui est ” le chemin, la vérité et la vie ” (Jn 14,6)”

    “6. Est donc contraire à la foi de l’Église la thèse qui soutient le caractère limité, incomplet et imparfait de la révélation de Jésus-Christ, qui compléterait la révélation présente dans les autres religions”

    “C’est pour cela que ” nous ne devons croire en nul autre que Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit “.

    “On doit donc tenir fermement la distinction entre la foi théologale et la croyance dans les autres religions.”

    “8. On avance aussi l’hypothèse de l’inspiration des textes sacrés d’autres religions………… Néanmoins, la tradition de l’Église réserve la qualification de textes inspirés aux livres canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament, en tant qu’inspirés par le Saint-Esprit.”

    “11. Il faut pareillement croire fermement la doctrine de foi sur l’unicité de l’économie salvifique voulue par le Dieu Un et Trine. ”

    “12. D’autres envisagent encore l’hypothèse d’une économie de l’Esprit Saint au caractère plus universel que celle du Verbe incarné, crucifié et ressuscité. Cette affirmation aussi est contraire à la foi catholique, qui considère en revanche l’incarnation salvifique du Verbe comme un événement trinitaire.”

    “Il n’y a qu’une seule économie salvifique du Dieu Un et Trine, réalisée dans le mystère de l’incarnation, mort et résurrection du Fils de Dieu, mise en oeuvre avec la coopération du Saint-Esprit et élargie dans sa portée salvifique à l’humanité entière et à l’univers: ” Les hommes ne peuvent donc entrer en communion avec Dieu que par le Christ, sous l’action de l’Esprit ”

    Bref : il me semble que c’est très clair non Messieurs les évêques ? Seule l’EGLISE CATHOLIQUE DETIENT LA PLENITUDE DE LA VERITE et vous êtes tenus de mourir en martyrs (témoins) pour ceci que d’être des couards !

    • emmanuel2

      Comment connaissez-vous la validité doctrinale de Nostra Aetate ? Qu’est-ce qui permet d’en juger ? Sur quoi vous appuyez-vous pour dire que Dominus Jesus est plus sûr doctrinalement que Nostra Aetate ? Bref, sur quel critère vous appuyez-vous et celui-ci est-il conforme à la hiérarchie des documents du Magistère (lesquels ne prétendent pas avoir tous la même valeur) ?

    • Courivaud

      En fait, cette dérive n’est pas le seul fait des évêques français.

      « Dominus Jesus » est sans doute une encyclique de référence dans la mesure où Benoît XVI tentait (en vain) de relire les « enseignements » de Vatican II à la lumière du magistère infaillible.
      Mais cette tentative a tourné court : non seulement son successeur ne n’y intéresse pas (et en tout cas son voyage en Terre sainte le prouve sans ambiguïté et plus encore cette prière (calamiteuse) dans les jardins du Vatican, mais aussi parce que cette tentative n’avait aucune chance d’aboutir tant « Nostra aetate » est un modèle de confusion doctrinale…. à ne plus reproduire.

      En tout cas, comment s’étonner des propos de Mgr di Falco, qui a peut-être des qualités de “communicant” (pas ici du moins)… mais qui n’est certainement pas théologien, ce qu’un évêque, par définition devrait être.

      • emmanuel2

        Ma question (qui est aussi celle du commentaire du “Curé de campagne”) reste donc sans réponse : qu’est-ce qui vous permet de dire que la déclaration Nostra Aetate est un modèle de confusion doctrinale ? Au lieu d’asséner ce qui vous semble une évidence (mais qui ne l’est peut-être pas pour votre interlocuteur), argumentez et montrez en quoi les évêques, qui ont écrit et voté ce texte, se sont trompés. Faute de cela, il vous faut accorder à votre interlocuteur de préférer la confiance dans le Magistère à une opinion personnelle qui refuse de se justifier.

  2. Benard Marguerite

    Respecter le choix des autres , oui.
    Tout n’est pas mauvais……………..
    Aimer tout être humain sans distinction de race, de couleur, de croyance religieuse , oui.
    Nous aider et nous aimer les uns les autres , oui.
    Cependant , le Crist est venu sur notre terre , sa naissance sa mort sa résurrection , sa vie et ses messages laissés : Je suis le chemin , la vérité et la vie , Jésus est mort pour nous , si nous méditons les mystères du rosaire tous les jours notre foi serait ferme et sans détour ….
    Dieu notre Père , par sa vie , sa mort et sa résurrection , ton fils Jésus nous procure le salut éternel ,ACCORDE
    NOUS DE CONFIRMER NOTRE VIE AUS MYSTERES DU ROSAIRE……. Si nous sommes tièdes , si nous tâtonnons par ci par là d’une religion à l’autre , n ‘oublions pas que Jésus est mort pour chacun de nous , se serait le trahir .
    Nous avons le libre orbite , nous avons également le code à suivre , Jésus lui même , la vie de nos saints , la vie de nos ancêtres dans une foi sans pareil .

  3. gerard

    Merci Mr jejomau ,merci pour nous ,qui sommes déboussolé de puis Vatican II ,mais qui suivons le Saint Père et prions pour lui et touts les prêtres.

  4. Seule l’EGLISE CATHOLIQUE DETIENT LA PLENITUDE DE LA VERITE et…

    Les saintes Ecritures pas l’Eglise qui est très imparfaite !

    Je lis actuellement “je m’appellerai François”; des réformes sont nécessaires :le carriérisme, le sexe , le blanchiment d’argent, etc.

    Prions pour François car le Benoît aurait devant tous ces scandales …

  5. Isambart Busquet

    Merci à JEJOMAU pour ce rappel de la vraie doctrine et de “Dominus Jesus”.
    Que deux évêques de France, Mgr Di Falco et Mgr Hérouard aient osé autoriser l’Express à faire apparaître leur nom à la suite d’un tel texte est non seulement navrant, mais inquiétant pour le peuple chrétien de France.
    Ou bien, ils n’ont pas su résister à une pression franc maçonne et, au lieu d’essayer de se disculper, il leur faut dénoncer fermement cette déclaration, ou bien ils adhèrent à ce texte et ils donnent la preuve qu’ils mènent leurs troupeaux sur une mauvaise route. Or Mgr Hérouard est directeur du séminaire français de Rome … ce sont donc tous ses séminaristes auxquels il enseigne la mauvaise foi.
    Il appartient à la Congrégation pour la doctrine de la Foi de remettre, charitablement certes mais fermement aussi, dans le droit chemin ces deux pasteurs qui entrainent leurs troupeaux vers les ténèbres.

  6. Hercule

    Bonjour,

    En lisant ces commentaires inquiétants de Mgr Di Falgo, il est facile de comprendre que nous avons atteint ces temps de grande confusion prophétisés par saint Paul de Tarse :

    « Car un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine,
    mais, selon leurs propres convoitises, l’oreille leur démangeant,
    ils se donneront des maîtres à foison et se détourneront de la vérité pour se tourner vers les fables. »

    Saint Paul ( II Timothée 4,3-4 )

    Que dire de Mgr Di Falco et de son attrait pour les vanités mondaines ?
    Rien de plus si ce n’est qu’il comprendra tout le jour où Dieu dans sa grande miséricorde lui permettra de purifier sa Foi en regardant couler le sang de son propre martyre…
    Arrivé à cette ultime épreuve, je pense que Mgr Di Falco aura vraiment tout compris.

    Prions les uns pour les autres, afin que Dieu nous donne la force de supporter l’épreuve jusqu’au sang…

  7. il me semble que le texte ne parle pas de la question de la plénitude de la Vérité qui est n la Personne de Notre seigneur, puisqu’il est une Personne divine ayant assumé la nature humaine hypostatiquement unie à la nature Divine en une seule Personne qui est le Verbe.
    En tant qu’Il est Dieu, Il est la la Vérité. Quant à l’Eglise catholique, elle est son épouse et est conduit par le Saint Esprit à la vérité Toute entière comme le souligne l’évangéliste s Jean.
    Le Texte veut simplement dire qu’il ne faut pas nier qu’ailleurs aussi peut se trouver des parcelles de vérité spéculatives ou pratiques (par ex le judaïsme croit que Dieu est Père et créateur,, l’islam qu’il est miséricordieux) ou pratique : la ferveur ou la bienfaisance quand elle existe)
    Il me semble que le but de ce texte est précisément de rappeler à l’islam qu’il ne peut pas continuer à s’ériger en unique religion au point de penser “rendre un culte à Dieu” en tuant les autres ou en leur interdisant l’utilisation du mot Dieu
    Donc ce texte me semble aller contre l’islam violant, armé, totalitaire plutôt que vouloir renier le catholicisme.
    En d’autres termes, il ‘agit d’un texte d’ordre pratique, et à recevoir comme tel : il ne dit pas que l’Eglise ne possède pas la Plénitude de la Vérité qui est le Christ : il dit que nul ne doit revendiquer pour soi seul toute la vérité.
    C’est la liberté religieuse qu’il demande pour es autres à l’islam armé.

  8. Alex

    La Vérité est Une et indivise:
    il est complètement mensonger de dire que des “parts” de vérité sont présentes dans les autres religions. D’ailleurs, impossible de retrouver un exemple viable du moindre morceau de vérité dispaché partout:
    ça , c’est du NEW AGE EN FORCE.

    La réalité à témoigner de la vérité, c’est que ceux qui ne croient pas et n’aiment pas Christ, ne croient et n’aiment absolument pas Dieu: jésus au temple répondit à ceux qui disaient aimer dieu, l’aimeraient donc lui aussi.
    ensuite, ceux et celles qui disent etre descendants d’abraham et bien christ a répondu qu’ils feraient les oeuvres d’abraham, ce qui n’était point le cas en toute évidence.

    donc l’évangile est très clair, renier christ, c’est renier dieu, et impossible de relationner le père-dieu sans le fils-christ.

    la religion c’est ça; “religionere” = “ce qui relie à dieu”:
    alors pourquoi reconnaitre des courants de croyances qui ne relient ABSOLUMENT PAS à Dieu !
    c’est renier, mentir, trahir et tuer la Vérité-Personne=Christ, ça !

    donc ya pas d’égalitarisme, relativisme et finalement APOSTASIE à encourager pour fayoter les autres religions, puisque les FAUSSES-religions sont issues des FAUX-PROPHETES NOMBREUX (dixit Christ) …

    Christ en fut martyrisé et exterminé pour avoir RENDU TEMOIGNAGE A LA VERITE, AU PERE.
    donc ceux qui renient ce témoignage et ne le prolongent pas sont des traitres, des menteurs, des voyous, des violeurs , des voleurs, des assassins de la vérité, de la résurrection, qui est le Messie et le Royaume.

    ça va grincer des dents au jour J, c’est garanti sûr !!

  9. Anne Lys

    Si Mgr di Falco en signant le texte qui affirme que « Nulle doctrine, nulle religion, nulle idéologie, nulle science, nulle culture ne peut revendiquer pour elle seule la propriété de la vérité. » ne voulait pas « remettre en cause la vérité en laquelle nous croyons mais [reconnaître] la part de vérité présente dans les autres religions. » que ne l’a-t-il dit clairement ?

    L’Église catholique, émanant du Christ qui EST la Vérité, a reçu de Lui en don la plénitude de la Vérité ; celle-ci lui a été confiée et elle est seule dans ce cas, ce qui n’empêche pas que dans les autres religions (et dans la conscience de ceux qui n’en professent aucune) il y ait des parcelles plus ou moins importantes de vérité.

    Un évêque de l’Église catholique se trouvait-il dans une urgente nécessité d’apposer sa signature au bas d’un texte proposé par l’agnostique ATTALI ? fallait-il vraiment qu’il préfère à l’absence de sa signature au bas de ce texte une adhésion apparente à l’opinion selon laquelle « toutes les religions se valent », possédant toutes autant de Vérité, leurs fidèles ayant autant de chances d’arriver à la Vie éternelle que dans l’Église catholique, laquelle n’aurait pas en dépôt la plénitude de la Vérité ?

  10. Michel Cliche

    Telle quelle, c’est toute une affirmation…

    Sans chercher noise envers les uns et les autres, les circonstances d’une affirmation, d’un lieu ou autre, il faut en tenir compte. C’est par la mesure de notre tasse que nous serons jugés!

    Parfois, il faut interroger la personne sans chercher inutilement à la détruire. Si elle se corrige dû à une fausse affirmation, il faut pardonner! Il ne faut pas avoir peur de s’interroger et d’interroger au lieu d’agir un peu trop souvent, hypocritement et sournoisement dans l’unique but de dominer la situation. Par contre, il faut du courage et de l’audace pour dénoncer une erreur. Il faut aussi faire une distinction entre la volonté d’un dialogue d’ouverture envers les autres et non une discussion. Il faut regarder l’histoire en tant que chrétien, nous avons tous commis des erreurs et il ne faut pas l’effacer.

    L’Esprit Saint va où il le veut… Par contre, la vérité est que le Christ, mort et ressuscité, est venu pour tous sans exception et nous ne pouvons pas le renier! La Présence du Christ dans la Sainte Communion est entière et réelle. Ce qui ne nous autorise pas à renier notre croyance au Christ pour changer de religion… La saine distinction d’un jugement est à faire… Je crois en l’action de l’Esprit Saint prioritaire dans notre Église Catholique! Malheureusement, il faut aussi le constater que notre orgueil nous joue aussi des tours…

  11. santiago64

    C’est exactement ce que j’ai envoyé hier à Aleteia:
    Mgr Di Falco répond habilement par des citations certes donnant l’enseignement de l’ Église sur la Vérité mais qui ne justifient pas du tout ce qu’il a signé, qui est FAUX : « Nulle doctrine, nulle RELIGION, nulle idéologie, nulle science, nulle culture ne peut revendiquer POUR ELLE SEULE LA PROPRIÉTÉ DE LA VÉRITÉ. »
    Vatican II dit qu’il y a quelques vérités hors de l’Église, cela n’est pas nouveau ni scandaleux, mais ajoute aussitôt: ” Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est « la voie, la VÉRITÉ et la vie » (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver LA PLÉNITUDE de la vie religieuse…” Et en effet il FAUT CROIRE qu’en l’Église catholique il y a la PLÉNITUDE DE LA VÉRITÉ détenue seulement partiellement dans les autres systèmes: telle est la doctrine inchangée.
    Ce que disent St Jean Paul II et Benoît XVI est équivalent :” il ne convient pas d’affirmer de manière EXCLUANTE : ‘je possède la vérité’… La vérité n’est possédée par PERSONNE…nous ne pouvons pas IMPOSER la vérité à l’autre”.
    On le voit le Pape affirme que nulle PERSONNE ne possède la vérité et non NULLE RELIGION. Et il a raison, personne ne détient ni ne peut détenir la PLÉNITUDE de la Vérité , hors Jésus qui EST L’ÉGLISE. Cela fait une grande différence! et il insiste sur l’impossibilité d’ IMPOSER LA VÉRITÉ (ce que le catholicisme a toujours dit: que la foi est libre, elle est un DON de Dieu, imposée, elle est sans valeur salvifique) .
    Les arguties de Mgr DI Falco sont donc sans pertinence et sa signature révèle son relativisme, fléau que Benoît XVI a tant combattu.

    • Alex

      oui, merci santiago64, c’est ce que j’avais oublié d’ajouter dans mon post déjà trop long:
      la vérité n’est pas un bien à mettre le grappin dessus par personne, ni à imposer, et l’église doit ANNONCER a vérité comme jésus le fit pour le Père.

  12. Un curé de campagne

    Qui est cette personne qui nous donne cette vérité :”Nostra aetate est un document plein d’erreurs qui ne vaut pas un clou en matière doctrinal Mgr”. Cette affirmation est rapide et demande à être fondée. Mais il s’agit sans doute d’un grand théologien très autorisé qui sait tout sur tout…

    Je lis avec bonheur cette citation du Pape Benoît XVI, dans l’exhortation apostolique post-synodale Ecclesia In Medio Oriente [l’Église au Moyen-Orient] du 14 septembre 2012 :

    « La vérité ne peut se développer que dans l’altérité qui ouvre à Dieu qui veut faire connaître sa propre altérité à travers et dans mes frères humains. Ainsi, il ne convient pas d’affirmer de manière excluante : ‘je possède la vérité’. La vérité n’est possédée par personne, mais elle est toujours un don qui nous appelle à un cheminement d’assimilation toujours plus profonde à la vérité. La vérité ne peut être connue et vécue que dans la liberté, c’est pourquoi, nous ne pouvons pas imposer la vérité à l’autre ; la vérité se dévoile seulement dans la rencontre d’amour. »

    Merci Mgr DI FALCO de l’avoir reprise.

    • Courivaud

      … de l’avoir MAL reprise.

      Nuance.

      Et de toute façon, on ne sort pas des ambigüités du Concile Vatican II sur ce sujet (et sur bien d’autres) ; cf. ma réponse à “jejaumeau”

    • Anne Lys

      “Un curé de campagne” rappelle les paroles de Benoît XVI

      “La vérité ne peut se développer que dans l’altérité qui ouvre à Dieu qui veut faire connaître sa propre altérité à travers et dans mes frères humains. Ainsi, il ne convient pas d’affirmer de manière excluante : ‘je possède la vérité’. La vérité n’est possédée par personne, mais elle est toujours un don qui nous appelle à un cheminement d’assimilation toujours plus profonde à la vérité. La vérité ne peut être connue et vécue que dans la liberté, c’est pourquoi, nous ne pouvons pas imposer la vérité à l’autre ; la vérité se dévoile seulement dans la rencontre d’amour.”

      Tout en étant totalement d’accord avec cette affirmation du pape Benoît XVI, je continue à penser que l’Église catholique seule a reçu du Christ le dépôt total de la Vérité. Ce ne sont pas les Chrétiens, ni moi, ni Mgr Falco, ni même le pape, qui “possèdent la Vérité” parce que, en effet, la Vérité, qui est le Christ, ne peut être possédée par personne. Mais seule l’Église catholique en a reçu le dépôt, et dans les autres religions, on ne peut trouver que des parties de vérité qui ne peuvent rien ajouter à la Vérité qui est le Christ.

      Et si c’était ce que Mgr Falco voulait dire, eh bien il aurait dû le dire, au lieu de signer tel quel, pour “faire bien”, “être dans le vent”, un texte qui laisse entendre que la Vérité est partagée entre toutes les religions et donc qu’elles se valent toutes, opinion d’où vient que certains évêques (celui d’Oran, par exemple) croient pouvoir penser qu’il ne faut pas que les Musulmans se convertissent au Catholicisme, voire qu’il est bon que les Chrétiens devenus minoritaires dans les pays musulmans se convertissent à l’islam… (Selon cet évêque : “Une Église presque sans fidèles, du fait de leur départ massif, une Église presque sans peuple, cela faisait sens.”

    • Alex

      cher curé de campagne,
      un commentaire, c’est pas une question de personnes pontifiantes ou orgueilleuses, c’est une identité et une position personnelle et partagée: faut pas niaiser comme ça des personnes différentes de vous, surtout quand ça a du sens.
      »Nostra aetate est un vrai yaourt relativiste, démagogue, égarant et hypocrite, c’est un fait, c’est tout.

      ce sont de simples lecteurs ordinaires qui n’approuvent simplement pas une diarhée pharisienne qui entretient l’illusion et mensonge entre autres d’un dieu-universel dispaché partout alors que 6 milliards sur 7 mds d’ humains ne reconnaissent point christ comme sauveur et comme dieu-unique, leur libre-arbitre les tient loin de dieu et de eux-m^mes: c’est bcp moins optimistes et démago mais ça distingue relation-présence de non-relation&absence…
      l’Esprit-saint va où il veut, mais c’est pas pour ça que la Révélation opère magique-système et que la vérité donc la relation , la foi démarre dans les coeur…. l’Esprit-Saint se heurte aussi à des murs humanoides, le Pauvre !

      les fils et filles de l’église-fidèle et vraie ne prétendent pas “posséder” la vérité mais lui appartenir et annoncer aux autres “viens, c’est magnifique !”

      la vérité c’est pas un don du tout envers certains et pas d’autres comme un GATEAU, benoit16 se contredit en 5 lignes, là…
      un don, c’est un instrument, ensuite une qualité-semence pour bon usage.
      La vérité-Elle est souveraine, libre et indépendante, car c’est le Christ et aussi c’est l’ordre naturel , et surnaturel-source évidement, qui Donne La Vie, nuance:
      la Vérité est donc Maman de la Vie, selon moi simple toto, c’est la Mater&Matrice du Royaume des Cieux.

      enfin, la vérité n’est pas un jouet de noel qui “se dévoile” dans la rencontre d’amour:
      tout l’évangile et les rencontres de jésus commencent par des rencontres de vérité qui SE VIVENT dans la Vérité, d’emblée et pas autrement…
      c’est pas non plus paranormal comme états !! c’est ordinaire et fort, très fort, et ce,
      avec des gens donc qui ne l’aiment pas plus que ça au départ , sans le connaitre, mais la puissance de la vérité les anime et invite au voyage, à la route. l’amour vient et grandit ensuite, évidement.
      Donc la vérité, c’est pas un spectacle ou ne idée qui se cacherait ni un état supérieur, mais la vérité se VIT déjà Dans la vérité, c’est simple et logique.
      et puis faut arreter de se prendre pour dieu, personne ne vit en état d’amour plein en continu!
      c’est ça qui est très beau, car la Vérité, Elle(Lui) ne faiblit pas et reste souverainement pleine et réapprend à aimer pleinement en se tournant vers dieu-amour, qui reste d’abord dieu-vérité: c’est la vérité qui rend l’amour-vrai magnifique et vif, ardent, parfois inconfortable et un peu tourmenté comme ce fut pour christ-passion.

      je déplore simplement cet exemple de SUIVISME qui rentre en extase devant des racontards parfois de pape ou évêque et autres éminents prélats, en haute position sociale mais sans l’assimiler ni le vérifier dans leur propre histoire sacrée: c’est de la vie-mentale spiritique et humanoide idéologique séduisante, mais bête, vie mentale-spi PAR Procuration donc, tel zombie spirituel, pour dire et faire comme les autres, mais au pif ça se sent que c’est du pipo leur intervention ou déclaration de confort.

      c’est marrant l’orgueil ecclésiastique quan y en a: les Mous du bide se braquent tout de suite à défendre des gens, alors que les commentaires se gardent bien de juger les personnes ou les accuser.
      ce qui est en cause, ce sont les idées, les mots, les pensées, les (FAUX-) témoignages, les mensonges, les duplicités, les declarations embrouillées, ambigues, hypocrites, tarabiscotées, tortueuses, esthétisantes, contradictoires et tout.

      enfin, pour provoquer un peu la pensée unique, mais personne en particulier, j’ose affirmer que selon dieu, il ya des personnes parfaites, et j’en ai rencontrées dieu-merci, et puis il y a des personnes imparfaites durablement: c’est pas automatiquement orgueilleux, c’est que je crois vraiment que des personnes qui ont écouté le christ commander “soyez saints-parfaits comme votre père est saint-parfait”, et qui le vivent vraiment meme avec des défauts (c’est subjectif et relatif, et surtout passager) qui n’en sont pas tant que ça, honnetement.
      et je crois aussi à la jalousie de ceux qui sont blessé(e)s mais dans leur orgueil, donc ça va, car ils sont moins développés dans certains domaines, n’ont pas développé leur conscience=âme, et surtout sont beaucoup moins droits et parvenu(e)s comme FAUX-humbles.

      C’est long, mais voilà pourquoi nos humanités et âmes ont tant besoin de la Vérité pour Chef et Mère.

  13. Gilberte

    la part de vérité contenue dans les autres religion” ne veut rien dire, quelle vérité en islam ou dans l’animisme, le taoïsme? bien malin qui peut répondre, cela suppose aussi qu’il y a des vérités à se partager; La vérité du catholicisme, c’est qu’il forme un être humain désireux de suivre le Christ , la société qui en découle est la meilleure qui puisse exister, cela doit suffire aux chrétiens

  14. ViensSeigneurJésus

    “Pierre, m’aimes-tu ?”
    “Pierre, m’aimes-tu plus que ceux-là ?”
    ”Qui est l’anti-Christ sinon celui qui nie que Jésus est le Christ ?”

    Qu’ai-je donc à apprendre, moi catholique qui ai Jésus pour modèle, ce Jésus Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi, qu’ai-je donc à apprendre de la synagogue, de la mosquée ou de la loge ?
    J’ai pour exemple de vertu et de piété Jacinthe de Fatima, Padre Pio, Catherine de Sienne, sainte Faustine, François et Claire d’Assise, Jeanne d’Arc et l’innombrable foule des saints et des saintes qui sont allés jusqu’au bout de l’amour. Voilà notre fondamentalisme, voilà tout notre extrémisme : l’amour, l’amour, l’amour de Jésus qui nous’a aimé et s’est livré pour nous, Jésus qui rendit ce témoignage avant que son corps ne fût lamentablement déchiqueté sous les coups du fouet : ”Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.”
    On croit parfois entendre à notre adresse cette plainte du bon Dieu ”Ephèse, Ephèse, j’ai contre toi que tu as perdu ton amour d’antan”
    Régnez, Seigneur Jésus régnez sur nos cœurs et nos patries !

    Ah donnez-nous Seigneur, ah donnez-nous la paix !
    Non pas celle du monde qui n’est qu’une injustice,
    Mais celle qui des entrailles suspendues au gibet,
    A submergé les terres assèchées par le vice !

  15. Emmanuel

    Voici à nouveau quelque chose qui justifie la démarche Défense Pratique de la Raison (DPR) récemment lancée. (voir le lancement de cette démarche dans le cadre du commentaire d’Emmanuel, déposé le 9 mai 2014 à 22h14, à propos de « même pas la pourpre aux joues » publié le 30 avril 2014).

    Rappelons que la démarche DPR propose de relever avec objectivité l’existence, dans certaines déclarations publiques, d’écarts manifestes par rapport à un juste exercice de la raison ou, ce qui en fait partie, par rapport au respect des faits. Au-delà de chacun des cas relevés, elle vise à appeler l’attention sur cette évidence que si l’on se montre désinvolte par rapport au respect qui est dû à la raison et aux faits, on entre nécessairement dans l’arbitraire et même, si l’on détient un pouvoir sur les autres, dans la tyrannie, et que les conséquences les plus graves et les plus injustes, au rebours du bien commun, en découleront nécessairement.

    DPR n° 9

    La réponse de Mgr Di Falco est intéressante à examiner avec précision, car elle permet de cerner de mieux en mieux l’erreur qu’il commet, et beaucoup d’autres avec lui parmi nos autorités ecclésiales.

    A propos de la phrase « Nulle doctrine, nulle religion, nulle idéologie, nulle science, nulle culture, ne peut revendiquer pour elle seule la propriété de la vérité », Mgr Di Falco présente la défense suivante face aux critiques qu’il a reçues : « cette phrase ne remet pas en cause la vérité en laquelle nous croyons mais reconnaît la part de vérité présente dans les autres religions » .

    Certes, mais cette réponse ne vaut pas, tout simplement parce qu’elle répond sur une critique qui n’est pas faite. Ceux qui ont critiqué cette tribune ne contestent nullement qu’il puisse y avoir une part de vérité dans d’autres religions. C’est un faux procès qu’on leur ferait. Là n’est pas la question, non plus que la question n’est pas de refuser le dialogue avec les autres religions, sachant qu’en effet, il peut y avoir des convergences sur des parts de vérité commune qu’il peut être fructueux de reconnaître et de mettre en valeur. Nous n’avons d’ailleurs, pour ce qui nous concerne, aucune difficulté par rapport aux trois textes que Mgr Di Falco produit comme en réponse aux critiques qui lui sont adressées, et qui tous trois soulignent l’utilité d’un tel dialogue..

    Les problèmes que nous voyons sont autres. Ils résident d’abord dans le flou, qui permet aux auteurs de porter des accusations d’intolérance de manière peu claire, empêchant ainsi la tenue d’un débat honnête et constructif sur le sujet. En particulier, ces références à la « propriété de la vérité » éludent les vraies questions.

    On ajoutera que le fait de placer en parallèle les notions de doctrine, de religion, d’idéologie, de science, de culture… est pour le moins porteur de flou. Pour s’en tenir au domaine de la religion, ce qu’a fait Mgr Di Falco dans sa réponse, la vraie question est la suivante : la religion catholique est-elle la seule religion qui puisse prétendre à la vérité en plénitude ? La réponse est oui. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille être arrogant, refuser le dialogue etc., mais on n’a pas le droit d’ignorer que la réponse est oui.

    Certes Mgr Di Falco va sans doute répondre qu’il ne dit pas le contraire, que lui aussi sait que la religion catholique est la seule à pouvoir atteindre à la plénitude de la vérité, mais alors que reproche-t-il exactement à ceux qu’il vise dans cette tribune appelant dans sa conclusion à la vigilance et à la résistance ? Et qui vise-t-il exactement ?

    Et pour élargir le sujet au-delà de la religion, Mgr Di Falco reconnait-il, ou non, la pertinence des lois de la raison, cette loi naturelle de l’intelligence que le Créateur déposa en chacun de nous, et à laquelle nous devons tous le respect ? Si non, c’est grave. Si oui, il est obligé de reconnaître qu’il puisse y avoir des débats dans lesquels, à la lumière de la raison, commune à tous, la vérité est clairement d’un côté et l’erreur de l’autre. Admet-il cela ou non ? Si oui, nous n’avons pas, nous-même, en effet, à lui faire un procès en relativisme, et tout va bien. Mais alors, où est le problème, que nous reproche-t-il lui-même ? Encore une fois, qui vise-t-il dans son appel à la vigilance et à la résistance ?

    Pour illustrer ici notre propos, Mgr Di Falco reconnaît-il, comme y invitent absolument aussi bien le respect de la raison que celui de la foi, l’une et l’autre, comme toujours, pleinement convergentes, que l’idéologie du genre, selon laquelle il n’y aurait pas de vraie différence, autrement qu’artificiellement promue par la société, entre l’homme et la femme, est une folie porteuse de mal pour l’homme et pour le monde, une folie dont le pape vient d’ailleurs de dire qu’elle était pour lui d’inspiration diabolique ? Si oui, tout va bien, mais alors, une nouvelle fois, qui et que Mgr vise-t-il dans son appel à la vigilance et à la résistance ? Si non, c’est-à-dire s’il pense qu’il y a une part de faux peut-être en effet, mais aussi une part de vrai dans cette idéologie, alors la situation est gravissime, car la complaisance qu’il manifesterait sur un tel sujet aurait immanquablement pour effet objectif de contribuer à ce que l’idéologie en cause se répande dans les esprits et se traduise dans les faits. Notons à ce sujet que cette idéologie est nécessairement présente dans l’inspiration de la loi sur le mariage qui conduit à pouvoir délibérément priver des enfants de père ou de mère, car pour oser affirmer sans ciller qu’on n’enlève rien à un enfant en le privant de père ou de mère, on a besoin de pouvoir s’appuyer sur l’idée qu’il n’y a pas de vraie différence, donc pas de vraie complémentarité, entre un père et une mère.

    Ce n’est d’ailleurs pas tout à fait par hasard que nous prenons cet exemple pour illustrer notre propos, car il peut être remarqué la présence, parmi les signataires du manifeste, du père Antoine Guggenheim, dont on a pu voir avec étonnement qu’il professait l’idée que, ma foi, il y avait de bonnes choses dans le gender, en tout cas que cela partait d’un bon sentiment, qu’il fallait savoir reconnaitre la part de vérité existant dans cette affaire, même si certaines erreurs pouvaient être commises si l’on pousse les choses à l’extrême.(Cf« Et si on réfléchissait au gender » dans Paris-Notre-Dame, parole d’Eglise, 28/11/2013).
    En conclusion, certes il est bon de reconnaitre qu’il puisse y avoir, dans les points de vue adoptés par d’autres et notamment par ceux qui ne professent pas la même foi que nous, des parts de vérité qu’ils partagent avec nous et qu’il est bon de mettre en valeur. Mais il est irresponsable de ne pas considérer que pour éclairer l’action, il ne suffit pas de s’appuyer sur une part de vérité, car s’il y a aussi une part d’erreur dans ce qui inspire notre action, il y a toutes chances pour que cela se traduise dans de mauvaises décisions. Il ne s’agit pas seulement de se congratuler entre gens de bonne compagnie sur le fait qu’on se montre mutuellement bienveillants. Car on n’a pas le droit d’ignorer que les idéologies, au sens de conceptions déraisonnables, se traduisent généralement par des évolutions sociétales injustes et violentes, comme l’histoire nous en montre de tragiques exemples. Lorsqu’on est dans ce cas, il y a un devoir, et particulièrement de la part des catholiques qui doivent s’attacher, doctrine sociale de l’Eglise oblige, à travailler à la promotion du bien commun. Combien dérisoire, et à la vérité odieuse, serait une doctrine sociale de l’Eglise qui se montrerait indifférente au respect des lois naturelles sur l’homme, dont la transgression est toujours porteuse de violence au détriment d’abord des plus faibles et notamment des enfants? Le débat sur la vérité n’est pas un débat gratuit. Le bien commun et la protection des plus faibles sont en jeu.

  16. PAGUE Jean

    Un sujet discuté. En tant que baptisé et confirmé, je crois que l’Eglise est dans la vérité du Christ et que cette vérité est unique. Selon la foi, certes, aussi selon la raison. Le premier chapitre du Catéchisme de l’Eglise catholique, édité en 1992, débute par cette double affirmation : « Je crois – Nous croyons. » Il s’agit d’une profession de foi. A l’intention de ceux qui voient des « vérités » partout, l’Eglise affirme : « L’Economie chrétienne étant l’Alliance Nouvelle et Définitive, ne passera donc jamais et aucune nouvelle révélation publique n’est dès lors à attendre avant la manifestation glorieuse de notre Seigneur Jésus-Christ. »
    C’est clair, non ? Tout cela qu’explique le Catéchisme est censé connu de tout chrétien et de quiconque, chrétien ou non, qui s’est donné la peine – et même la satisfaction d’apprendre par d’autres moyens.

    Mais il est évident et de même manière qu’un juif ou un musulman ou un bouddhiste ne partagent pas les convictions qui sont les nôtres. Je ne dis rien des athées qui ont aussi leur propre regard quant au contenu des Ecritures et ce qu’elles disent d’un strict point de vue historico-matérialiste. Je tiens ici pour acquis que tous ces gens sont de bonne foi, que leurs arguments ne sont pas dictés par le ressentiment ou le dénigrement. Car nous connaissons des pseudo-philosophes qui sous couvert d’une critique se voulant rationnelle soutiennent un discours qui n’est rien d’autre que de l’antichristianisme le plus grossier. Je pense en particulier à Michel Onfray, à son Traité d’athéologie au titre pompeux (Grasset, 2005). En fait, un ouvrage nihiliste qui va jusqu’à nier l’historicité de la personne de Jésus. D’une autre valeur intellectuelle est le livre de Régis Debray ex-guérillero, Dieu un itinéraire (Odile Jacob, 2001) qui donne un avis très personnel sur l’évolution de la pensée chrétienne de la Thora au NT. Moins intello mais très documenté de Jean Comby, Pour lire l’Histoire de l’Eglise (Cerf, 2003). Un panorama de l’histoire tumultueuse de notre Eglise depuis les origines avec un regard chrétien.
    On attend avec intérêt un bouquin de grande diffusion qui portera sur l’islam le même regard critique.

    Donc, le chrétien ne s’interdit pas de lire des livres (pour ne citer que ses trois là) qui remettent en cause l’objet même de sa foi avec toute l’appareil critique puisé aux meilleures sources. Je craindrai d’ailleurs pour l’équilibre mental de celui qui s’en abstiendrait.
    Tout autre est le comportement du religieux catholique qui veut trouver en d’autres croyances des raisons de conforter sa propre foi en l’Evangile au prétexte un peu trop simpliste que l’Esprit souffle où il veut. C’est vite dit. Les Pères des premiers siècles ont beaucoup critiqué ce genre d’affirmation aux relents d’hérésie.
    Oui, bien aise l’adepte bouddhiste qui croit en son karma, en la ribambelle de réincarnations tout au long du cycle du Samsara de la souffrance et de l’ignorance ; oui, bien aise aussi le pieux musulman qui espère déflorer quantité de vierges impubères au paradis d’Allah.
    Autant de croyances qu’un chrétien ne saurait accepter pour des vérités de même nature et de même portée que celles des Evangiles. L’œcuménisme ne saurait être tous azimuts sous peine de dégénérer en ce vaste fourre-tout syncrétiste qui semble être le signe de notre époque. Celle de la confusion.

  17. Henri

    Santiago a parfaitement raison. Sa démonstration sur le fait qu’il n’y a qu’argutie dans la réponse de Mgr Di Falco est absolument imparable. De même, Emmanuel a parfaitement raison de remarquer qu’en définitive, Mgr Di Falco ne dit rien de clair: quel est son propos véritable en apposant sa signature à cette tribune: que vise-t-il, qui vise-t-il exactement? Il déroge à l’exigence de clarté dans les propos tenus à laquelle chacun doit se sentir tenu, sinon on entre dans le n’importe quoi, et en l’occurrence dans la calomnie implicite.

    On est dans le sophisme et la déraison. Cela ouvre la porte à tout. On voit d’ailleurs où cela nous mène, quand on constate, par exemple, le silence presque complet de l’Eglise face aux infâmies et aux violences qui se déploient présentement sur le front de l’euthanasie. La situation est gravissime. Les quelques-uns qui, parmi nos évêques, peu nombreux mais qui existent, qui ont conservé la droiture et la raison ont le devoir de réagir vis-à-vis de leurs collègues. Sinon, ils se montrent complices, et d’une certaine manière, il pourrait être considéré que ce sont eux qui portent la responsabilité la plus grande, car ils ne bougeraient pas alors qu’ils sont nécessairement conscients de la gravité de ce qui se passe. Leurs collègues sont peut-être inconscients, ils doivent tout faire pour tenter de leur ouvrir les yeux.

  18. Henri

    (Henri, suite)

    Toute cette bande d’ intellectuels à l’esprit en réalité épais qui ont cru bon de se réunir dans cette noble tribune sont des faiseurs. Franchement, un évêque a mieux à faire que de se joindre à la bande. Plutôt que de faire l’intéressant au travers de ce type de démarche, Mgr Di Falco ferait mieux de se concentrer entièrement sur la mission qui est la sienne comme successeur des apôtres: “Allez donc! de toutes les nations, faites des disciples, baptisez les au nom du père et du Fils et du saint Esprit; et apprenez leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés” Ce sont comme on sait les toutes dernières consignes du Christ à ses apôtres au moment de s’élever dans le ciel.

    Il est temps de sonner la fin de la récréation. C’est un devoir absolu, au vu de la situation gravissime dans laquelle se trouve notre pays, privé qu’il est, presque complètement de la lumière qu’il serait en droit d’attendre de l’Eglise.

  19. Anne Lys

    Pour parler d’un sujet connexe (l’attitude de certains de nos évêques, qui gardent un silence assourdissant après qu’en mars le Conseil d’Etat ait déclaré que nourrir et hydrater un malade incapable de se nourrir seul constituait un “traitement” qu’on pouvait interrompre et non “un soin normal” comme l’Eglise l’a toujours enseigné.Silence qu’ils continuent à observer après que, en conséquence, le même Conseil d’Etat a condamné à mort Vincent Lambert (qui bénéficie pour l’instant d’un “sursis”) et des centaines d’autres grands invalides, tandis que le jury ne pouvait faire autrement qu’acquitter le Dr Bonnemaison dont le même Conseil d’Etat venait de légaliser les actes, en déclarant que, en s’abstenant de toutes les précautions prévues par la loi Léonetti, le Dr Kariger avait néanmoins agi légalement) :

    Un certain nombre d’évêques restent partisans d’une église “enfouie”, ne se manifestant pas en dehors des lieux de culte et de la vie privée ; une partie d’entre eux, comme jadis, en Algérie, feu le cardinal Duval et aujourd’hui, sur les traces de celui-ci, Mgr Vesco, évêque d’Oran, se réjouissent de n’être plus que les évêques d’une “Église presque sans fidèles, d’une Église presque sans peuple” ou, s’ils ne vont pas jusque-là, de voir qu’il n’ont plus qu’un “petit reste” de fidèles. Ils croient que, libérés du poids mort des “chrétiens sociologiques”, ne pratiquant, pensent-ils, que parce que c’était l’usage dans leur milieu, ceux qui sont restés pourront recréer une Église nouvelle à l’image de l’Église primitive.

    J’ai donc du mal à comprendre pourquoi, dans l’espoir de satisfaire ceux des pratiquants encore présents qui se sentent incapables de respecter les enseignements du Christ, notamment en ce qui concerne l’indissolubilité du mariage, ces mêmes évêques sont tout prêts à jeter aux orties le commandement pourtant clair : “Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni”. Si ceux-là s’en vont, le vœu de ces évêques de voir l’Église devenir “presque sans fidèles” et de créer avec le “petit reste” une Église nouvelle, plus fidèle aux commandements du Christ, ne serait-il pas plus près d’être exaucé ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *